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Le Républicain N° 4775 du 13/1/2014

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Soumeylou Boubeye Maiga, ministre de la défense du Mali « Kidal n’est pas une ville occupée »
Publié le lundi 13 janvier 2014  |  Le Républicain


© Autre presse par DR
Soumeylou Boubeye Maiga
Soumeylou Boubeye Maiga


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Le ministre de la défense et des anciens combattants, Soumeylou Boubeye Maiga, était l’invité de la 3e édition du forum des Directeurs de Publication, le samedi 11 janvier 2014 au Centre Djoliba. Invité par la presse à se prononcer sur les activités de son ministère, Soumeylou Boubeye Maiga a laissé entendre que Kidal n’est pas une ville occupée.

Selon le ministre en charge de la défense et des anciens combattants, Kidal n’est pas une ville occupée. Et pour preuve, dira-t-il, aujourd’hui les forces maliennes sont déployées à Kidal. « La police et la gendarmerie ont été déployées. Elles effectuent des patrouilles dans la ville. Et l’armée patrouille en dehors de la ville. Maintenant ce qui reste c’est de finaliser les discussions sur le désarmement. Surtout le cantonnement de manière à ce que la situation sécuritaire soit beaucoup plus claire pour que nous puissions considérer que tous les porteurs d’armes sont désormais des adversaires ou des hors la loi», a expliqué Soumeylou Boubeye Maiga. Avant d’ajouter que l’Etat malien est en train d’envisager le déploiement des autres entités de l’Etat. « Mais c’est une situation qui va se gérer dans la durée. Parallèlement des discussions vont s’effectuer sur le cantonnement », a-t-il dit. Sur ce dernier point, le ministre a soutenu que les règles qu’ils essaient de faire prévaloir est de s’entendre sur le statut des combattants, procéder à leur recensement et à leur cantonnement sur des sites qui devront être accessibles, sécurisés et sous contrôle d’une force impartiale et finalement de voir dans quel programme de réinsertion ou de reconversion ils seront mis. « C’est un dispositif qui peut être long. Mais aujourd’hui, la majorité des gens veulent qu’on sorte rapidement de cette situation », prévient Maiga.

Le ministre a, par ailleurs, indiqué que l’armée malienne a à peu près 8.000 hommes et plus d’un millier de véhicules et d’engins sur le terrain. Selon lui, un processus de réflexion collectif est entamé au sein de l’armée pour aboutir à sa réorganisation autour de trois axes, à savoir : le renforcement des capacités opérationnelles de l’armée ; la gestion rigoureuse et équitable des ressources humaines et la préparation des forces à s’intégrer de manière harmonieuse dans un dispositif régional et international.

Soumeylou Boubeye Maiga s’est aussi prononcé sur le prochain accord militaire qui doit être signé entre la France et le Mali. Selon lui, l’accord qui doit être signé est fait à la demande des deux parties. Et s’il venait à se faire, expliquera-t-il, il reflèterait le fait que nous sommes dans une relation bilatérale importante pour la préservation de la sécurité de l’ensemble de notre sous-région. « Je ne sais pas la connotation que les gens donnent à l’accord. Mais il faut dédramatiser tout ça. Nous avons tous estimé qu’il était adéquat que nous ayons un accord pour dire les conditions dans lesquelles notre coopération militaire va se dérouler. Ce n’est pas plus compliqué que ça », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que les deux parties ont estimé que leurs relations doivent s’inscrire dans la durée comme dans beaucoup d’autres domaines.
Concernant l’anniversaire de l’armée (le 20 de ce mois), le ministre a indiqué qu’elle sera placée sous le signe de la force et de la cohésion retrouvée. A cette occasion, dira le ministre, un défilé à pied sera organisé parce que l’essentiel des engins se trouve sur le théâtre d’opération. Soumeylou Boubeye Maiga a annoncé, pour la même occasion, la pose de la première pierre d’un programme de logements sociaux (à Sebenicoro) pour les militaires et l’inauguration d’une stèle à Kati en la mémoire de ceux qui sont morts pour le Mali.


Madiassa Kaba Diakité

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