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Laurent Fabius sur RFI : «150 soldats français envoyés en renfort à Kidal»
Publié le mardi 5 novembre 2013  |  RFI


© Autre presse par DR
Le chef de la diplomatie française, Monsieur Laurent Fabius
Ministre d`État, ministre des Affaires étrangères et européennes


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Alors que le vol Air France AF3873 en provenance de Bamako a atterri ce mardi matin 5 novembre à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle avec à son bord les corps de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, nos envoyés spéciaux, Laurent Fabius était sur l'antenne de RFI. Il est revenu sur l'enquête en cours qui semble avoir progressé avec l'arrestation de suspects susceptibles d'identifier les ravisseurs. Le ministre des Affaires étrangères a également annoncé l'arrivée de 150 soldats français en renfort à Kidal.

RFI : On entend depuis hier des informations assez contradictoires sur l’enquête concernant la mort de nos deux collègues. Notamment sur la question de savoir, s'il y a eu des arrestations hier au Mali. Que pouvez-vous nous dire ce matin ?

La première chose que je vais vous dire, c’est ma peine, mon indignation, celle bien sûr du gouvernement, du président de la République, de tous les Français et puis, notre solidarité avec l’équipe de RFI qui continue à faire son travail, et je pense que c’est ce qu’auraient souhaité vos deux collègues. Sur ce qui s’est passé après l’assassinat : immédiatement, bien sûr, le président de la République a donné les instructions nécessaires. D’abord, mettre tout en œuvre pour retrouver les assassins, donc oui il y a des opérations, et je n’en donnerai pas le détail : tout le monde dans cette région écoute RFI. Pour la suite : l’instruction a été donnée pour que 150 militaires partent du sud du Mali pour se rendre à Kidal, ce qui a été fait hier soir, pour un renforcement de la présence à Kidal et la sécurité [de la ville]. Par ailleurs, les personnes venues de Paris pour enquêter sont arrivées sur place, et donc là aussi, il y a eu un dispositif et nous sommes sur toutes ces opérations en relation étroite avec nos amis maliens. Voilà le point exact.

La singularité de cette affaire est l’exécution sommaire, quelques heures seulement après l’enlèvement, de nos deux collègues. Quels sont aujourd’hui les débuts d’explication possible à ce scénario ?

Il y a beaucoup d’explications possibles. D’abord la question essentielle est : « Qui a commis cet assassinat ? » Il y a plusieurs pistes, je ne vais pas entrer dans des supputations, mais on suit toutes les pistes. Ce que je veux souligner, et c’est important, c’est qu'on ne connaît pas encore l’identité des assassins - j’espère bien qu’on va les rattraper vite et les châtier -, mais ce que l’on sait, et je pèse mes mots, c’est que ce sont des gens qui n’ont aucune humanité et aucun respect de la liberté, c'est-à-dire que ces mêmes gens qui écoutent RFI le matin, assassinent les journalistes de RFI l’après-midi ! Voilà ce qu’il se passe, voilà ce qu’il faut dire et voilà contre quoi il faut vigoureusement contester. Et [ils n'ont] aucun respect de la liberté : il y a des élections qui sont prévues et qui vont avoir lieu. Et les gens qui ont fait ça ne veulent pas les Maliens puissent s’exprimer librement.

Est-ce qu’on peut être sûr, puisque cette hypothèse circule, que ce n’est pas la pression de l’armée française, qui s’était lancée aux trousses des ravisseurs, qui a précipité les évènements ?
... suite de l'article sur RFI


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