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L’Essor N° 17535 du 11/10/2013

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Élections législatives : LES ALLIANCES BROUILLENT LE JEU
Publié le vendredi 11 octobre 2013  |  L’Essor


© aBamako.com par S.A
Le 2nd tour de la présidentielle malienne : Vote du président Dioncounda Traoré et du candidat IBK
Bamako, dimanche 11 aout 2013. Bamako


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Les partis qui se réclament naturellement de la mouvance présidentielle et ceux qui se disent de l’opposition enterrent momentanément leurs divergences pour faire liste commune

Le dépôt des listes de candidatures pour les élections législatives du 24 novembre 2013 a été bouclé hier sur l’ensemble du territoire. La constitution de ces listes a fait l’objet d’intenses tractations pour les prétendants aux 147 sièges que compte l’Assemblée nationale. L’on sait que les règles de l’orthodoxie politique sont très souvent mises à rude épreuve lors des élections de proximité dans notre pays et les législatives de cette année ne feront pas exception à la règle. On peut être choqué, mais pas surpris d’apprendre les alliances paradoxales qui se scellent par ci par là et qui franchissent parfois la limite du politiquement concevable. Des partis qui se réclament naturellement de la mouvance présidentielle et certains qui se disent de l’opposition vont enterrer momentanément la hache de guerre pour faire liste commune dans le but d’avoir des représentants au sein de l’hémicycle. Quitte pour eux à se séparer après.

Nous avons découvert au cours de cette investigation que des partis ayant accompagné le candidat Ibrahim Boubacar Kéita à la présidentielle depuis le début et d’autres qui ont pris le train en marche n’ont pas hésité à former des alliances avec leurs rivaux du FDR, un peu partout dans le pays. Comme on le dit, c’est la réalité du terrain qui compte et elle est très fluctuante. Dans le district de Bamako, les tractations ont été menées dans tous les sens et jusqu’à la dernière minute rien n’était encore sûr. Selon nos informations en Commune I, l’alliance RPM-ADEMA a échoué en dernière minute. Le parti de l’abeille a préféré finalement nouer avec l’URD. Tandis que le parti au pouvoir a décidé d’aller seul à la compétition. En Commune II, on trouve un trio ADEMA-MPR-URD. Ici, le RPM sera avec la CODEM. En Commune IV où deux sièges sont en jeu, le Parti du tisserand, sûr de son poids, a décidé de se battre encore seul. Il devra faire face à trois alliances et pas des moindres: ADEMA-Parti Yéléma, CODEM-MPR et URD et un indépendant qui aurait claqué la porte du parti de Moussa Mara avec plusieurs cadres.

En Commune V on trouve l’alliance MPR-URD plus un indépendant. Celle-ci aura sur son chemin une autre alliance solide menée par l’ADEMA, le CNID FYT et le RJP. En Commune VI, on retrouve encore le trio ADEMA-MPR-URD. Une plate-forme d’alliance aurait été signée dans ce sens le 3 octobre au siège de la section Adéma-Pasj de la commune. L’autre grande alliance dans cette commune est formée par le RPM et l’UDD.

Un responsable de la direction nationale de l’URD que nous avons contacté a confirmé les alliances formées par son parti dans les différentes communes de Bamako. «Les alliances sont directement gérées par les sections. La direction du parti ne s’en mêle pas», a-t-il précisé, ajoutant que l’URD n’écarte pas de s’allier avec le RPM si c’est nécessaire.

CONVERTI EN POLITIQUE - Pour le président de la commission électorale du bureau national du MPR, Salia Samaké, la configuration du paysage politique actuel exige de faire des alliances pour être sûr de siéger à l’hémicycle. « C’est évident que tout parti qui veut faire des résultats est condamné à s’allier à d’autres », a-t-il commenté. Le président du CNID-FYT, Mountaga Tall, a confirmé que son parti a noué un partenariat stratégique avec le groupement d’associations religieuses « Sabati 2012 » en vue de dégager une majorité présidentielle à l’Assemblée nationale. Le CNID-FYT, a-t-il ajouté, a également constitué des alliances avec des partis politiques à Bamako et à l’intérieur du pays.

Quant au porte-parole du RPM, il a indiqué que la consigne donnée par la direction du parti est de favoriser les jeux d’alliance dans 44 circonscriptions électorales (celles où sont mis en jeu deux sièges et plus) sur les 55 que compte le pays. Sans donner plus de détails sur ces listes d’alliances, Boubacar Touré a tout de même précisé que le RPM est sur la même liste que l’UM-RDA à Niono. A Tominian, on retrouve le duo RPM-Parti FARE de l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé.

Sur les listes des candidatures annoncées, on constate la présence dominante de députés sortants tel que l’inamovible député du MPR en Commune II, Mamadou Lamine Haïdara dit Mao. En Commune VI, Mme Camara Saoudatou Dembélé se positionne encore pour obtenir un deuxième mandat. Un autre vieux lion de l’hémicycle, le président de la commission Finances, Ouali Diawara, est candidat de l’ADEMA en Commune I. Sa candidature a été préférée à celle annoncée du maire de la commune Mme Konté Fatoumata Doumbia. Ancien député et ministre, Me Demba Traoré compte reprendre son siège à l’hémicycle qu’il avait perdu en 2007. Il est candidat de l’URD en Commune VI. C’est aussi le cas du porte-parole du RPM, Boubacar Touré, qui est décidé à reconquérir son poste à Niono perdu également en 2007. Le député sortant du CNID-FYT, Hadi Niangado défendra les couleurs de la CODEM en Commune II. Me Mountaga Tall est aussi candidat à Ségou.

Certains élus communaux se lancent dans la course pour la députation. C’est le cas du maire du district Adama Sangaré qui se présente sous la bannière de l’ADEMA en Commune III. Il y a aussi le candidat du MPR en commune IV, Seydou Kéita actuellement conseiller municipal à la mairie. Le très célèbre urologue du Point G, le Pr. Kalilou Ouattara récemment converti en politique, est le candidat du RPM en Commune III. Un responsable du RPM nous a indiqué que le fils du président de la République, Karim Kéita, n’est pas le candidat du parti en Commune II. Sa candidature annoncée avait suscité de vives tensions au sommet du parti. Pour certains, la candidature de Karim Keïta – jusque là inconnu du grand public – à la députation était très prématurée. Les critiques craignaient qu’il ne subisse le même sort que son homonyme Karim Wade, le fils de l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, lors des élections municipales à Dakar.

Joint par téléphone, l’intéressé a confirmé que sa candidature sera soutenue par une association appelée « La Voix du peuple » et dirigée par son épouse, Mme Keïta Rokya Sidibé. C’est donc Karim Keïta qui complètera la liste de l’Alliance RPM-CODEM en Commune II.

M. KEITA

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