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Rétrospective sur l’année 2013 au Mali : faits politiques, sociaux et économiques majeurs
Publié le mardi 14 janvier 2014  |  Oxfam GB Mali


© aBamako.com par S.A
Décoration des ministres du gouvernement par le président de la république par intérim Dioncounda Traoré
Lundi 2 septembre 2013. Bamako, Koulouba. Le président de la république par intérim Dioncounda Traore décore les ministres du gouvernement


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Confortablement installés depuis près de neuf mois dans le septentrion malien, les groupes armés ayant comme noyaux durs les combattants d’Ansardine, d’Aqmi et du Mujao se signalent très tôt en ce début d’année 2013 le long de la ligne de démarcation entre le Nord et le Sud. Ils ne cachent plus leur velléité de marcher sur le reste du pays pour la mise en place d’ un califat islamique et l’instauration de la charia. L’angoisse est dès lors palpable.

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3 janvier : La COPAM réclame tenue des Assises nationales
La Coordination des organisations patriotiques du Mali, mouvement dont fait partie ‘’IBK ! Mali 2012’’ de l’ancien Premier Ministre et ancien Président de l’Assemblée nationale, Ibrahim Boubacar Keita. Il dira ceci face à la situation qui prévalait « Aujourd’hui comme hier nous estimons, conformément à l’Accord cadre qu’il est nécessaire et incontournable de réunir les forces vives de la Nation malienne sous l’égide de ceux en charge de la transition, notamment le Président ».

9 janvier : Tirs de sommation de l’armée malienne à Konna
Menés par l’armée malienne ces tirs ont pour but de dissuader les islamistes dans leur avancée vers Konna considérée comme la ligne de démarcation entre le Noird et le Sud. La tension continue à monter.


10 janvier : Attaque de Konna
Premiers combats entre les différentes parties. L’armée malienne contre laquelle les djihadistes ont coalisé se trouve en difficulté et se replie sur Sevaré. L’onde de choc se propage su! r Mopti, à tout juste 70 km. La psychose est sur le point de gagner Bamako.


11 janvier : Début de l’opération Serval
Elle fait suite à la demande faite par le Président de la transition Dioncounda Traoré au président François Hollande pour l’aider à contrer l’avancée des groupes terroristes. Les forces armées françaises effectuent leurs premières frappes sur le sol malien. La rue apprécie, le drapeau français est arboré partout. François Hollande s’exprime en ces termes : « Les forces armées françaises ont apporté cet-après midi leur soutien aux unités maliennes pour lutter contre ces éléments terroristes. Cette opération durera le temps nécessaire. J’informerai régulièrement les français sur son déroulement. Les Ministres concernés, celui des Affaires trangères - en liaison avec les Nations Unies, car nous intervenons dans le cadre de la légalité internationale -, comme le Ministre de la Défense, donneront également toutes les informations utiles à la population. Les terroristes doivent savoir que la France sera toujours là lorsqu’il s’agit non pas de ses intérêts fondamentaux mais des droits d’une population, celle du Mali! qui veut vivre libre et dans la démocratie ».
Quelques instants après le début de l’opération, le lieutenant Damien Boiteux, pilote d’hélicoptère est tué dans les combats. Des corps de djihadistes jonchent les rues de Konna.
Dioncounda Traoré, appelle à soutenir l’effort de guerre : « Mes chers compatriotes, notre histoire en tant que communauté des destins s’accélère. Nous avons le choix, soit de subir cette accélération, soit de la maitriser. Aux compagnies minières, téléphoniques et autres ainsi qu’à toute personne morale ou physique ayant quelque moyen, d’apporter leur contribution à cette lutte contre le terrorisme…Nos forces de sécurité doivent assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, singulièrement nos hôtes étrangers ».
L’opération Serval parvient en quelques jours à affaiblir considérablement! les djihadistes qui s’infiltrent par la suite à Diabaly, située à 400 km de Bamako.


14 janvier : Bataille de Diabaly
Une colonne djihadiste de près de 400 hommes lourdement armes à bord de véhicules venant de la frontière mauritanienne attaque Diabaly et profite pour s’infiltrer au sein de la population. Le Togo et le Nigeria sont les premiers pays africains à venir en appoint. Malgré le renfort d’un hélicoptère, l’armée malienne se replie là encore en moins de 3 heures. La France intervient et de nombreux morts sont signalés dans les rangs des djihadistes. Diabaly est libérée et sécurisée.


