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Editorial : IBK, un train qui arrive à l’heure
Publié le mercredi 25 septembre 2013  |  Autre presse


© aBamako.com par A.S
Festivités marquant l`Investiture du Président IBK
Bamako, le 19 septembre 2013 au Stade du 26 mars. Le Président Ibrahim Boubacar Keita a fêté en compagnie de ses pairs venus d`Afrique et d`Europe, son investiture à la magistrature suprême du Mali.


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Lors de sa dernière sortie de remerciement à son gouvernement, le président par intérim de la Transition a réussi à s’essuyer les pieds sur le dos de la presse malienne, en affirmant que ‘’certaine presse ne trouve rien de mieux que de s’acharner sur les trains qui arrivent à l’heure’’. Comme nous, cette phrase est restée dans la gorge de nombreux hommes de médias. Mais comme nous, des confrères ont compris qu’il ne servirait à rien de tirer sur un corbillard, s’acharner sur un train qui quittait la gare à l’heure. Heureusement qu’un autre train est arrivé vite à l’heure. Celui de l’homme providentiel, IBK. Un président démocratiquement élu et doublement investi.Si sa première investiture pouvait être mise dans le canevas de respect des dispositions constitutionnelles, la deuxième, celle du 19 septembre dernier constitue une reconnaissance internationale. Rarement une telle cohorte de dirigeants africains et mondiaux ne s’était retrouvée dans notre capitale, en même temps, au même lieu et autour d’une même cérémonie, de surcroît d’investiture. Le monde a grandi le nouveau président malien, le Mali et le peuple malien.

Au-delà de cette cérémonie, dans tout Bamako une seule perception se dégage : ‘’le Mali a retrouvé un véritable président’’.

En l’espace de cinq jours, tous les messages véhiculés par IBK ont été suivis, perçus et compris par la frange la plus importante des Maliens. Sa fermeté, son sens d’autorité et son aspect d’homme capable sont ressortis.


D’abord, lors de sa rencontre avec les groupes armés quand il déclara sans ombrage que tout est négociable sauf la question d’indépendance et d’autonomie.


Ensuite, pendant son discours d’investiture et la conférence de presse de presse qui s’en suivra. Lorsqu’il affirme prêt à s’atteler afin que plus jamais l’humiliation subie ne se reproduise.
Enfin et surtout lors de son adresse à la nation du 22 septembre. Dans son allocution qui reflète celle d’un vrai président, jadis qui manquait aux maliens, il a su toucher du doigt ce qui est connu de tous mais jamais combattu efficacement, à savoir les pratiques orthodoxes dans le service public. A ce sujet, IBK dira que les fonctionnaires absentéistes ou chroniquement retardataires devront impérativement modifier leur comportement.


Que c’est fini ; les effectifs pléthoriques et désœuvrés en train de siroter le thé dans un bureau transformé en marché.


Que c’est encore fini, les transports intrants dans des vergers personnels avec les véhicules de l’Etat.
Que c’est autant fini la magouille foncière et la spoliation des pauvres ou des vrais titulaires de leur terre.


Qu’enfin l’argent de l’Etat restera dans les caisses de l’Etat, ou sera investi à bon escient au service de l’intérêt général.

Pour gagner la guerre contre la corruption, IBK jure, s’il le faut de sortir la main de fer du gant de velours pour le salut, le respect et l’intérêt du peuple malien.
Sans autres formes de commentaires, les ‘’je’’ incessants du président de la République décrivent à suffisance sa détermination à aller au charbon pour honorer la confiance des Maliens.

D’ailleurs il a dit de façon intelligible : « je n’ai pas d’autre choix, dans la mission qui m’est confiée, que de sacrifier ma personne à la cause du Mali, sans aucune place à la rancœur ou à la revanche ».
Un train qui arrive à l’heure, pour écraser tous ces véreux dirigeants qui sucent le sang des Maliens et se baignent dans leur sueur.
Moustapha Diawara

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