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Conférence de presse du Directeur général de l’EDM-SA: programme de délestage durant le mois de ramadan
Publié le lundi 11 mars 2024  |  L’Inter de Bamako
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Si l’Afrique a un formidable potentiel, sa pauvreté extrême est un frein à l’action. Les urgences sont telles qu’il nous faut absolument porter l’effort sur les priorités et éviter de nous disperser. La misère complique le quotidien de millions de Maliens. L’électricité est le moteur du développement, en même temps qu’une ressource nécessaire au bien-être des citoyens.

La conférence de presse du Directeur général, Abdoulaye Djibril Diallo avait pour but de communiquer le programme de délestage durant le mois de ramadan. Aucune solution à court terme: ce sont les fonds qui manquent énormément.

Mali jamais un sans deux en politique
Au Mali, les évènements se succèdent et se répètent faute de vision
politique. Une expression populaire bien ancrée chez nous affirme «Ko
Mali ko do» (C’est pour le Mali). Malheureusement cette assertion est
battue en brèche dans les faits. Quand Bah N’Daou, président de la
Transition et Moctar Ouane, Premier ministre ont remanié le
gouvernement en limogeant certains chefs militaires, les deux (02)
personnalités ont été destituées.
Lorsque le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a évincé les jeunes
du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-
RFP) de la primature, c’est un séisme. On a transformé les
gouvernements en des sociétés particulières. Lorsque la pratique de
cette assertion (ko Mali ko do, au nom du Mali) sur le terrain pose
problème, on pointe un doigt accusateur sur le chef. Or on sait très bien:
«ko Mali ko yé yèrè ko yé (Mali c’est moi d’abord)». C’est la gestion
de la Transition qui divise les hommes: militaires et civils pour le contrôle
du pouvoir.

Vie des partis politiques: le Premier ministre rencontre les chefs
des partis politiques
Le jeudi 7 mars 2024, le Premier ministre Choguel Kokala Maiga a
rencontré les chefs des partis politiques au Centre international de
Conférence de Bamako (CICB). Plusieurs chefs de mini partis politiques
ont fait le déplacement par contre les «vieux partis politiques» ont
brillé par leur absence.
Le Premier ministre a parlé durant trois heures d’horloge. Il a monopolisé
la parole sur la libération de Kidal, les récentes attaques des groupes
armées et la montée en puissance de nos FAMa à travers le pays. La
séance a été levée suite à ce monologue du Premier ministre. Le but
recherché de cette rencontre avec les partis politiques (217), au moment
où il est question de dissolution de partis, d’associations ou

d’Organisations non-gouvernementales (ONG) est un appel à la
mobilisation pour le «Mali ko do».
Comme dirait l’ancien député CNID-FYT (Congrès national d'initiative
démocratique-Faso yiriwa ton) en commune II: «Mali ko yé yèrè ko yé».
Sans unité nationale, il n’est ni prospérité, ni justice, ni paix possibles. Le
rétablissement de l’unité nationale et de la sécurité sur la totalité du
territoire est l’indispensable préambule. Pour y parvenir, il faut que
l’armée et la police retrouvent l’élan patriotique des premières décennies
de l’indépendance du Mali.

Conférence de presse du Directeur général de l’EDM-SA:
programme de délestage durant le mois de ramadan
Si l’Afrique a un formidable potentiel, sa pauvreté extrême est un frein à
l’action. Les urgences sont telles qu’il nous faut absolument porter l’effort
sur les priorités et éviter de nous disperser. La misère complique le
quotidien de millions de Maliens. L’électricité est le moteur du
développement, en même temps qu’une ressource nécessaire au bien-
être des citoyens.
La conférence de presse du Directeur général, Abdoulaye Djibril Diallo
avait pour but de communiquer le programme de délestage durant le
mois de ramadan. Aucune solution à court terme: ce sont les fonds qui
manquent énormément.