18 janvier : Engagement de soldats tchadiens au Mali
Le Président Idriss Deby a informé le Premier ministre, les présidents des inst! itutions et des groupes parlementaires représentés à l’Assemblée nationale de sa décision d’envoyer 2 000 soldats aux forces internationales présentes sur le sol malien. «Le Tchad ne pourrait continuer à garder le silence. Il ne peut se soustraire à son obligation de solidarité vis-à-vis du peuple malien. C’est la raison pour laquelle j’ai donné l’accord du Tchad, à la demande des autorités françaises, pour que la mission « Epervier » puisse être mobilisée au profit de l’opération « Serval » à partir de notre territoire. En outre, nous avons pris la décision de déployer sur le sol malien un contingent de l’Armée nationale tchadienne pour soutenir les efforts de la communauté internationale en vue de la restauration de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République du Mali », a annoncé le Chef de l’Etat tchadien.


25 janvier : Libération de Gao
Après deux semaines d’intervention, les troupes françaises et maliennes prennent le contrôle de Gao. Il s’agit-là d’une étape importante dans la lutte contre les djihadistes qui occupent le Nord du Mali.

27 janvier : Libération de Tombouctou
La prise de la ville par l’armée française, les forces maliennes et d’autres contingents africains a commencé par la sécurisation de Léré, (frontière mauritanienne), le contrôle de l’aéroport de Tombouctou et des voies d’accès de la ville.

2 février : Visite historique de François Hollande
Elle a d’abord commencée par Mopti pour se poursuivre à Tombouctou et s’achever à Bamako. La foule était telle à Tombouctou que les deux présidents n’ont pas pu délivrer de discours. A l’étape de Bamako, François Hollande dit ceci : « Oui c’est vrai. J’ai pris une décision grave le 10 janvier d’engager les soldats français avec les soldats maliens. C’était l’appel que m’avait lancé le président Traoré. C’était le devoir de la France qui agissait au nom de la communauté internationale avec le soutien des pays européens dans le cadre des Nations Unies… Je m’exprime ici devant le monument de l’indépendance, pour rendre hommage à votre histoire mais aussi pour vous dire que votre pays va connaître une nouvelle indépendance qui ne sera plus, cette fois, la victoire sur le système colonial mais la victoire sur le terrorisme, l’intolérance et le fanatisme. Voilà votre indépendance».
Le président Hollande termine ainsi : « Et moi, je veux ici vous dire que je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique. Parce que, à un moment, une décision doit être prise, elle en! gage la vie d’hommes et de femmes. Cette décision, je l’ai prise au nom de la France. Cette décision, elle honore la France et à travers les clameurs, la ferveur, le soutien que vous m’apportez, c’est à toute la France que vous donnez votre plus grand hommage ».
Sur la place de l’indépendance, symbole de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale, le président Traoré déclare devant une foule toujours en liesse : « Voilà ce que j’aurais dit ce matin à Tombouctou. Population de Tombouctou, représentants de Tombouctou ici Bamako, dites à votre frère, dites à notre frère, François Hollande, qu’il est le très bienvenu parmi nous, le très bienvenu, chez lui, à Tombouctou ! Tombouctou la mystérieuse, Tombouctou la sainte que l’ignorance et l’obscurantisme ont cherché à profaner.

Représentants de Tombouctou, dites à François Hollande, le Président de la France, la France de la Révolution de 1789, la Président de la France de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité, qu’il est le frère de toutes les Maliennes, de tous les Maliens, le frère de toutes les Sahéliennes, de tous les Sahéliens, l’ami sincère de l’Afrique toute entière. Dites-lui que ce jour – le 2 février 2013, où il est venu nous témoigner de la plus belle des manières sa solidarité et son engagement – sera inscrit en lettres d’or dans ce que cette partie du monde sait faire de mieux, à savoir consigner l’histoire des faits et des Hommes. Dites-lui qu’en répondant positivement et sans délai à notre demande d’assistance militaire – à un moment où le destin, à un moment où l’existence même de notre pays était menacée – il a réécrit avec l’engage! ment de l’armée tricolore et le sacrifice de Damien Boiteux, un nouveau chapitre de notre histoire ».


