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Kidal : Quand Intallah fait vaciller la République
Publié le mercredi 2 octobre 2013  |  Le Tjikan




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Décidément, l’Afrique a encore du chemin à parcourir pour la construction d’une Nation républicaine forte. Au Mali, il y a des gens qui sont au dessus même de la loi. C’est le cas du patriarche Intallah à Kidal. Le vieil homme, cloitré dans un fauteuil roulant, fait vaciller toute la République. Il tire sa force d’un hypothétique soutien apporté à un explorateur européen au 19ème siècle. Celui-ci était menacé de mort par des noirs musulmans de Tombouctou. Depuis lors, s’est formé une sorte de mythe autour des hommes aux yeux bleus, dont les tamasheqs. Dès lors, une chaîne de solidarité s’est constituée autour de cette communauté. Fort de ce soutien international, Intallah et sa famille dictent leur droit à la République.

La superpuissance remonte d’abord à l’accord de Tamanrasset, signé en 1990 entre le gouvernement du Mali et les mouvements armés, sous la médiation algérienne. Celui-ci est l’ancêtre des accords entre le Mali et les groupes armés du nord. Il a été suivis par le Pacte national, signé en avril 1992, entre le gouvernement de la Transition, dirigé par un certain lieutenant colonel Amadou Toumani Touré. L’accord d’Alger a achevé la capitulation en 2006, après la prise des deux camps militaires de Kidal, le 23 mai 2006 par les hommes d’Iyad Ag Ghali. Au terme des différends accords, l’Armée devrait alléger son dispositif de défense et de sécurité d’abord dans les deux régions du Nord (Gao et Tombouctou) avant la création de la huitième région à Kidal.

Hyper protégé, ainsi par de puissants lobbys financiers, sous le couvert de la Communauté internationale, ce monstre au multiple visage, Intallah et sa bande de fils font et défont la République surtout avec la bénédiction de la France. Des comportements que la France ne permet jamais chez elle. Faut-il rappeler que pendant la colonisation, pour asseoir son autorité sur ses sujets, l’administration coloniale française a dû recourir à des déportations forcées des leaders d’opinions qui avaient une forte influence sur les administrés. C’est le cas de Cheick Amadou Bamba au Sénégal, Hamallah à Nioro, Samory Touré à Ouassoulou, etc. Pourquoi va-t-on permettre à Intallah, un homme au portion de la mort de se jouer des 14 millions de Maliens et de Maliennes ?
Mohamed A. Diakité

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