La Primature doit revenir à des cadres civils
C’est un soulèvement général qui a fait partir le régime de Ibrahim
Boubacar Keïta en 2020, parachevé par des militaires. Les Maliens ont
chassé IBK pour le changement. Si aujourd’hui le Premier ministre a
montré ses limites pour le changement aussi bien que tout le
gouvernement il faut changer de médecins et de chirurgiens. À vrai dire
rien ne marche. Le gouvernement de Transition pouvait court-circuiter
les égoïsmes politiques et faire accepter ses nouvelles règles du jeu
social. Mais non on laisse pourrir la situation. On sait aussi que l’intérim
nommé à la Primature pour une circonstance de maladie n’a pas pu
bouger les cartes.
Pour la première fois dans un débat majeur on a vu les membres du
Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP)
s’entredéchirer pour des strapontins de postes. On aurait préféré des
rapports de solidarité aux rapports de force. La dissolution des partis
politiques n’est pas la solution. Ces petits jeux du clientélisme électoral
ont fait leur temps. N’en déplaise aux politiciens-conseils, toute transition
qui s’en tient à cette recette se condamne.

Il faut maintenant apporter les réponses que l’opinion attend et redoute
tout à la fois: celles que taisent les hommes politiques. Les gouvernants
sont des médecins ayant pour mission de rétablir la bonne santé au
peuple. Dans la loi des Finances, on y découvre tellement d’aberrations
et d’incohérences qu’il y a lieu de se demander si pour un pays pauvre,
nous sommes sur la bonne voie.

La gestion du pouvoir en Afrique: Ce n’est pas Thomas Sankara ou
Jerry Rawlings qui veut ?
Il faut être politiquement et idéologiquement préparé. La gestion du
pouvoir d’État est très difficile. C’est ici que la question fondamentale du
changement se pose. Quel changement et quel type d’État nous voulons
mettre en place et qui correspond à ce changement pour lequel les
Maliens se sont mobilisés.
C’est une question de vision politique. Certes, des actes salutaires de
souveraineté ont été posés et beaucoup d’efforts ont été accomplis dans
la sécurisation du pays. Mais, la Transition manque de vision et de projet
pour transformer le Mali, poser les bases d’un nouvel État. Le choix des
hommes est capital dans un contexte d’incertitude et d’hostilité contre le
pays.
Malheureusement c’est là que le bât blesse. Au fond rien n’a changé.
Les hommes au pouvoir ont changé de visage, mais les mêmes
pratiques de gestion, le même système de gestion existe. Mais le mal
est immense et le combattre était de nature à dégager des moyens
significatifs. Comme dit le Sage la volonté n’a qu’un but: l’action.

Insécurité à Gao
Quand les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs partenaires sont
arrivés sur le site aurifère de Intahaka, tous les groupes armés se sont
déclarés être avec le Mali. Durant tout le temps de la présence des
FAMa, pas un seul tir d’armes à feu. Aussitôt leur départ, la terreur a
repris. Si le gouvernement n’est pas vigilant, la situation se dégénéra
entre communautés. Il y a des communautés qui sèment la terreur sur
les sites aurifères d’Intahaka à 48 km de Gao.
Les FAMa ont fait moins d’une semaine sur le site et ont quitté après.
Les groupes armés Touaregs sont de retour et sèment la terreur sur les
populations sédentaires. Les habitants de la commune rurale de Gabéro
ont quitté pour raison d’attaques des groupes armés.
À Zankabilo, où se trouve le parc de vaccination trois groupes
communautaires sèment la terreur.

Sur le tronçon Bazi gourma Wabaria c’est un véhicule (une bachée
banche escortée) par huit motos direction Sud-nord qui passe tous les
jours. Les populations trouvent que c’est un véhicule suspect. Depuis les
frappes des FAMa, les mouvements des terroristes ont baissé dans cette
zone sauf au niveau du village de Gabéro Kardjimè, où les terroristes
passent en moto dans la vallée.
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