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Le ton monte entre Bamako et Paris à propos de Kidal
Publié le jeudi 5 decembre 2013  |  Le Figaro


© AFP par ERIC FEFERBERG
Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita en visite à Paris
Mardi 1 octobre 2013. Le président IBK, a été reçu à l`Elysée par son homologue français, François Hollande.


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Les déclarations du président Ibrahim Boubacar Keïta qui s'en prend à la « communauté internationale », est le strict reflet de l'opinion malienne.

Les relations diplomatiques entre la France et le Mali se tendent doucement mais sûrement. Dans un entretien accordé au journal Le Monde , le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, s'en prend à la «communauté internationale», accusée d'obliger le Mali «à négocier sur son sol avec des gens qui ont pris des armes contre l'État». Ces propos font allusion à la situation dans la ville de Kidal, dans le nord du pays, et visent implicitement la France. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, y a donc répondu jeudi matin: «C'est aux Maliens et singulièrement au président IBK d'agir.

La France ne soutient aucun groupe.»

À Gao ou à Tombouctou, libérés fin janvier grâce à l'intervention militaire française, les soldats maliens ont réinvesti la ville. Mais, à Kidal, la présence administrative et militaire reste très limitée: seuls 200 soldats maliens y sont présents, qui ne sortent jamais de leur camp. Ce sont les Casques bleus de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma, 200 hommes dans la ville) et les soldats français de la force «Serval» (350 hommes) qui tentent d'assurer la sécurité.

Ce qui n'empêche pas des incidents réguliers de s'y produire, comme le rappelle l'assassinat le 2 novembre de deux journalistes de RFI. Les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) n'ont pas été désarmés et, en attendant des négociations, les forces internationales jouent un rôle de «tampon» qui vise à éviter les exactions de l'armée malienne à l'encontre des Touaregs. Un rôle qui, avec le temps, est vécu comme une ingérence de plus en plus inacceptable.

La position du président IBK est d'ailleurs le strict reflet de l'opinion malienne. Les Maliens n'ont pas oublié le rôle joué par la France dans la libération du nord du pays, et leur reconnaissance est toujours prégnante, de sorte qu'on ne peut pas parler de sentiment anti-Français. Mais la stratégie française à Kidal suscite une incompréhension qui se mue en rejet. Pour les Maliens, comme pour leur président, c'est la présence de «Serval» qui empêche le Mali de rétablir son autorité à Kidal.

La semaine dernière, près d'un millier de Bamakois défilaient dans les rues de la capitale pour le signifier: «Nous avons brandi le drapeau français et applaudi la France, rappelait un manifestant, mais aujourd'hui nous ne comprenons pas pourquoi le MNLA est armé et les soldats maliens cantonnés!»«Le MNLA ne pourrait pas rester à Kidal sans l'aide de la France, affirmait un autre. Nous ne sommes pas d'accord avec ça.»
David Baché

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