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Vœux de la presse au chef de l’Etat : préoccupations partagées
Publié le jeudi 26 decembre 2013  |  Primature


© aBamako.com par A.S
voeux de nouvel an : Ouverture de la saison à Koulouba
Bamako, du 23 au 24 décembre 2013 (koulouba). La saison de présentation des voeux de Nouvel An au Chef de l’Etat s’est ouverte ce matin au palais présidentiel. Comme à l’accoutumée, le bal a été ouvert par les représentants des Familles fondatrices de Bamako et les dignitaires religieux (Haut Conseil Islamique, Eglises catholique et protestante)et la presse.


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Le monde des médias et de la communication a présenté mardi ses vœux de nouvel an au président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. C’était en présence du Premier ministre, Oumar Tatam Ly, du ministre de la Communication et des Nouvelles technologies de l’information, Jean Marie Idrissa Sangaré et son collègue de l’Emploi et de la Formation professionnelle, et Porte-parole du gouvernement, Mahamane Baby.

Le président du Comité national de l’égal accès aux médias d’Etat, Abdoulaye Sidibé, celui de la Maison de la presse, Makan Koné et le président par intérim du Conseil supérieur de la communication, Koma Boumbia, ont tour à tour adressé leurs meilleurs vœux au chef de l’Etat. Ils ont saisi l’opportunité pour exprimer les préoccupations de la profession quant au devenir de la presse dans notre pays.

Après avoir évoqué le rôle joué par le Comité national de l’égal accès aux médias d’Etat lors des élections générales qui viennent de s’achever, son président Abdoulaye Sidibé a souligné deux grandes préoccupations des médias publics, lesquelles les empêchent d’ailleurs d’atteindre leurs objectifs avec beaucoup plus d’efficacité. Il s’agit du niveau faible des subventions publiques qui leur sont accordées chaque année et du retard pris par notre pays vers la transition numérique en ce qui concerne l’audiovisuel. Pour Abdoulaye Sidibé, sans financement public conséquent et sans redevance, l’ORTM se meurt à petit feu. C’est pourquoi il a demandé au chef de l’Etat de venir très rapidement à son secours. C’est aussi le cas pour l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) qui rencontre aujourd’hui d’énormes difficultés avec son imprimerie qui ne répond plus à ses besoins. En effet pour tirer aujourd’hui le Quotidien national l’Essor, la direction de l’AMAP a recours à trois ou quatre imprimeries de la place. Cette situation va durer jusqu’à quand ?, a interrogé Abdoulaye Sidibé.

Quant au président de la Maison de la presse, il dira que la presse malienne ne se porte pas bien. En plus, elle est mal traitée. Makan Kané a ainsi évoqué les difficultés dans lesquelles les hommes des médias exercent leur métier dans notre pays. En effet, s’ils ne sont pas victimes d’agression, ils sont jetés en prison à cause de leur opinion. Il a aussi rappelé les agressions physiques dont ont été victimes des journalistes au moment fort de la crise en 2012, lesquelles agressions sont restées jusqu’à présent impunies. L’argent étant le nerf de la guerre, le président de la Maison de la presse a souhaité que l’aide publique accordée à la presse soit améliorée.

Le président par intérim du Conseil supérieur de la communication, a lui, déploré la lente évolution de la structure qui est en retard sur ses semblables dans les autres pays africains. Il s’est tout de même réjoui de l’adoption par le Conseil des ministres du 13 décembre dernier d’un projet d’ordonnance portant création de la Haute autorité de la communication. Celle-ci remplace le Conseil supérieur de la communication. Elle a pour mission la régulation du secteur de la communication dans les domaines de l’audiovisuel, de la presse, écrite, de la publicité audiovisuelle et écrite et de la presse en ligne. Koma Doumbia a souhaité que cet organe soit indépendant de tout autre pouvoir, notamment politique.

Dans sa réponse, le chef de l’Etat a tenu d’abord à rendre hommage au doyen Mamadou Kaba décédé la semaine dernière et qui fut son camarade de classe et un ami dans la vie. C’est à cœur ouvert que le président Ibrahim Boubacar Kéita s’est adressé aux hommes des médias. Il a dit toute sa considération pour la presse qui se veut exigeante. Une presse qui a de qualité et qui joue pleinement son rôle au sien de la société. Le chef de l’Etat a indiqué que cette exigence de qualité l’anime à tel point que certains peuvent penser qu’il est contre la presse malienne. Ce qui est loin d’être le cas. « Soyez jaloux de votre profession. N’importe qui ne peut pas être journaliste », a-t-il déclaré. Il s’est dit convaincu que la presse à un rôle crucial à jouer dans notre pays, et a promis de faire de son mieux pour que les conditions de nos organes s’améliorent.

« Je veux aider la presse mais pas qu’importe quelle presse. Je veux aider celle qui fait avancer la société, celle qui fait appel à l’intelligence et à l’esprit. Le rôle de la presse est essentiel. Elle a un rôle d’éducation, de formation et de sensibilisation», a dit le chef de l’Etat. « Nous comprenons vos préoccupations. Nous espérons qu’avec la création de la Haute autorité de la communication, les choses vont s’améliorer…Pour les équipements, je comprends. Nous avons les idées faisons les valoir. Il y a un effort à faire pour rebondir dans le bon sens», a ajouté le président de la République.

M. KEITA



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