21 février : Mort de plusieurs soldats tchadiens
Les soldats tchadiens en opération contre les djihadistes dans l’Adrar des Ifoghas font leurs premières pertes en hommes. Ce sont exactement 38 soldat! s de Ndjamena qui trouveront la mort lorsque des djihadistes font usage de leurs ceintures d’explosifs. L’émoi est profond au Mali, au Tchad et ailleurs. Ces pertes n’entament pas la détermination de l’état-major tchadien à poursuivre le combat contre les groupes de djihadistes et les narcotrafiquants.
93 morts sont annoncés dans le camp des djihadistes.

6 mars : Création de la Commission Dialogue! et Réconciliation
La Commission composée de 33 membres est créée par décret présidentiel pour une durée de 2 ans. Son mandat est de…La commission est présidée par Mohamed Salia Sokona, (nommé le 29 mars) ancien ministre et ancien ambassadeur.

17 mars : Retour de l’Administration au Nord
Le gouverneur de Tombouctou, le colonel Mamadou Mangara et celui de Gao, le colonel Adama Diallo, ont fait leur retour dans les deux capitales régionales. Ces deux hauts gradés de l'armée malienne occupaient ces postes au moment de la chute des deux principales villes du nord après l'arrivée des groupes djihadistes et des narcotrafiquants. Après la fuite des djihadistes et l'arrivée des soldats maliens et français à la faveur de l'opération Serval, les municipalités étaient chargées de gérer les affaires courantes. Aujourd'hui, les gouverneurs, les préfets et sous-préfets sont de nouveau aux commandes. La tâche qui les attend est immense.
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21 mars : Création d’un mandat d'expert indépendant des droits de l'homme
Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a adopté ce jeudi, par consensus, une résolution créant un mandat d'expert indépendant sur le Mali pour une période d'un an.

2 avril : Visite des sénateurs John McCain et Sheldon Whitehouse
Une délégation bipartisane de de! ux sénateurs américains, conduite par le républicain John McCain, ancien candidat à l’élection présidentielle, a effectué une visite de deux jours au Mali. Le deuxième sénateur est Sheldon Whitehouse, un démocrate de Rhode Island. La délégation est venue jauger la situation du Mali et avoir une meilleure compréhension des défis actuels auxquels le pays est confronté.

10 avril : L’administration revient à Bourem
Le préfet du cercle de Bourem, Issa Koné, son adjoint et les sous-préfets sont de retour à leurs postes respectifs. Les administrateurs ont été accueillis avec joie et soulagement par la population. Leur premier geste a été de rencontrer les responsables locaux, les chefs de village et de fraction et les leaders religieux.

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12 avril : Deuxième prorogation de l'état d'urgence
Les députés maliens ont adopté vendredi 12 avril à l'unanimité le projet de loi autorisant une deuxième prorogation de l'état d'urgence au Mali. La décision de prorogation a été prise l’avant-veille, lors du conseil des ministres, réuni sous la présidence du président de la République par intérim du Mali, Dioncounda Traoré. Les députés maliens ont approuvé cette prorogation, qu! i prendra fin le 6 juin 2013, à 129 voix pour, zéro abstention et zéro contre. Cette deuxième prolongation de l’état d’urgence est jugée gênante par beaucoup de maliens.

18 avril : Présentation des lettres de créance de l’Ambassadeur de France
S.E.M. Gilles Huberson, nouvel Ambassadeur de France a présenté ses lettres de créances au président de la République par intérim, le Pr Dioncounda Traoré. Il remplace Christian Rouyer en poste au Mali depuis mars 2011.

19 avril : Réunion de Groupe de suivi et d’évaluation
Le ! Groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali se réunit ce vendredi à Bamako, Cette réunion à laquelle prendront part en plus des autorités maliennes, le commissaire de l’Union Africaine à la paix et à la sécurité, le président de la commission de la CEDEAO, le représentant de l’ONU, s’est penchée sur l’évolution du processus politique et de réconciliation. Elle a abordé aussi la préparation des élections, les situations sécuritaire et humanitaire. Les participants ont convenu sur le fait que la dissolution du MNLA et de toutes les autres milices va faciliter le processus de restauration de l’autorité de l’État malien sur l’ensemble du territoire national, de même qu’elle va renforcer la confiance, la sécurité et les perspectives de réconciliation nationale.

