Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article




  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Politique

Mali : Sanogo inculpé du seul chef d’enlèvement de personnes (officiel)
Publié le jeudi 28 novembre 2013  |  APA


© Getty Images
Le capitaine Amadou Haya Sanogo
Le chef de l’ex-junte malienne, le capitaine Amadou Haya Sanogo


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Amadou Haya Sanogo, le général et ex-chef putschiste malien arrêté mercredi à Bamako, n’est pour l’instant inculpé que du chef d’enlèvement de personnes, a-t-on indiqué dans la soirée de source officielle.


Dès son interpellation mercredi à sa résidence de la base aérienne, située en plein cœur de la capitale malienne, le général Sanogo avait été conduit devant un juge qui, après audition, l'a placé sous mandat de dépôt.

« Il n'est, pour l'instant, inculpé que d'enlèvement », a précisé Mahamane Baby, ministre porte-parole du gouvernement malien, dans un communiqué diffusé dans la soirée.

Auteur du coup d'Etat du 22 mars 2012 contre l'ancien président Amadou Toumani Touré, le capitaine Sanogo, devenu général sous le régime de transition du président Dioncounda Traoré, n'avait pas déféré à deux convocations de la justice, ses proches invoquant un statut d'ancien chef de l'Etat qui lui conférerait des égards.

En avril 2012, les militaires « bérets verts » de Sanogo s'étaient opposés à des militaires « bérets rouges » du camp parachutiste de Djicoroni, accusés d'avoir fomenté un contre coup d'Etat dans le but de ramener Amadou Toumani Touré au pouvoir.

Par ailleurs, en fin septembre de la même année, d'anciens compagnons du général Sanogo avaient fomenté une mutinerie dans le camp militaire de Kati (15 km de Bamako et quartier général de l'ex-junte), pour réclamer des promotions, après le grade de général accordé à leur chef.

Le mouvement avait débouché sur des violences et les corps sans vie d'au moins trois soldats, dont celui du chef de la sécurité du général Sanogo, avaient été déposés en catimini à l'hôpital ou retrouvés aux abords du camp militaire.

Plusieurs sources avaient alors parlé de règlement de comptes entre éléments de l'ex-junte et Amnesty International de « purge » dans les rangs afin d'étouffer toute « dissidence » ou opposition au général Sanogo.

Après la mutinerie et l'élection en août du président Ibrahim Boubacar Keïta, la hiérarchie militaire a initié des actions de « normalisation » en vue du fonctionnement régulier du service militaire dans la garnison.

Le général Sanogo a, depuis, quitté le camp pour une résidence dans la capitale pendant qu'un nouveau commandement prenait fonction à la tête de la garnison.



AT/od/APA

 Commentaires