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Course à l’Assemblée nationale : La CDS impose le respect à Bougouni
Publié le jeudi 7 novembre 2013  |  Le Prétoire


© aBamako.com par S. A
Assemblée Nationale: ouverture de la session d`octobre 2013
Lundi 07 octobre 2013.


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Ceux qui ont été témoins du lancement de campagne de la Convention sociale démocrate (CDS) et ses partis alliés se sont rendus à l’évidence : le parti du cheval au galop garde une chance certaine dans cette circonscription électorale qui lui est traditionnellement acquise. En tout cas, les populations du Banimonotié se sont fortement mobilisées ce dimanche à Koumantou, où la liste du groupement de partis CDS/URD/Fare Anka Wuli a officiellement démarré les activités de sa campagne législative.
C’est presqu’une lapalissade pour les observateurs de la scène politique nationale de dire que le cercle de Bougouni est le fief électoral de la CDS/Mogotigiya, dirigée par Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise, fils du terroir. Au regard de la cérémonie de lancement de campagne législative de la liste que ce parti a formée avec l’URD et les Fare dans cette circonscription électorale, l’on est en droit d’imaginer que cette évidence pourrait être difficilement démentie le 24 novembre prochain, tant les populations ont rivalisé en témoignages et exprimé leur confiance aux candidats de ladite liste. Il s’agit en l’occurrence de Me Zoumana N’Ti Doumbia (CDS), Seydou Diawara (URD), Bakary Doumbia (Fare) et Siaka Sangaré (CDS).
En effet, ils étaient des milliers de militants et sympathisants, surtout de la CDS, venus de Bougouni et des villages voisins à faire acte de présence à cette cérémonie qui a lieu ce dimanche, à Koumantou. Dans ce village riverain de la RN7, à 75 km de la capitale du Banimonotié, les quatre candidats ainsi que le président de la CDS avaient ainsi été accueillis dans une liesse des grands jours. Le ton de cette mobilisation monstre a été donné à 16 h, lorsqu’un cortège interminable a traversé le village au rythme de Klaxons de voitures et de motos, avant de se stationner sur la place publique qui jouxte la sous-préfecture. Là-bas, la troupe du «balafoniste» Lamissa Bengaly n°2 tenait en haleine un public partagé entre cris de joie et slogans admiratifs à l’endroit de leurs hôtes du jour.
Dans cette atmosphère festive, Bourama Koné, au nom de Koumantou, et Ibrahima Koné alias Malim, au nom de Bougouni, après leur avoir souhaité la bienvenue, ont magnifié l’engagement de chacun des quatre candidats et du président de la CDS, Mamadou Blaise Sangaré, en faveur du développement du cercle. Malim a ensuite appelé les 26 communes qui composent leur cercle à se mobiliser, main dans la main, afin de permettre à l’alliance CDS/URD/ Fare de porter haut la voix de Bougouni. D’ailleurs, a-t-il estimé, il ne devrait en être autrement car, la CDS met l’Homme au cœur de ses actions, alors que l’URD prône l’union au même moment où le parti Fare sonne la mobilisation. Et M. Koné d’inviter les Bougounois à ouvrir enfin les yeux et à voter pour des hommes qui peuvent faire leur affaire, en l’occurrence Zoumana N’Ti Doumbia, Seydou Diawara, Bakary Doumbia et Siaka Sangaré. Le porte-parole de Bougouni a enfin exprimé toute sa reconnaissance au président de la CDS pour son engagement à leurs côtés et pour avoir démystifié la politique sur sa terre natale. A sa suite, l’honneur est revenu à Cheick Oumar Diakité de présenter les candidats. L’assistance a donc pu retenir que Me Zoumana N’Ti Doumbia, «Zou» pour les intimes, est le jeune président des Commissaires-priseurs du Mali et membre du Conseil économique, social et culturel. Professionnellement très compétent et intègre, Zou est, semble-t-il, très attaché au cercle de Bougouni et à la région de Sikasso de façon générale. Mieux, sa jeunesse est l’un de ses points forts, si l’on veut bien s’inscrire dans le changement. S’adressant aux populations de Koumantou et au delà, Maître Doumbia s’est engagé à être un député actif, en donnant un son sens à la restitution parlementaire. Suffisamment imprégné des difficultés auxquelles le cercle fait face, cet homme de droit promet, s’il est investi de la confiance des siens, de ne voter que les lois qui respectent nos us et coutumes.
Pour sa part, Siaka Sangaré, ancien maire de Garalo, a, dans un style bref, lancé un appel pressant aux populations afin qu’elles leur accordent leur confiance. Lui qui est réputé pour son intégrité morale dans la localité.
Quant à Seydou Diawara, il est douanier de son état et ancien Directeur général des douanes du Mali. Il se dit de lui qu’il connait, comme sa poche, les différentes communes de Bougouni et est, sur le plan professionnel, rompu à la tâche. Apparemment peu bavard, le soldat de l’économie a invité à l’apaisement lors du scrutin du 24 novembre, s’engageant aux côtés de ses colistiers à œuvre au développement du cercle.
L’autre candidat, c’est Bakary Doumbia. Ce natif de Lasso est un conseiller pédagogique au ministère de l’Education nationale. Le candidat du parti Fare est, s’il l’on en croit Cheick Oumar Diawara, particulièrement engagé aux côtés des jeunes de la localité. Pour lui, l’union, à laquelle il a appelé les populations, est indispensable à l’épanouissement du cercle. C’est pourquoi, il trouve nécessaire que les Bougounois s’inspirent de l’exemple que les trois grands partis alliés viennent de donner en partant sur la même liste.
En langue nationale bambara qu’il manipule à souhait, le président de la CDS a rappelé les missions du député avant de démentir ceux qui croient à la désunion à Bougouni. Il en veut pour preuve de l’union dans le cercle l’alliance formée par la CDS, l’URD et le parti Fare. Mamadou Bakary Sangaré, candidat à la dernière présidentielle, a ainsi appelé les siens à voter massivement pour leurs candidats dont il a magnifié les qualités professionnelles et sociales. Par ailleurs, le président de la CDS/Mogotigiya a déploré le fait que 50 ans après l’accession du Mali à l’Indépendance, notre pays soit toujours en quête de repères par le fait du mauvais choix des gouvernants.
Il importe de rappeler que la liste s’est engagée, une fois élue, à s’investir dans la prévention des conflits intercommunautaires, aider à la création d’un centre de conseil et d’orientation de usagers de l’Administration et à nouer un partenariat avec chacune des communes du cercle, entre autres.
Il faut enfin dire que sur les sept listes en concurrence à Bougouni, l’alliance CDS/URD/Fare est celle qui, vraisemblablement, séduit le plus.

Bakary SOGODOGO
Envoyé spécial à Koumantou (Bougouni)

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