22 avril : Vote par le Parlement français de la prolongation de l'opération Serval
Le Parlement doit se prononcer lundi sur la prolongation de l'opération militaire française au Mali, dont le dispositif est peu à peu allégé, près de quatre mois après le début des combats contre les groupes islamistes qui occupaient le nord du Mali. Le vote des parlementaires ne devrait pas réserver de surprise, députés et sénateurs ayant jusqu'à présent soutenu massivement l'intervention.

25 avril : Adoption de la Résolutio! n 2100 (2013)
Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé ce jeudi (Résolution 2100) la création d'une force de maintien de la paix de 12.600 Casques bleus chargés de stabiliser le nord du Mali après l'intervention française contre les islamistes qui contrôlaient cette région. Cette Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA

), prendra le relais de la Misma (force panafricaine), et sera déployée le 1er juillet pour une période initiale de 12 mois.

Dans les 60 jours à venir, le Conseil devra déterminer si la sécurité sur le terrain est suffisante, indique la résolution, mise au point par la France et adoptée à l'unanimité. La Minusma comprendra au maximum 11.200 soldats et 1.440 policiers.


5 juin : Entrée en fonction du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali

Albert Gérard Koenders (Pays-Bas) a été nommé au poste de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSMA le 17 mai 2013 par le Secrétaire général de l’ONU.

18 juin : Signature de l’Accord préliminaire de Ouagadougou
La signature intervient entre le Gouvernement d’union nationale de transition de la République du Mali, d’une part et la coordination du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) d’autre part. L’Accord de Ouagadougou n’est pas du gout du radical Oumar Mariko du SADI. Soumana Sacko,leader du CNAS-Faso here le dénonce aussi. A travers sa signature, 200 soldats seront par la suite présents à Kidal. L’accord préconise entre autre un cessez-le feu permettant la tenue des élections et la reprise des pourparlers inclusifs, 100 jours après la nomination du Gouvernement issu des élections. Cette disposition n’a toujours pas été mise en œuvre.

29 juin : Validation des candidatures par la Cour constitutionnelle
Plusieurs personnalités politiques maliennes sont candidates à l’élection présidentielle du 28 juillet. La Cour reçoit 36 candidatures parmi lesquelles 2 femmes. 8 candidatures seront par la suite rejetées, soit pour défaut de paiement de la caution de 10 millions de francs CFA, soit pour insuffisance de parrainage.

1er juillet : La MINUSMA aux commandes de l’opérations de stabilisation au Mali
Le transfert d’autorité entre les forces de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a eu lieu ce matin au cours d’une cérémonie à Bamako, marquant ainsi le lancement officiel des opérations des Casques bleus au Mali. La MINUSMA est la troisième plus importante opération de maintien de la paix de l’ONU parmi les seize actuellement déployées à travers le monde.


17 juillet : Tiebile Dramé retire sa candidature
Après avoir demandé un report du scrutin à la Cour constitutionnelle, le Président du PARENA reti! re sa candidature lors d’une conférence de presse estimant que « les conditions d’une élection régulière ne sont pas réunies ».

28 juillet : 1er tour de l’élection présidentielle
De nombreuses polémiques avaient eu lieu sur l’organisation du scrutin. Le ! premier tour se déroule néanmoins dans le calme avec une participation massive.

7 aout : Proclamation des résultats par la Cour Constitutionnelle
Les résultats donnent IBK vainqueur au 1er tour (39,79%) pour un taux de participation sans précèdent de 48, 98 %. Une campagne très courte pour le 2ème tour est aussitôt déclenchée. Soumaïla Cissé deuxième avec 19,7 % propose à son adversaire l'organisation d'un débat mais Ibrahim Boubacar Keïta décline la proposition, faute de temps dira son état-major de campagne.

11 aout : 2ème tour de l’élection présidentielle
De nombreux candidats battus au premier tour ont appelé à voter pour Ibrahim Boubacar Keita. Le nouveau président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, a été élu avec un score de 77,6% contre 22,3% à son rival Soumaïla Cissé qui avait reconnu sa défaite dès le lendemain du scrutin du 11 août.


14 aout : Le Capitaine Sanogo reçoit le grade de Général
Promu Général de corps d’armée par le Conseil des ministres du 14 aout 2013 présidé par le Président de la République par intérim, Amadou Haya Sanogo devient ainsi l’officier le plus gradé de l’armée malienne.


