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Le Républicain N° 4767 du 27/12/2013

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Poursuite contre ATT pour haute trahison / IBK exécute la volonté du Général Amadou Aya Touré
Publié le lundi 30 decembre 2013  |  Le Républicain


© Autre presse par DR
ATT: L`ancien président du Mali
Le Gouvernement du Mali engage des poursuites judiciaires contre l`ancien president ATT


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Poursuivre l’ancien président Amadou Toumani Touré (ATT) pour haute trahison. Si sa traduction dans la réalité par la saisine de l’Assemblée nationale, siège de la Haute cour de justice, est une nouvelle à laquelle les Maliens ne s’attendaient pas en ce moment, tant d’autres urgences plus brulantes attendent d’être traitées, l’idée, elle n’est pas nouvelle. Et la paternité n’est pas à recherchée ailleurs que dans l’un des ‘’Sanogo Shows’’ (speech) dont la transition a été riche.

Traduire le président ‘’incompétent’’ qu’a été Amadou Toumani Touré, devant la justice pour ‘’haute trahison’’ est une volonté exprimée par le Capitaine Amadou Aya Sanogo, après son coup d’Etat du 22 mars 2012. Ainsi après avoir tout à fait intégré dans son vocabulaire, l’expression favorite du putschiste Amadou Aya Sanogo, à savoir « tolérance zéro », IBK en arrive à l’exécution de sa volonté : poursuivre ATT pour haute trahison. Et cela suscite beaucoup de commentaire chez les Maliens, qui y voient une vraie boîte de Pandore que le président IBK, qui est comptable du bilan d’ATT pour avoir été président de l’Assemblée nationale, puis simple député, pendant les deux dernières mandatures, tente d’ouvrir.

Ce vendredi 27 décembre où le public a été informé par le communiqué du conseil des ministres qui n’a été diffusé que tard le soir. Les réseaux sociaux ont pris le relai cette nuit, et par le biais de la toile, les échanges ont donné un panel mondial impliquant les internautes de tous les continents. On note : « le Mali à plus besoin du règlement de la situation de Kidal qu'un jugement d'ATT. A mon avis IBK est entrain de faire régner la voix du plus fort et c'est mauvais d'autant plus que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas clairs et même s’ils le sont, lui-même ne peut pas s'en démarquer. Ils ont géré ce pays ensemble et ils sont tous responsables ». Quand d’autres indiquent: « nul et ne sera au dessus de la loi donc ATT sera jugé. ATT est le plus … [injure] président du monde vive IBK sur la vérité » ; « La situation de Kidal est la conséquence directe de la mauvaise gouvernance donc ses principaux acteurs doivent rendre compte au peuple souverain du Mali » ; « Que ce soit Haya ou pas, le peuple malien veut à travers le procès d'ATT, l'ensemble de la classe politique malienne qui a failli y compris IBK membre un moment de l'Adema. A moins qu'on veuille encore endormir le peuple. En regardant la constitution de la Haute Cour de Justice, faut pas rêver » ; « Si cet imbécile, comme tu le dis doit être jugé, les deux présidents de l'Assemblée nationale aussi devront l'être, le Mali a un régime semi-présidentiel co-géré avec l'AN ».

IBK comptable du bilan d’ATT ?

On note selon ces échanges sur la toile qu’en engageant une poursuite contre ATT pour haute trahison, « tous les grands Leaders des 20 dernières années devront répondre». Ceux qui soutiennent la poursuite pensent qu’il faut que des têtes tombent pour repartir. Et en revanche : « la tête du coupeur des têtes (IBK) sera coupée car il a fait plus d'années au pouvoir que les autres », commente un internaute.

En réalité, le communiqué du gouvernement est tombé comme un chevet dans la soupe. Que dit ce communiqué du gouvernement du 27 décembre 2013 ?

L’Assemblée Nationale, siège de la Haute Cour de Justice, vient d’être saisie par la lettre n°285/PG-CS du 18 décembre 2013, d’une dénonciation des faits susceptibles d’être retenus contre Amadou Toumani Touré, ancien Président de la République pour haute trahison.

Les faits dénoncés concernent, entre autres : « d’avoir, en sa qualité de Président de la République du Mali, donc Chef Suprême des Armées, et en violation de du serment prêté, facilité la pénétration et l’installation des forces étrangères sur le territoire national, notamment en ne leur opposant aucune résistance ». Il est reproché également à ATT d’avoir « détruit ou détérioré volontairement un outil de défense nationale » ; « d’avoir participé à une entreprise de démoralisation de l’armée caractérisée par les nominations de complaisance d’officiers et de soldats incompétents et au patriotisme douteux à des postes de responsabilité au détriment des plus méritants entrainant une frustration qui nuit à la défense nationale ». Le gouvernement IBK accuse l’ancien président ATT, de s’être opposé à la circulation du matériel de guerre, et d’avoir participé, en connaissance de cause, à une entreprise de démoralisation de l’armée, malgré la grogne de la troupe et des officiers rapportée et décriée par la presse nationale. D’avoir par imprudence, négligence ou inobservation des règlements, laissé détruire, soustraire ou enlever, en tout ou partie, des objets, matériels, documents ou renseignements qui lui étaient confiés, et dont la connaissance pourrait conduire à la découverte d’un secret de la défense nationale. Le communiqué de presse du gouvernement précise que l’opinion sera informée en temps utile des développements ultérieurs de ce dossier.

B. Daou

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