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Assises Nationales sur le Nord : L’avenir du Mali se définira désormais par le régionalisme
Publié le mercredi 6 novembre 2013  |  Le Canard Déchaîné


© aBamako.com par Dia
Réconciliation Nationale: Cérémonie d`Ouverture des Assises Nationales sur le Nord
Bamako, du 1er au 02 Novembre 2013. Dans le cadre de Faire connaître et de partager les préoccupations et les attentes du peuple malien sur la voie de la recherche d`une paix durable, juste et inclusive à travers le pays; SEM. Ibrahima Boubacar Keita, Président de la République du Mali a initié les « Assises Nationales sur le Nord ». Il a présidé leur ouverture ce matin au CICB, sous l`égide du Ministère de la Réconciliation Nationale et du Développement des Régions du Nord, M. Cheick Oumar DIARRAH .


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Les Assises nationales sur le nord, qui se sont déroulées du 1er au 3 novembre derniers, ont abouti au choix du régionalisme comme mode gouvernance. Il s’agit d’une volonté émise par les participants afin de venir à bout de la crise cyclique du nord. La cérémonie de clôture était présidée par le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Mohamed Ali Bathily, représentant le Premier ministre.
En effet, ces assises, qui avaient pour objectif de mettre autour de la même table les populations des trois régions du nord, afin qu’elles discutent des causes de cette crise se sont terminées sur une bonne note.

D’abord, toutes les femmes ayant pris part à ces assises ont exprimé leur attachement à la paix, la cohésion et l’indivisibilité du Mali à travers une déclaration dans laquelle, elles demandent de barrer la route à tout ce qui peut constituer un frein à la paix et la cohésion.

Une déclaration qui a été suivie par l’élévation de mouchoirs blancs, signe de paix par les femmes venues de Gao, Tombouctou et Kidal.

Aussi, elles promettent de tout mettre en œuvre pour que le vivre ensemble, la paix et la cohésion sociale redeviennent une réalité au Mali et entre toutes les communautés vivant au nord. Car, elles se disent convaincues qu’elles sont les premières actrices de cette paix.

Dans son discours de clôture, le ministre de la justice a indiqué que le rapport final de ces assises prend en compte les préoccupations du président Ibrahim Boubacar Keita, émises lors de la cérémonie d’ouverture qu’il a présidée.

Notamment, la réconciliation des cœurs et des esprits, le vivre ensemble. Selon lui, le gouvernement a dans cet esprit de réconciliation pris des mesures à savoir : l’organisation des Etats Généraux sur la décentralisation, les Assises Nationales sur le nord et dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord préliminaire de Ouagadougou.

Selon, lui, dans le nouveau Mali qui se dessine, il ne doit plus y avoir d’injustice, d’impunité, de corruption.
Pour le Ministre, l’avenir du Mali se dessinera, désormais, par le régionalisme comme mode de gouvernance. Car, les populations seront désormais maitres de leur destin.

Et le ministre de la justice de promettre que le gouvernement s’emploiera avec ses partenaires à mettre en œuvre les recommandations issues de ces assises.

Dieudonné Diama

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Assises nationales sur le nord: des couacs dans l’organisation
Prévu, à l’origine, pour deux jours, il aura fallu, finalement, trois jours, pour tenir ces assises sur le nord. Ce qui a frappé les participants, c’était l’organisation. Des problèmes de badges des journalistes à la restauration, il y avait de quoi se plaindre.

A la cérémonie d’ouverture, certains participants à ces assises ont dû changer de place une, deux, voire trois fois avant qu’on ne les laisse tranquille. Encore, il fallait être parmi les premiers arrivants, pour avoir ce privilège. Sinon, pour les retardataires, disposer d’une place relève du chemin de croix. Nos confères de la presse, parlons-en justement, pour avoir le badge, il faillait être de « Bozola ». Heureusement que ce fameux sésame n’était pas exigé. Voila en quoi consiste le plat d’entrée de l’organisation des assises sur le nord.

Pour le plat de résistance, nous avons choisi de vous faire vivre le cauchemar des invités, au déjeuner, le premier jour. Il est 13 heures moins un quart, lorsque les participants ont été conviés au réfectoire du CICB. Ils ont fini de s’attabler alors qu’il était 13 heures. Une boisson gazeuse puis… rien. C’est, à 14 h30 mn que les invités ont eu de quoi assouvir leur faim. Certains, du moins, car d’autres ont préféré aller se régaler ailleurs, à leur frais. La patience des invités a été mise à rude épreuve, à tel point que certains, les plus affamés peut-être, ont fait la queue pour disposer de leur plat. Une femme touareg a interpellé un serveur en ces termes : « vous êtes en train de faire de la discrimination, tout le monde est servi sauf notre table. Pourquoi nous appeler si c’est pour nous laisser sans nourriture ». Cette femme que nous avons observée du coin de l’œil, a fini par avoir sur sa table deux assiettées de ces fameux plats. C’est à six qu’elles se les sont partagées.

Décrié pour son manque de professionnalisme, un responsable du restaurant MINKIRI en charge de la restauration, nous a indiqué que c’est seulement la veille qu’ils avaient reçu l’argent pour faire les achats.

Comme dessert, nous allons vous servir une petite anecdote: un vieil homme avait reçu un ticket dans la salle, pendant la cérémonie d’ouverture. A la pause café, il dit au serveur : « un café s’il vous plait ». Et au serveur de lui demander son ticket. Il répond : « j’ai reçu un bout de papier, mais j’ai noté un numéro de téléphone là-dessus, pour quelqu’un. Je ne savais pas à quoi ça servait ».

Mamadou Togola

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