27 août : IBK rend sa première visite au président Deby
Le président malien élu, Ibrahim Boubacar Keïta, a effectué une visite express au Tchad pour remercier son homologue, Idriss Déby. Le Tchad est le pays qui a perdu le plus d’hommes dans la libération du nord du Mali.


28 août : Inondations meurtrières à Bamako
Vingt-quatre morts ont été enregistrés dans les communes I et II du District à la suite des fortes pluies.

4 septembre : Prestation de serment du Président de la République
Ibrahim Boubacar Keïta, ex-Premier ministre élu à l’issue du scrutin du 11 août, a prêté serment ce mercredi à Bamako comme président du Mali pour cinq ans devant la Cour suprême. "Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain, de respecter et de faire respecter la Constitution et la loi, de remplir mes fonctions dans l’intérêt ! supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national", a déclaré M. Keïta, selon la formule consacrée au cours d’une cérémonie solennelle.
Dans la série d’hommages rendus aux personnalités du pays, Ibrahim Boubacar Keïta, a créé la surprise en qualifiant de « grand républicain », l’ancien président de la République Moussa Traoré présent dans la salle. Un propos que beaucoup de maliens ont considéré comme une souillure de la mémoire des martyrs de la révolution de mars 1991.

8 septembre : Nomination du nouveau gouvernement
Ce gouvernement est marqué par la création d’un Ministère de la Réconciliation nationale et du développement des régions du Nord. Autre fait nouveau, la préséance du Gouvernement revient au Ministre de la Justice comme pour souligner l’importance des questions de justice, de promotion et protection des droits de l’homme. Le Gouvernement est cependant conteste par une grande part! ie de la population et de l’électorat du président qui n’ont pas apprécié le retour aux affaires d’anciens collaborateurs du pouvoir ATT ou l’arrivée d’un ‘’ancien rebelle’’ a la tête de la diplomatie malienne.

19 septembre : Investiture du Président de la République
Cette investiture à laquelle ont pris part de nombreux Chefs d’Etat et de Gouvernement va marquer le début du mandat du tout nouveau président du Mali, Ibrahim B! oubacar Keïta. Elle couronne sa victoire à près de 78 % au 2ème tour de l’élection présidentielle du 11 août dernier et après la prestation de serment.

24 septembre : Libération par le MNLA de 30 personnes impliquées dans le conflit du Nord
Le MNLA a libéré ce jour 30 prisonniers qui ont par la suite été conduits à Mopti par la MINUSMA en vue de regagner leurs domiciles respectifs.

30 septembre : Mutinerie du Camp Sundjata de Kati
Un des proches du général Sanogo dirige ce jour la mutinerie d’une trentaine de soldats. Se sentent léser par la situation de promotion exceptionnelle dont a bénéficié certains de leurs chefs, les mutins se sont mis à tirer partout.

1er octobre : Visite du Ministre Britannique des territoires d’outre-mer à Tombouctou
Une délégation composée du Ministre britannique des territoires d’outre-mer (British Overseas Territories), Mark Simmonds, de la Responsable du PAM au Mali, Sally Haydock, et du Représentant spécial adjoint de la MINUSMA en charge des questions humanitaires, David Gressly ont effectué une visite à Tombouctou, ce mardi 1er octobre 2013. Le Mini! stre britannique a expliqué l’intérêt que son gouvernement manifeste pour aider le Mali à sortir de cette crise. Il a souligné le rôle important que les leaders religieux peuvent jouer dans le cadre de la réconciliation,

2 octobre : Libération par Bamako de prisonniers liés à la crise du nord
En! application de l'article 18 de l'Accord préliminaire de Ouagadougou et dans le cadre des mesures de confiance, le gouvernement malien représenté par le Ministre de la justice et celui en charge de la réconciliation a libéré 23 détenus, parmi lesquels des personnes figurant sur la liste fournie par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et le Haut Conseil pour l’unité de l'Azawad (HCUA).


3 octobre : Nomination du nouveau Médiateur de la république
Le Conseil des ministres d’hier présidé par IBK a procédé à la nomination de Baba Akhib Haidara en qualité de Médiateur de la République. Originaire de Tombouctou, militant de l’indépendance du Mali, Président d’honneur du parti Union soudanaise RDA (US-RDA), fondé en 1946, Baba Akhib Haidara est physicien de formation. Il a été candidat du parti US-RDA à la présidentielle de 1992. Il fut Coordonnateur régional de l’UNESCO pour l’Afrique. Inspecteur d’enseignement de physique il a produit des manuels scolaires qui ont fait leur preuve dans l’enseignement au! Mali. Il a joué un rôle actif dans l’inscription de Tombouctou sur la liste des Sept merveilles du monde.

