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Mali: apaisement après des violences, Paris et Bamako vigilants face au terrorisme
Publié le mardi 1 octobre 2013  |  AFP


© AFP par ERIC FEFERBERG
Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita en visite à paris
Mardi 1 octobre 2013. Le président IBK, a été reçu à l`Elysée par son homologue français, François Hollande.


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BAMAKO - Les présidents malien et français ont prôné mardi à Paris la vigilance face à la menace terroriste, alors qu’au Mali, l’accalmie était revenue après des accrochages entre soldats et rebelles touareg dans le Nord, et la grogne de militaires réclamant des promotions.

En raison des troubles, le chef de l’Etat malien Ibrahim Boubacar Keïta a quitté Paris après son entretien avec son homologue François Hollande, écourtant de deux jours sa visite en France commencée dimanche. Il devait arriver à Bamako dans la soirée de mardi, a indiqué la chaîne de télévision publique malienne ORTM.

"La menace terroriste a subi un coup d’arrêt avec l’intervention franco-africaine, mais elle peut chercher à se reconstituer" et "nous devons rester vigilants", ont affirmé les deux présidents dans un communiqué diffusé à Paris par la présidence française.

En janvier, François Hollande a pris la décision d’engager militairement la
France au Mali (opération Serval) contre des groupes jihadistes qui
contrôlaient déjà le Nord malien et avaient entrepris de progresser vers le
Sud, quelques jours après un coup d’Etat militaire (22 mars 2012) alors que
les Maliens étaient confrontés à la plus grave crise de leur histoire.

D’autres pays africains ont aussi dépêché au Mali des troupes, qui ont
intégré en juillet la mission de l’ONU (Minusma). L’épilogue de la crise a été
l’élection, le 11 août, de M. Keïta, investi président le 4 septembre.
Mais à peine sorti de la crise, le Mali a enregistré de nouveaux troubles
avec, depuis le 27 septembre, une brusque détérioration de la situation
sécuritaire marquée notamment par un attentat suicide commis le 28 septembre à
Tombouctou (nord-ouest).

Des kamikazes y ont lancé leur véhicule piégé contre un camp de l’armée.
Bilan officiel : deux civils tués en plus de quatre kamikazes, six soldats
maliens blessés. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué lundi cet
attentat, affirmant que 16 soldats maliens avaient été tués dans l’opération
menée par deux kamikazes.
Et dans un communiqué publié mardi par l’agence de presse mauritanienne
privée Alakhbar, Aqmi a qualifié M. Keïta de "nouveau fonctionnaire au service
des intérêts de ses maîtres" français au Mali.

"Il faut que chacun sache raison garder"

A Kidal (extrême nord-est), des accrochages ont opposé dimanche et lundi
l’armée à la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad
(MNLA), lors d’échanges nourris de coups de feu.

Le calme était revenu mardi sur le terrain, a indiqué une source au sein de
la Minusma qui est intervenue pour obtenir le cessez-le-feu. Cependant, selon
elle, "tout n’est pas réglé" et "il faut rester vigilant, les esprits étant
toujours échauffés".

Les tirs avaient aussi résonné lundi au camp militaire de Kati, ville
garnison à 15 km de Bamako, où habitent et travaillent certains responsables
du coup d’Etat du 22 mars 2012, y compris leur chef, le général Amadou Sanogo.
Quelques dizaines de jeunes soldats proches de certains putschistes avaient
bruyamment revendiqué, en tirant en l’air, des promotions comme celles
accordées à Sanogo, capitaine directement promu général en août.
Ils ont blessé un proche de Sanogo, un officier supérieur qu’ils ont
séquestré plusieurs heures, avant de le relâcher tard lundi. D’après le
quotidien pro-gouvernemental malien L’Essor, ils étaient une trentaine,
incluant des hommes du rang et des sous-officiers.
Le calme était également revenu mardi, selon des habitants et des sources
militaires.

Interrogé par l’ORTM sur les incidents à Kati, le président Keïta a
répondu: "Je pense que certains n’ont pas compris que la récréation était
terminée. (...) Nous n’avons plus le temps aujourd’hui de nous amuser à ce
genre de plaisanteries".
"Il faut que les gens comprennent que l’heure est à autre chose. (...) Il
faut que chacun sache raison garder", a-t-il ajouté, s’exprimant avant de
quitter Paris.

Selon un officier supérieur interrogé mardi matin par l’AFP, les soldats contestataires ont exprimé lundi "des revendications farfelues".
En réalité, a-t-il ajouté, "c’est un règlement de comptes entre les putschistes à travers les partisans des uns et des autres, fondé sur des promesses non tenues. Ca montre vraiment que tous les bons piliers de l’armée sont à reconstruire, mais c’est aussi à l’image du pays. Nous avons encore du travail".

bur-cs/sym



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