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Le Soir de Bamako N° 3957 du 13/12/2013

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À quand la reprise des négociations gouvernement- groupes armés touareg ? : Ban Ki-moon dénonce les "retards dans le processus politique"
Publié le lundi 16 decembre 2013  |  Le Soir de Bamako


© Autre presse
Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, président de la république et Ban Ki Moon, secrétaire général de l`Onu


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"Le processus politique entre le gouvernement et les groupes armés connaît des retards", a déclaré hier M. Ban Ki-moon devant le Coseil de Sécurité. “Je suis inquiet à propos de la situation sécuritaire dans le Nord”, ajouté M. Ban Ki-moon. Lire en page...

Dans notre livraison du mercredi dernier, nous rapportions les propros que le président IBK a tenus, la veille, devant les députés du Parlement européen à Strasbourg. Devant cette institution, le président IBK a déclaré qu’“avec le retour à un ordre constitutionnel démocratique, le Mali pourra désormais s’atteler à la recherche d’une paix globale et inclusive”. Aussi précisait-il que “mon Gouvernement dispose d’une feuille de route s’articulant autour d’une série d’actions à mener en coordination avec les groupes armés et les autres parties prenantes à la crise, sur les questions suivantes :

• le cantonnement, le désarmement, et la démobilisation ;
• les réformes institutionnelles que le Gouvernement entend mettre en œuvre dans le cadre de la régionalisation ;
• le Plan de développement accéléré des régions du Nord ;
• les modalités de l’insertion des anciens combattants dans les circuits économiques ;
• les arrangements sécuritaires…”
Au delà, le Chef de l’État ajoutait que “mon Gouvernement est prêt pour le démarrage officiel des pourparlers de paix inclusifs”.

Ces propos tenus par IBK à Strasbourg n’ont pas empêché le secrétaire général de l'Onu, M. Ban Ki-moon, de déplorer, hier jeudi 12 décembre au cours d’un débat devant le Conseil de sécurité sur la situation au Sahel, le retard pris dans les négociations entre le gouvernement malien et les groupes armés, ainsi que l'insécurité persistante dans le nord du pays.
Si M. Ban Ki-moon reconnaît que "le Mali avait fait des progrès vers la restauration de l'ordre constitutionnel" et que le premier tour de scrutin législatif "avait été mené de manière ordonnée", il souligne avec force que "le processus politique entre le Gouvernement et les groupes armés connaît des retards". Il a également déclaré être "inquiet à propos de la situation sécuritaire dans le Nord". "Nous devons continuer à renforcer la Minusma", a ajouté le secrétaire général de l'Onu, M. Ban Ki-moon.
En déclarant que "le processus politique entre le Gouvernement et les groupes armés connaît des retards", M. Ban Ki-moon se fonde sur ce que l’Accord préliminaire de Ouagadougou a prévu comme calendrier de dialogue. Accord signé entre le Gouvernement de transition et les groupes armés Mnla-Hcua, le mois de juin dernier.

En effet, cet Accord préliminaire précisait que des négociations devaient s’ouvrir entre les parties signataires, 60 jours après l’installation du nouveau gouvernement du nouveau pouvoir issu de l’élection présidentielle de juillet 2013. Or, c’est le 08 septembre 2013 que le Guvernement Oumar Tatam Ly a été nommé, donc depuis près de 3 mois, soit 90 jours.
Le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon a donc raison de dire que "le processus politique entre le gouvernement et les groupes armés” a pris du retard. En ayant ainsi tiré la sonnette d’alarme, Ban Ki-moon va certainement obtenir que les deux parties, Gouvernement et les groupes armés, retournent à la table de discussion.
Moussa TOURÉ

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