10 octobre : Manifestation à Gao
A l'appel de plusieurs associations de jeunes et de femmes, environ un millier de personnes se sont rassemblées ce jeudi, à Gao pour dénoncer pêle-mêle l'insécurité, l'absence de perspectives pour la jeunesse. Les populations locales ne demandent plus seulement le renforcement des mesures de sécurité pour faire face à certains jihadistes qui sont toujours à la périphérie de la ville. Les revendications sont désormais aussi d'ordre social.

11 octobre : Naufrage de Koubi
L'accident survenu aux environs de Konna est dû vraisemblablement à un problème de surcharge de l'embarcation. Les autorités maliennes ont décidé de revoir les dispositions relatives à la sécurité des transports fluviaux pour qu'un tel drame ne puisse pas se reproduire. Selon un bilan communique par le Ministre malien de la Sécurité, le naufrage a fait 72 morts, 11 blessés et 210 rescapés.

14 octobre : Levée des mandats d’arrêts contre les responsables des groupes armés
Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Ouagadougou, le gouvernement malien a procédé à la levée des mandats d’arrêt contre les responsables du MNLA du HCUA et du MAA. Le ministre de la justice en charge du dossier a indiqué que la levée des mandats entre dans le cadre d’un certain nombre de mesures dites de confiance en vue de leur permettre de participer aux discussions ultérieures devant se tenir dans la capitale. Ses expli! cations et autre argumentaire fournies à la fois en français et en langue nationale bamanan par le ministre de la justice, n’ont pas suffi à convaincre de nombreux maliens hostiles à ces mesures.

21-23 octobre : États généraux de la décentralisation
Les Etats généraux de la décentralisation sont sans doute l’activité la plus importante que les nouvelles autorités organisent depuis le début du quinquennat. Après plus de 10 ans de mise en œuvre, les acteurs du domaine notent que le processus de décentralisation a enregistré des acquis importants, notamment dans les domaines de la fourniture des services de base (éducation, santé, eau potable, équipements marchands). Il est apparu néanmoins que le transfert des compétences et des ressources constitue les points faibles de cette réforme.

1-3 novembre : Assises nationales du Nord
Cette cérémonie, qui était placée sous la haute présidence d’Ib! rahim Boubacar Keita, président de la République, a enregistré la présence d’un millier de participants du nord, mais la région du Gao n’a pas fait le déplacement pour des problèmes inhérents à l’organisation organisation. Dans son discours d’ouverture le Président dira : « La résolution du problème du Nord demeure la priorité la plus pressante. Je veux réconcilier les cœurs et les esprits, rétablir une vraie fraternité entre nous, afin que chacun, dans sa différence, puisse jouer harmonieusement sa partition dans la symphonie nationale. Je veux rassembler toutes les composantes et toutes les générations de la société malienne, mobiliser les talents et les efforts en vue de l’avènement d’une société nouvelle basée sur l’Exc! ellence. Notre Nation a subi l’humiliation le plus grave de son histoire. Je veux rassembler les maliennes et les maliens pour que triomphent la justice et l’Equité sans lesquelles il n’y a pas d’avenir viable pour une Nation. Tant que j’ai la chance de diriger le Mali, le Mali sera un et indivisible».


2 novembre : Enlèvement et assassinat de deux journalistes français a Kidal
Suite à cet assassinat les Nations Unies ont adopté une résolution sur la liberté fondamentale d’informer et d’être informe et ont retenu cette date comme Journée internationale pour mettre fin à l’impunité des crimes contre les journalistes.

4-5 novembre : Visite du Secrétaire général de l’ONU
M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies accompagné d’une délégation de haut niveau comprenant le président du groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, la présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, le Commissaire au développement de l’Union européenne, Andris Piebalgs, et le Président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka a effectué une visite au Mali les 4 et 5 Novembre 2013 qui l’a conduit également à Tombouctou.
Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée dans la région du Sahel afin de discuter de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel avec les représentants des pays de la région. La délégation a eu l’occasion de rencontrer le Président de la République du Mali, S.E.M. Ibrahim Boubacar Keita ainsi que les membres de son gouvernement et échanger sur les questions sécuritaires, humanitaires et la mise en place d'un mécanisme de coordination de l'action à mener au Sahel. La visite au Mali fut aussi l’occasion pour! le Secrétaire général de constater le travail effectué par la MINUSMA depuis son établissement en juillet dernier.


