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Mali: opération conjointe France/Mali/ONU "pour éviter une résurgence de mouvements terroristes" (Défense)
Publié le jeudi 24 octobre 2013  |  AFP


© aBamako.com par DR
Opération Serval: l`armée française au mali


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PARIS -Une opération de "grande ampleur" est en cours depuis dimanche au Mali, associant la France, les forces armées maliennes et la Minusma (Force de l’ONU au Mali), pour "éviter (une) résurgence" de "mouvements terroristes", a indiqué jeudi le colonel Gilles Jaron,
porte-parole de l’état-major des armées françaises.

"Nous avons engagé, avec l’armée malienne et la Minusma (Force de l’ONU au Mali), une opération de grande ampleur au nord et au sud de la boucle du Niger", a-t-il dit devant la presse. "C’est la première fois que nous voyons travailler ensemble des volumes de
force importants, les Forces armées maliennes (Fama), Minusma et Serval", a-t-il ajouté.

L’opération, baptisée "Hydre" et qui a débuté dimanche, est "classique, telle que nous en avons déjà menée et telle que nous continuerons à en mener", a souligné toutefois le colonel Jaron à l’AFP. "C’est une opération planifiée de longue date. Simplement, elle engage à
parts égales des éléments maliens, de la Minusma et de la France dans une opération coordonnée", a-t-il poursuivi.

L’objectif de cette opération "est de faire pression sur les mouvements terroristes éventuels pour éviter leur résurgence (...) Cela fait partie de ces opérations qui sont régulièrement menées (...) pour participer à la stabilité du pays", a indiqué le colonel Jaron, en assurant qu’il ne s’agissait pas d’une réponse aux attaques menées récemment par des éléments
jihadistes.
"Plusieurs centaines" de soldats français sont engagés dans cette opération, de l’ordre d’un "bataillon" (entre 600 à 800 hommes, ndlr), a déclaré le colonel Jaron, sans vouloir préciser le nombre total de militaires impliqués dans "Hydre" tant que l’opération ne serait pas achevée.
L’officier supérieur a cependant indiqué que le bataillon malien "Hélou" était également engagé dans "Hydre". Puisque "Hydre" concerne "à parts égales" la France, le Mali et la Minusma, l’opération implique en conséquence quelque 1.800 militaires .

"Hydre" a été enclenchée, dimanche, au lendemain de la visite, du 16 au 18 octobre, du chef de l’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, qui s’est rendu successivement, a précisé le colonel Jaron, à Bamako (Mali), Niamey (Niger) et N’Djamena (Tchad).
Interrogé sur les attaques jihadistes enregistrées ces dernières semaines au Mali, dont la dernière en date s’est produite mercredi à Tessalit (nord-est), le colonel Jaron a souligné que les forces françaises n’étaient pas surprises de "voir ponctuellement de tels groupuscules se mettre en oeuvre" à l’approche des législatives, dont le premier tour est prévu le 24
novembre.

"A chaque fois, il s’agit d’opérations très concentrées géographiquement, qui ne s’inscrivent pas dans la durée et qui reposent sur un mode d’action de terroristes", en voulant "frapper les esprits sans avoir forcément une capacité à engager un combat dans le temps", a-t-il analysé. A Tessalit, les assaillants voulaient aussi "frapper les esprits" et non
pas "conquérir la ville", a ajouté le porte-parole, en saluant la réactivité du bataillon tchadien, qui "a très rapidement repris l’initiative".

"Nous savons que la totalité des groupes terroristes présents (...) au Mali
n’ont pas été éliminés. Et par moments, ils peuvent resurgir alors que nous
allons vers les élections législatives", a-t-il dit.
pg/sm/phc

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