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Les ex-otages ont gardé barbe et chèche en "solidarité" avec les autres otages
Publié le jeudi 31 octobre 2013  |  AFP


© AFP par HAMA BOUREIMA
Les 4 otages français enlevés en septembre 2010 au Niger libérés
Mardi 29 octobre 2013


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PARIS, - Les quatre ex-otages français ont gardé "barbe et chèche" en signe de "solidarité" avec les "autres otages restés là-bas", a déclaré jeudi la mère de Pierre Legrand après les propos controversés de Marine Le Pen sur l’apparence des otages.

"Ils nous ont dit clairement que garder barbe et chèche, c’était en solidarité avec les autres otages restés là-bas. Ça leur appartient, on a trouvé ça très touchant qu’ils se sentent solidaires des autres", a dit Pascale Robert sur i-Télé.

Parmi les sept Français qui sont otages dans le monde, Serge Lazarevic et Gilberto Rodriguez Leal sont retenus au Sahel et Francis Collomp au Nigeria.

Les quatre hommes "ne sont pas des personnalités médiatiques. Être projetés
comme ça devant les médias, ce n’est pas évident, ils ont besoin de se
protéger", a-t-elle insisté.

Marine Le Pen a dit jeudi son "malaise" en regardant à la télévision le retour des quatre hommes : "Cet otage avec le chèche sur le visage... Tout ça mérite quelques explications de leur part", a-t-elle notamment déclaré.

Pour la mère de Pierre Legrand, qui était à 28 ans le benjamin des quatre otages libérés, ceux-ci "ont vécu dans un univers très fermé, très étroit" et "ils sont complètement perdus". "Ils doivent reprendre des repères mais ils ont plus envie de se cacher que de s’exprimer", a-t-elle dit.

Mme Robert a répété qu’ils avaient "été réellement en danger" au moment de l’opération Serval initiée en 2013 par la France pour déloger les islamistes du nord du Mali. "Ca a été très violent au moment de la guerre", a-t-elle affirmé.

Elle a aussi précisé que Pierre Legrand et Marc Féret avaient toujours été "ensemble" au cours de leur captivité. "On les sent très proches, on sent la complicité, les regards qu’ils ont", a-t-elle dit après avoir parlé avec son fils mercredi et jeudi.

Mme Robert est revenue rapidement sur le quotidien des hommes pendant leur captivité. "Ils ont réussi à se soigner avec des plantes quand ils étaient malades" et ils n’ont pu écouter la radio que "très tardivement", dans les derniers "mois ou semaines". Pierre Legrand a ainsi eu l’occasion d’entendre son grand-père sur RFI.

"Leur première préoccupation" depuis leur retour "c’est de prendre des nouvelles de la famille", a dit la mère. "Il y a des questions et parfois il dit +pour l’instant c’est trop tôt, je ne peux pas raconter ça là+", a-t-elle ajouté.

sj/ger/nm

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