Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Mouvement politique drapé de social et d’humanitaire : Pour qui roule An biko ?
Publié le dimanche 24 septembre 2023  |  Le Katois
Comment



De Batouly Niane, le commun des Maliens pensera tout d’abord à une femme qui a une main sur le cœur et l’autre sur le portemonnaie, tellement on ne finit de parler de ses largesses dans tous les coins du Mali. La nature ayant horreur du vide, le Mouvement An biko, qui s’identifie à elle, est en train d’occuper le terrain. Pas seulement social et humanitaire, mais aussi celui politique. Une ascension fulgurante et des moyens financiers immenses qui font jaser, au point que tout le monde se pose actuellement les questions de savoir : d’où proviennent les moyens financiers ? Qui est ou sont sont derrière ce Mouvement ? Pour qui roule-t-il ?

Les ambitions du Mouvement An Biko, telles qu’exprimées sur son site web sont louables : « Globalement le Mouvement Politique et Citoyen An biko a pour objet de contribuer à l’avènement d’un Mali nouveau avec des Maliens nouveaux garantissant le bien-être des populations et véritablement engagés sur les chantiers de la culture de la paix, de l’entraide, de la réconciliation, de la stabilité, de la bonne gouvernance, du développement économique, social et culturel et de la justice pour tous ».

En d’autres termes, ce mouvement veut atteindre les objectifs spécifiques que sont : lutter contre la pauvreté et l’exclusion en contribuant à l’instauration de la prospérité au Mali au bénéfice de tous
les enfants du pays sans considération de leur appartenance religieuse et ethnique par la mobilisation
des citoyens au service du développement ; participer à la défense des libertés fondamentales et des droits de l’être humain conformément aux exigences de nos valeurs.

En plus, coordonner les activités citoyennes de ces membres physiques et moraux en vue d’une plus
grande cohésion ; garantir la liberté de penser en cohérence avec activités et actions réalisées ; contribuer à la promotion de la démocratie et de la citoyenneté en informant et en sensibilisant les populations pour le choix des responsables capables de relever les défis que connait le Mali.

Par ailleurs, participer à l’instauration d’un pouvoir fort et légitime, à travers un taux de participation élevé
des citoyens aux processus électoraux en faisant en sorte que les scrutins se déroulent chaque fois
qu’ils sont organisés dans un climat de paix, de transparence et de crédibilité certaine.

En outre, participer activement aux échéances électorales afin que nos élus assurent la pérennisation
de nos principes et valeurs aux militants des contrées, même les plus reculées et d’aider à l’amélioration
des conditions et du cadre de vie par l’initiation d’acte d’assainissement collectif et l’adduction d’eau potable sur toute l’étendue du territoire malien.

Une vraie profession de foi qui est sous-tendue par une vision déclinée à l’Article 9 de ses Statuts : « bâtir un Mali prospère sur trois piliers : la solidarité, le partage équitable de nos ressources et le respect de nos valeurs ». Véritablement structuré, avec un Bureau National de 33 membres, le Mouvement An biko n’a rien à envier aux partis politiques.

Au contraire, ce mouvement est source d’ennuis pour plusieurs partis politiques en train de perdre, à son profit, leurs militants entrainés par le mouvement d’une ruée vers An biko.

C’est parce que le Mouvement An biko travaille. En tout cas, c’est ce que pense une bonne partie de
la population. En plus, il est omniprésent parce qu’il déploie ses tentacules un peu partout dans le territoire national. « Qu’on le veuille ou non, on ne peut nier l’existence d’un soleil qui est en
train de darder ses rayons sur nous », nous répliquait un homme politique, qui ajoute : « Mais la question
est de savoir où ce mouvement puise-t-il ses ressources financières et qui le soutient pour lui donner
autant de présence sur le terrain. Il se pose donc moult questions sur les tenants et les aboutissants
de ce mouvement. Comme beaucoup d’ailleurs !

Justement, c’est là où gît le débat amené par des vraies questions du genre : pourquoi maintenant, précisément au cours de la Transition que ce mouvement surgit ? Pourquoi il fait preuve d’une incroyable
capacité en termes de moyens, pendant que dans le pays l’argent se fait de plus en plus rare à cause de
la conjonction de plusieurs facteurs internes et ex-ternes liés au contexte politique et sécuritaire ? Est-ce
finalement une association ou un parti politique au vu des textes qui régissent les formes d’organisation,
l’association devant être apolitique ? Quelles sont les sources de financement pour étaler toute cette puissance financière ? Qui sont derrière ce mouvement ?

Pour qui roule-t-il ? A n’en pas douter, le contexte dans lequel apparaît ce mouvement fait que, pour nombre de personnalités que nous avons approchées au sujet de ce mouvement, on ne peut
s’empêcher de penser à une accointance avec la situation politique caractérisée par la Transition et
l’émergence, voire la percée de ce mouvement. Un de nos interlocuteurs de rétorquer : « D’autres mouvements et associations ont tenté de suivre le même rythme qu’An biko, mais c’était pour disparaître des radars au bout de peu de temps », dit-il, avant d’ajouter : « Ce que fait An biko, cela rappelle uniquement les fondations présidées par les épouses des différents chefs d’Etat du Mali.

Elles en faisaient même moins. C’est pourquoi An biko ne peut passer inaperçu et devient source
de réflexion et d’interrogations ».

De toute façon, les spéculations vont bon train et les gens sont avides d’en savoir un peu plus. Mais
en attendant, des ragots circulent, notamment sur le Mouvement comme sur sa présidente créditée de
situation privilégiée vis-à-vis des autorités militaires, précisément d’un des forts du régime actuel. Beaucoup de choses qui, après nos vérifications, s’avèrent fausses ! De simples ragots !

Il est donc clair, comme on le dit en communication, que lorsque les gens ont des problèmes pour voir
et comprendre, ils imaginent ce qu’ils veulent.

C’est dans la nature des choses. Comme pour dire que les gens croient, dur comme fer, qu’il y a un ou
des hommes forts derrière Mme Batouly Niane qu’ils ont connue hier et avant-hier et qui, subitement actuellement, se hisse à ce niveau. « Quand le bébé ose s’exercer à la danse,

c’est parce qu’il compte sur quelqu’un qui le tient solidement aux reins », nous lance un de nos interlocuteurs, comme réponse.

Mais est-ce un crime que d’avoir des soutiens ou de soutenir quelqu’un ? Apparemment non ! Si les gens
accordent de l’importance à cette question, c’est parce que, l’imagination, parfois vagabonde, peut aller là où ne veut pas. Vrai ou faux que le Mouvement An biko roule pour quelqu’un et à des fins politiciennes ou électoralistes ?

C’est cette question qui se cache derrière les suppositions et supputations. L’histoire étant le meilleur juge, nous prenons rendez-vous avec elle. Mais en attendant, le staff de communication du Mouvement
An biko doit prendre en compte ces ragots et préjugés pour trouver le moyen de les détruire pendant qu’il est encore temps car, ne l’oublions pas, « les idées deviennent des forces matérielles quand elles pénètrent les masses » et à ce titre peuvent influencer leur comportement.

katois

Samba DIARRA
Commentaires

Sondage
Nous suivre
Nos réseaux sociaux

Comment