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Le Républicain N° 4709 du 1/10/2013

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Commerce transfrontalier / Les tracasseries routières tuent les échanges
Publié le mercredi 2 octobre 2013  |  Le Républicain




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‘’Commerce transfrontalier’’, tel était le thème de l’émission « question d’actualités » sur l’Ortm le dimanche 29 septembre 2013. L’émission était présentée par Moïse Traoré. Il recevait sur le plateau, le douanier Mamadou Traoré et deux consultants de l’Usaid, Salihou Guiro et Harouna Niang. Au cours de cette émission, les deux consultants ont évoqué des tracasseries routières dans le commerce transfrontalier. Le douanier Traoré a indiqué que des mesures ont été prises pour l’allègement des échanges.
Il est inscrit dans les textes de l’Uemoa, la libre circulation des personnes et des biens. Pour que cela soit une réalité au sein de l’espace Cedeao, l’Ortm ouvre le débat. Et cela, afin d’attirer l’attention des acteurs pour diminuer les entraves dans le commerce transfrontalier. D’entrée de jeu, le consultant à l’Usaid, Salihou Guiro a mis l’accent sur les énormes difficultés dans le commerce transfrontalier dont la tracasserie routière. Selon lui, le contrôle doit être fait trois fois au maximum (départ-frontière-arrivée). « Tous les autres contrôles ne servent à rien », a-t-il dit. Pour remédier à cette situation, Mr Guiro a fait savoir que la volonté politique doit s’exprimer. A son avis, le commerçant doit effectuer ses échanges sans entraves. Harouna Niang a signalé qu’il y’a souvent des interdictions d’exportations alors que l’Uemoa exige a ce qu’il n’y’ait pas de barrière au sein de l’espace. « Le commerce est entrain de mourir. Au cours d’une enquête que nous avons eu à mener au près des commerçants, l’interdiction d’exportation défavorise la production. D’ailleurs la production du riz au Mali ne couvre pas les besoins, ce sont les importations qui permettent de palier à ces insuffisances », a-t-il dit. A l’en croire, un exportateur malien basé à Koutiala qui devrait exporter les céréales vers Sénégal et qu’il a dû payer près de 500 000 FCFA sur la route pour pouvoir exporter un camion rempli de céréales. Pour lui, il est important de superviser les mesures si elles sont pratiquées à la lettre. Après avoir souligné que la douane intervient forcement dans les échanges internationales, le douanier Mamadou Traoré a fait savoir qu’il y’a des statistiques à prendre en compte même s’il y’a la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace Uemoa. Il a indiqué que la direction nationale du commerce et de la concurrence (Dncc) délivre les intentions d’exportations. Avant d’ajouter qu’il y’a des taxes internes à payer pour les importations. A l’en croire, la douane a pris des mesures pour l’allègement dans le commerce transfrontalier.

Aguibou Sogodogo

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