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L’Indicateur Renouveau N° 1606 du 19/11/2013

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Entre crises multiformes à l’interne et balbutiement diplomatique a l’extérieur : La France serait-elle dans l’œil du cyclone ?
Publié le mardi 19 novembre 2013  |  L’Indicateur Renouveau




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Les jours se suivent et semblent se ressembler de plus en plus pour le gouvernement de notre frère et ami Hollande « le Malien ». Après l’imbroglio savamment créé et entretenu à Kidal jusqu’au récent assassinat de nos confrères de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, les temps sont durs (c’est le moins que l’on puisse dire) pour le gouvernement socialiste en place en France depuis la défaite électorale de Nicolas Sarkozy en 2012.


Les événements s’enchaînent à une allure effrénée. Puanteur de racisme ; malaise sociale allant crescendo ; Président de la république hué et objet d’une fronde généralisée ; côte d’impopularité record d’un Président de la République qui, malgré tout, se bat et se débat comme un beau diable ; insécurité galopante à Marseille, des coups de feu au siège de Libération et au quartier de la Défense, etc. la France serait-elle actuellement dans l’œil d’un cyclone d’une autre nature mais de même puissance dévastatrice que Haiyan ? La crise est palpable et elle s’enracine un peu plus au fil des jours et des semaines. D’où la spectaculaire dégringolade de la côte de popularité du président français, François Hollande de 28% en septembre à…seulement 20% à la mi-novembre. Un record d’impopularité jamais atteint depuis l’avènement de la Vème République en France. Tous les ingrédients semblent donc réunis pour qu’une autre crise (sociale et sécuritaire) vienne s’ajouter à cette autre qui frappe déjà de plein fouet la société française depuis des années. En effet la crise financière internationale de 2008 est venue trouvée que la France faisait déjà face à celle identitaire et culturelle depuis près d’une décennie. Qui ne se rappelle de l’adoption des lois à polémique, notamment sur le port du voile intégral, la réforme des retraites, le mariage dit « pour tous » entre autres. Ceci ajouté à cela, ont été surement pour quelque chose dans le score historique de l’extrême droite aux dernières élections présidentielles et législatives. Malheureusement la tendance n’est pas prête de s’infléchir pour une société française plus homogène et vivant en parfaite symbiose, malgré la multiracialité de la population. Loin s’en faut.Si l’on se réfère aux derniers propos racistes visant des personnalités haut placées dans la sphère de l’administration publique d’Etat, il n’est pas exagéré d’affirmer que la France marche désormais à reculons. Que c’est bien dommage pour cette nation, qui fut le berceau des droits de l’homme.


Il urge donc de trouver, sans délai, des remèdes appropriés aux maux qui assaillent le pays de nos ancêtres « les Gaulois » avant que le cyclone qui balaie actuellement les côtes du Proche et Moyen Orient n’y arrive. La société française a mal. Le malaise est là, profond et palpable. Il risque malheureusement de s’accentuer si des mesures idoines ne pas immédiatement prises pour y circonscrire de façon courageuse et efficace. Car, lorsque le France éternue c’est toute l’Afrique francophone qui s’enrhume.


De Kidal à Marseille en passant par Bangui, Tunis, Tripoli, Damas et Paris, les autorités françaises doivent réajuster impérativement leur politique en tenant compte des évolutions irrévocables et irréversibles qui se déroulent actuellement et qui marqueront inéluctablement la donne géopolitique du monde du 21ème siècle. Toute stratégie, qui n’intègre pas cette réalité, est forcément contre-productive à la longue.


La France a, de tous les temps, été une grande nation de civilisation. Elle doit le demeurer pour avoir contribué à l’édification d’un nouvel équilibre mondial à l’issue des deux guerres dévastatrices qu’a connu le monde. Mais pour se faire, elle doit surmonter ses contradictions internes nauséabondesqui nuisent considérablement à son image de nation moderne, dans laquelle, quiconque et encore moins une Martiniquaise authentique et fière, ne saurait être traitée de « singe ».


Bréhima SIDIBE

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