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Mali: nouveaux affrontements à Kidal entre soldats et rebelles touareg
Publié le lundi 30 septembre 2013  |  AFP


© AFP par DR
Crise au nord du mali : soldats français et maliens en alerte maximale dans la ville de Gao
Lundi 22 février 2013. Gao. Les militaires français et maliens sont en alerte maximale, un jour après les attaques des islamistes à Gao.


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BAMAKO - Des affrontements ont opposé soldats maliens et hommes du MNLA pour la deuxième journée consécutive lundi à Kidal, dans le nord-est du Mali, fragilisant un peu plus la situation dans ce bastion de la rébellion touareg.

Selon un responsable de l’armée joint sur place, les militaires ont riposté à l’attaque d’une de leurs positions "par des troupes du MNLA", le Mouvement national de libération de l’Azawad.

Des habitants ont rapporté de leur coté avoir entendu des échanges nourris de coups de feu à partir de 07H00 (locales et GMT). Les tirs ont baissé d’intensité peu après 09H00.

"Notre position" devant une banque dans le centre-ville "a été attaquée tôt ce (lundi) matin par les troupes du MNLA. Nous ripostons, nous contrôlons la situation", a dit le militaire, membre du commandement des forces maliennes à Kidal, sans plus de détails.

Les tirs ont poussé les riverains à se calfeutrer, selon des habitants joints au téléphone depuis Bamako.

"On ne voit rien. Tout le monde est rentré à la maison dans le secteur. On ne sait pas ce qui se passe. Nous avons peur", a indiqué un des habitants.

Ces échanges de tirs se produisent pour la deuxième journée de suite à Kidal, chef-lieu de région à plus de 1.500 km au nord-est de Bamako et fief du MNLA.

Dimanche, des responsables du gouvernorat de la ville avaient affirmé à l’AFP que des échanges de tirs avaient impliqué des soldats maliens et des hommes armés non identifiés, mais le MNLA a soutenu qu’il s’agissait d’une de ses unités, en faisant état de trois blessés dans ses rangs et dénonçant une "provocation" de l’armée.

Ces violences se sont déroulées non loin d’une banque où, le 27 septembre, des militaires maliens avaient été visés par une attaque à la grenade lancée par des hommes non identifiés et qui ont pris la fuite. Deux soldats y avaient été légèrement blessés.

Samedi, la ville a reçu un renfort de soldats maliens venus d’Aguelhoc, localité plus au nord, d’après un responsable local.

Le MNLA avait déclenché en janvier 2012 une offensive contre l’armée malienne dans le Nord ayant ouvert la voie à la crise la plus grave de l’histoire du pays: 18 mois de soubresauts politico-militaires, marqués par la prise de contrôle du Nord malien par des groupes armés jihadistes.

Ces groupes islamistes ont occupé pendant plusieurs mois en 2012 Kidal et plusieurs villes du Nord d’où ils ont été chassés à partir de janvier 2013 par une intervention militaire franco-africaine, toujours en cours.

Le MNLA a pris le contrôle de Kidal en février, profitant du reflux des islamistes. Il y a refusé la présence de l’armée et de l’administration maliennes jusqu’à la signature, en juin, d’un accord avec le gouvernement de Bamako, à la veille de l’élection présidentielle.

Cet accord paraphé à Ouagadougou avait permis le cantonnement des hommes du MNLA et l’arrivée, début juillet, de soldats maliens, puis de l’administration à Kidal.

Mais le 26 septembre, les trois groupes armés signataires de l’accord de Ouagadougou ont annoncé qu’ils suspendaient leur participation aux discussions prévues avec le gouvernement, l’accusant de ne pas respecter ses engagements. Bamako a assuré être toujours disposé au dialogue.

Le MNLA a réitéré ses accusations dimanche.

"Les autorités maliennes ne respectent aucun de leurs engagements (...), elles ne cessent d’aller de provocation en provocation dans le but évident de mettre le feu aux poudres et d’entraîner ainsi d’inévitables affrontements entre l’armée malienne et le MNLA", a accusé Mossa Ag Attaher, porte-parole de la rébellion.

sd-cs/jlb



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