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L’Indépendant N° 3410 du 26/12/2013

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Charnier d’Hamdallaye : Les corps exhumés des trois hommes et de la dame tuée devant l’ORTM ont livré leur secret au CHU Gabriel Touré
Publié le jeudi 26 decembre 2013  |  L’Indépendant




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L’équipe d’experts internationaux, qui avait en charge d’opérer des prélèvements sur les corps des quatre personnes exhumées (3 hommes et une femme) de la même fosse commune, dans la nuit du 16 décembre 2013, au cimetière d’Hamdallaye, vient de terminer son travail d’identification. L’information étant désormais connue du juge d’instruction du 2ème cabinet du tribunal de première instance de la Commune III du District de Bamako, qui avait fait procéder, avec l’aide de la police scientifique du Service d’investigation judiciaire de la Gendarmerie nationale, en présence du procureur général près la Cour d’appel de Bamako, à l’exhumation au cimetière d’Hamdallaye de ces corps dont votre journal préféré avait été le premier à donner la nouvelle de l’existence de ce charnier situé en pleine ville.

Nous sommes donc aujourd’hui en mesure d’affirmer que ces corps ont été tous identifiés grâce à des techniques les plus modernes dont dispose l’équipe d’experts internationaux qui vient de déposer son rapport. Un document encore sous le sceau du secret.
Ce qui ne fait l’ombre d’aucun doute, la dame, qui avait connu le même sort que les trois hommes présumés comme étant tous des militaires serait, comme nous l’annoncions, la vendeuse de jus de gingembre tuée devant l’ORTM lors des affrontements meurtriers intervenus, dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2012, entre les bérets rouges et les bérets verts.
Après leur exhumation, ces corps avaient été entreposés à la morgue du CHU Gabriel Touré aux fins d’analyses en vue d’identification. Ce qui a été fait et qui a donné, selon des sources proches du dossier, des résultats tangibles ayant permis d’identifier les quatre corps avec une grande précision.

Après ce travail de la police scientifique, l’opinion se demande maintenant quel sort sera réservé à ces corps que des bourreaux proches de l’ex- junte avaient tenté de faire disparaître à jamais? Certainement qu’ils seront tous remis à l’Armée pour des funérailles dignes de ce nom et en présence des membres de leurs familles respectives. En tout cas, il reviendra à la famille de Assétou, la vendeuse tuée devant l’ORTM, de décider en toute liberté de l’organisation de ses obsèques. Avec ou sans la présence de l’armée.

Rappelons qu’un charnier renfermant les corps de 21 bérets rouges avait été découvert dans une fosse commune dans la nuit du 3 au 4 décembre 2013 à Diago, une localité située à 12 km de Kati, où siégeait l’état-major de l’ex-junte commandé par le capitaine d’alors Amadou Haya Sanogo. Des fouilles opérées dans l’ex-résidence du même personnage, à Kati, n’ont, pour le moment, rien révélé….de leur secret. Mais selon des sources concordances, les recherches se poursuivent toujours à ce niveau et pourraient s’étendre également à la zone aéroportuaire où bérets rouges et bérets verts s’étaient également affrontés lors de la tristement célèbre nuit du 30 avril au 1er mai 2012.

Mamadou Fofana

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