Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article



 Titrologie



L’Indépendant N° 3372 du 1/11/2013

Voir la Titrologie

  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Politique

L’étau se resserre autour de l’auteur du coup d’Etat du 22 mars 2012 : Un mandat d’amener lancé contre le Général Amadou Haya Sanogo
Publié le vendredi 1 novembre 2013  |  L’Indépendant


© AFP
Investiture du président du comité de suivi et de réforme des forces armées de défense et de sécurité, le Capitaine Haya Sanogo


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Après les multiples et alarmantes rumeurs sur son sort, voilà que l’auteur et principal bénéficiaire du coup d’Etat du 22 mars 2012, le désormais Général quatre étoiles Amadou Haya Sanogo, vient d’être rattrapé par la justice qui désire l’entendre sur les événements du 30 avril au 1er mai 2012. En effet, au cours desdits événements, qui ont opposé bérets verts et bérets rouges, ce sont des dizaines de militaires qui ont été tués ou portés disparus sans qu’on ne sache s’ils sont morts ou vivants.
C’est compte tenu, entre autres, de toutes ces raisons, que le Général Sanogo est attendu le jeudi prochain chez le juge d’instruction Yaya Karembé pour faire sa déposition.


Dans le cadre des enquêtes ouvertes par la justice malienne sur ces crimes, 17 mandats d’amener ont été émis à l’encontre des militaires impliqués dans les affrontements du 30 avril au 1er mai entre bérets rouges et bérets verts.


Il appartient, en effet, au juge d’instruction de décider à l’issue de cette comparution d’inculper ou non le Général Sanogo et son secrétaire particulier. Beaucoup d’autres anciens putschistes désormais dans le collimateur de la justice malienne pourraient eux aussi comparaitre.
La nouvelle de l’arrestation du Général Sanogo avait défrayé la chronique vendredi dernier avant d’être démentie par la direction des relations et de l’information de l’armée (DIRPA). Au même moment, d’autres sources citaient le Général Sanogo en résidence surveillée, relevant que sa garde rapprochée avait été changée.
L’auteur du coup d’Etat du 22 mars pourrait aussi être rattrapé par la justice malienne dans le cadre de l’enquête sur la mutinerie du 30 septembre à Kati entre ex-putschistes. A la suite de cette mutinerie quatre corps de militaires sans vie ont été découverts en divers endroits de Kati et sur la route de Ségou. Beaucoup d’autres militaires dont l’ex-membre du défunt CNRDRE, le Colonel Youssouf Traoré, sont portés disparus.


Des sources concordantes font part de militaires détenus au Camp I de la gendarmerie dont le numéro 2 de l’ex-CNRDRE, le Capitaine Amadou Konaré qui accablent le Général Sanogo d’exactions présumées à l’encontre des mutins du 30 septembre. Certains ont même demandé une confrontation directe avec Sanogo. A cet égard, la déposition faite par le Capitaine Konaré, tombé depuis en disgrâce auprès du Général Sanogo, serait révélatrice des multiples violations des droits de la personne humaine supposées opérées par l’ex-homme fort de Kati. De sources proches du dossier, il ne fait pas de doute que le Général qu

atre étoiles Amadou Haya Sanogo pourrait être inculpé voire écroué lors de cette convocation.

Indéniablement, l’étau de la justice se resserre autour du Général Sanogo.

Mamadou Fofana et Abdoulaye Diarra

 Commentaires