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Sur le travail domestique non rémunéré : Une concertation de haut niveau tenue à Bamako !
Publié le lundi 22 juillet 2024  |  le sursaut
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Dans le but de partager le résultat de l’étude sur le travail domestique non rémunéré avec les décideurs, parlementaires et la Société Civile, il a été organisé dans un hôtel de la place, un atelier de restitution vendredi dans l’après-midi. C’était sous la présidence du Directeur Général de l’Observatoire National du Dividende Démographique (ONDD), Kassoum Diakité et en présence du Directeur National de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Abdoulaye Guindo, de la présidente du Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires, l’Ex Ministre Sina Demba et du Chercheur au CREG, Dr Jean Baptiste OGA.

L’importance du travail non rémunéré des femmes pour la croissance économique nationale et la réalisation d’un dividende démographique est de plus en plus reconnue. Cela, même si en Afrique francophone, les pays sont en retard dans l’élaboration de politiques macroéconomiques et de protection sociale sensibles au genre et dans la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Un document qui appelle à la pleine égalité des sexes dans toutes les sphères de la vie. C’est dans cette perspective que le CREG et le PRB à travers le projet Counting Women’s Work ont initié cette concertation de haut niveau avec diverses parties prenantes dont les Parlementaires. Cet engagement des deux institutions répond à la nécessité d’utiliser des données probantes de la recherche pour informer les politiques économiques et sociales au niveau macro-économique. Une occasion pour partager les résultats de la recherche sur la question du Travail Domestique Non Rémunéré. Un cadre pour mettre autour d’une même table, des chercheurs, communicants et Parlementaires. Cela en vue d’harmoniser les compréhensions sur le concept de Travail Domestique Non Rémunéré (TDNR) spécifiquement dans des pays de l’Afrique de l’Ouest…


Selon le DG Diakité, cette étude a fait ressortir des disparités dans le cadre du travail domestique que les hommes effectuent au même titre que les femmes. Qu’elle vienne à un moment où l’accent est mis sur toutes les questions de développement, notamment celles relatives au dividende démographique. Ce, en tenant compte des textes internationaux ratifiés par le Mali dans le sens de l’inclusivité et l’équité entre l’homme et la femme dans le cadre du travail et pour toutes les questions sur la croissance dans le développement durable. De ce fait, que la restitution de ladite étude est d’une importance capitale.

« Aujourd’hui, au niveau de l’OIT, c’est un travail qui est reconnu. Donc pour qu’il y ait au Dividende Démographique, une équité entre les hommes et les femmes par rapport au travail rendu, nous sommes obligés souvent de faire ces enquêtes pour montrer aux yeux du monde que le travail qu’effectue les femmes à la maison, est important dans la société et doit être pris en compte… » a déclaré le Directeur national de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Abdoulaye Guindo.

Le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaire, à travers sa présidente, Sina Demba a exprimé tout son intérêt vis-à-vis de cette question de travail domestique non rémunéré. Une question prise en compte dans leur combat de promotion et de protection de l’ensemble des Droits des Femmes. D’après elle, les données de cette étude leur permettront d’apprécier l’écart existant entre les hommes et les femmes. Et de mettre l’accent sur le travail domestique non rémunéré qui concerne 90% des femmes mais aussi une partie des hommes travaillant en milieu rural.

Dr OGA, en sa qualité de représentant des chercheurs au CRG qui ont réalisé cette étude, lors de sa présentation, a parlé de la distinction entre le travail domestique non rémunéré et celui des domestiques avant d’affirmer que l’objectif est de rendre visible le travail des femmes. « La prise en compte pour la valorisation de ce travail va permettre d’aborder les questions importantes comme celles liées à l’éducation des femmes et des filles et de savoir où on doit agir lorsque nous voulons prendre des décisions… » a expliqué Dr OGA.

Mariam Sissoko

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