Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article



 Titrologie



Le 22 Septembre N° 285 du

Voir la Titrologie

  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Politique

Edito : Les partis politiques au banc des accusés
Publié le lundi 25 novembre 2013  |  Le 22 Septembre




 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Le dimanche 24 novembre 2013, les électeurs maliens étaient appelés aux urnes pour élire les 147 députés de la cinquième législature de la Troisième République. Techniquement, tout était en place pour permettre aux citoyens d’accomplir leur devoir civique.

Seulement voilà: les électeurs ont boudé les urnes. On sera loin, très loin, du taux de participation, de près de 51% , observé lors de la présidentielle. Il faudra donc s’attendre à un taux en deçà des 30%. A qui la faute?


Sans hésitation, j’accuse les partis politiques, qui ne jouent aucune des quatre fonctions qu’on leur attribue universellement. Il s’agit des fonctions d’orientation politique, de participation, de mobilisation et d’encadrement et de leadership.


Quelle est cette formation politique malienne qui donne un sens aux idées, à la société, au développement? Quel est ce parti malien qui donne un sens de repères aux différents groupes de la société? Nous n’en voyons pas, ce qui nous fait dire que l’orientation politique n’existe pas au sein du landerneau politique malien.


Qui a vu un parti politique organiser le peuple afin de l’amener à participer à la vie politique? Les organisations qui existent, celles de la société civile ou du monde des ONGs, se débrouillent d’elles-mêmes, sans aucun soutien réel, désintéressé, des partis politiques. Là également, on peut parler de défaillance de ceux qui veulent nous gouverner.


En dehors des messages de campagne partisans, qui a vu une formation politique mobiliser la population pour aller aux urnes? Personne. Enfin, quels sont les cadres réellement formés, organisés, pour assurer le leadership du peuple?


Aucun parti politique de notre pays ne possède un espace d’échanges, de formation et d’encadrement de ses cadres. Chacun se forme à sa manière, à travers les livres, sur le tas, et par hasard. Il n’y a rien de formel pour encadrer et assurer le leadership de notre peuple.
Voilà que les partis politiques n’arrivent toujours pas à remplir leurs missions. Pourtant, ils demeurent indispensables pour le bon fonctionnement de la démocratie. Sans les partis, il n’y a pas de démocratie, parce que ce sont eux qui concourent à l’expression des suffrages des citoyens. Ce sont eux également qui animent la vie politique, à l’Assemblée nationale comme au gouvernement.


Les partis ont failli, mais il faudra toujours compter avec eux pour améliorer le processus démocratique. Le nôtre est balbutiant. Il nous faudra encore du temps pour corriger les imperfections et amener les citoyens à s’intéresser à la vie politique. Et, surtout, à ne plus bouder les urnes, pour le choix le meilleur possible de nos dirigeants.
Chahana Takiou

 Commentaires