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L’Indépendant N° 3417 du 13/1/2014

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Affaire du détournement de fonds au ministère de la Culture : Le ministre Bruno Maïga rejette en bloc les accusations portées contre lui
Publié le lundi 13 janvier 2014  |  L’Indépendant


© aBamako.com par mouhamar
Atelier de validation du projet de politique nationale de la ville
Bamako, le 18 Novembre 2013 au CICB: Moussa Mara, ministre de l`Urbanisme et de la Politique de la Ville du Mali a présidé la cérémonie d`ouverture de l`Atelier de validation du projet de politique nationale de la ville. Photo:Bruno Maiga, ministre de la Culture


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Le ministre de la Culture, Bruno Maïga a rencontré le jeudi 9 janvier dernier, dans les locaux de son département, les hommes de média, afin de donner sa version de fait à propos des informations publiées par un journal de la place dans sa livraison du 7 janvier dernier. Intitulé : » Dilapidation de fonds au ministère de la Culture. Plus de 886 996 500 Fcfa détournés « , cet article évoque des accusations portées contre lui, par un groupe qui se fait appeler » les Gardiens de la République « . Ceux-ci ont adressé une lettre ouverte à la primature dans laquelle ils se montrent très critiques vis-à-vis de la gestion des fonds publics au ministère de la Culture.


Selon les explications du premier responsable du département de la Culture, quelques jours avant la publication de cet article, un groupe de journalistes l’avait rencontré dans son bureau pour lui faire part d’un dossier concernant son département. Il s’agissait d’un éventuel détournement de fonds à hauteur de 886 996 500 FCFA qui serait reproché à son département. » Je leur ai demandé de faire leur travail s’ils estimaient que cette information était fondée. A ma grande surprise, je vois cette information publier dans un autre journal ».
Revenant sur les faits, le ministre Maïga déclare : « quand nous prenions service en décembre 2012, deux faits marquants ont accompagné notre rentrée en fonction. D’abord l’incendie qui s’avérait volontaire d’après les résultats de la police et de l’EDM. Cet incendie qui avait survenu dans la salle du document comptable du département, le 7 janvier 2013, la veille de la passation de service, avait fait voler en éclat toutes les pièces justificatives non justifiées et cela suite à la découverte au niveau du trésor des doubles facturations et mandations. Aussi, il n’existait aucune concordance entre les documents se trouvant au trésor et ceux figurant au département de la culture. Sachant que les traces se trouvaient au niveau des archives, un autre incendie s’est produit dans la salle des documents d’archive de la bibliothèque nationale.


Lors de la passation de service, le nouveau DFM a refusé de signer certains documents au regard de la divergence et non concordance des pièces domiciliées à son niveau. Pour cela, il a obtenu des aveux verbaux du chef de division des finances qui était responsable de la gestion. La même nuit, le DFM a été attaqué par des individus à 150 mètres de son domicile et laissé pour mort. Après l’avoir conduit dans un centre de santé communautaire, c’est finalement aux urgences du CHU Gabriel Touré, qu’il recevra des soins intensifs pendant une dizaine de jour.



Suite à ces faits, j’ai relevé certains agents de la DFM, y compris le chef de division des finances, le régisseur et deux autres agents. Bien qu’ils aient été relevés de leur fonction, ils sont restés avec nous. A cause de la lourdeur administrative, je n’ai pas pu les affecter ailleurs. Je présume que ce sont eux qui sont derrière toute cette situation, car ils ont juré d’avoir la peau du DFM et du ministre « a-t-il déclaré.
Le ministre de la Culture a rappelé que la teneur de ce document ne peut être obtenue que par quelqu’un qui travaille à la DFM, car tous les faits relatés sont relatif à des chapitres du budget du département de la culture. Le montant qui ressort dans le document est l’ensemble du montant du budget alloué au ministère, hormis les frais de fonctionnement du personnel. Ce qui veut dire en d’autre terme que le ministère n’a pas fonctionné durant cette période. Selon le ministre « le souci de nuire est allé au-delà de la logique financière. C’est pourquoi j’ai porté plainte contre X pour injures et propos diffamatoires auprès du procureur de la République de la Commune III, afin que ce problème trouve définitivement une solution « .
Le ministre a indiqué que depuis l’agression du DFM, une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Kalaban Coro et les résultats ont été déposés auprès du procureur de la République du tribunal de Kati. « Nous avons également déposé au niveau du pôle économique l’ensemble des documents frauduleuses que nous avons retrouvé dans le département. Malheureusement, rien ne bouge. Nous avons encore adressé une correspondance au ministre de la justice, lui demandant de revoir ce dossier, afin que tout ce qui a fait l’objet d’une enquête préliminaire ne soit pas laissé sans suite pour que les coupables soient jugés. Il est temps que la justice tranche cette affaire… Surtout à l’heure où le Président de la République fait de la lutte contre les biens illicites son cheval de bataille. Nous n’avons pas besoin de sabotage » a-t-il déclaré. Le ministre a battu en brèche les propos de l’auteur de l’article qui dit avoir tenté de le joindre en vain.
Enfin, le ministre a précisé qu’il n’en veut pas aux journalistes mais plutôt aux responsables de ces fuites de documents dont il est sur qu’ils font partie du ministère.

Clarisse NJIKAM

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