14 novembre : Libération des locaux gouvernementaux à Kidal
Les groupes armés menés par le MNLA ont libéré le Gouvernorat et la station régionale de l’ORTM à Kidal, suite a une médiation entreprise par la MINUSMA. Lesdits locaux ont ensuite été soumis à une inspection de sécurité menée par la MINUSMA.


24 novembre : 1er tour des élections législatives
1087 candidats partants pour 147 sièges à pourvoir. D’une manière générale il faut noter la bonne organisation de ce scrutin du dimanche : les leçons ayant été tirées des imperfections de la présidentielle du mois d’aout. En dehors de quelques cas isolés, aucun incident majeur n’a été enregistré. Ce constat est général. Le taux de participation est moindre qu’ à la présidentielle.

27 novembre : Arrestation du Général Sanogo
Après de nombreux faux bonds par lesquels il a défié la justice malienne, une partie de la classe politique et de l’armée, le Général Sanogo a fini par être arrêté et présenté au juge Yaya Karembe. Il devra répondre devant la justice de son rôle présumé dans les exactions commises par ses proches lors ! du contre-coup d’état d’avril 2012. La population malienne est partagée sur cette arrestation : certains y voient la fin de l’impunité, d’autres en revanche pensent que l’heure est plutôt à la réconciliation nationale et à la libération de Kidal.

27 novembre : Montée de tension à Ménaka
La ville de Ménaka (foyer des rebellions qui ont secouées le Mali) est sous haute tension trois jours après les législatives du! 24 novembre. Cette situation est consécutive à la victoire dès le premier tour du candidat indépendant Bajan Ag Hamatou à qui il est reproché le bourrage des urnes, le trafic d’influence et la corruption. Son rival ...est du RPM

27 novembre : Remise au président des rapports des structures de contrôle de gestion
Il s’agit des bulletins d’information 2011 et 2012 de la CASCA (Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration) et du rapport du Vérificateur général. Le tableau décrit dans les deux documents est noir et les conclusions sont alarmantes. Les mauvaises pratiques ont en effet causé à l’état une perte financière de plus de plus de 50 milliards de FCA. Le Chef de l’Etat a rassuré que personne n’entravera le cours de la justice. Il a promis de sévir.

28 novembre : Le Premier Ministre empêché de se rendre à Kidal
Le Premier ministre malien, Oumar Tatam Ly, a été contraint ce jeudi d'annuler une visite à Kidal, après l'intrusion de manifestants hostiles sur l'aéroport. Les forces de la Minusma sont accusées de n’avoir pas pu empêcher les manifestants de pénétrer sur la piste d'atterrissage. Le gouvernement est en colère.

3-4 décembre : Découverte de charniers aux environs de Bamako.
Un charnier contenant 21 corps a été découvert dans la commune rurale de Diago. Les personnes décédées sont pressenties comme étant des bérets rouges qui auraient été fusillés dans la nuit du 2 au 3 mai 2012 par des hommes aux ordres du General Sanogo. Des investigations médicolégales ont aussitôt été entreprises au Centre hospitalo-universitaire Gabriel Toure, afin d’identifier les victimes.

30 novembre-1er décembre : Forum régional de Gao
Organisé par le Ministère de la réconciliation nationale, était une réponse aux recommandations faites lors des Assises nationales notamment celle visant à approfondir le dialogue national à travers les rencontres intra et intercommunautaires. Tombouctou veut suivre l’exemple

10 décembre : 18ème Edition de l’Espace d’interpellation démocratique (EID)
Le Jury d’honneur de cet évènement annuel qui se tient tous les 10 décembre (journée internationale des droits de l’homme) était présidé par le Médiateur de la République du Bénin.
De nombreux acteurs nationaux, organisations de la société civile ont pris part à cette journée de discussions. L’essentiel des débats a porté sur le problème foncier, la situation du Nord et les crimes y subséquents, les problèmes d’assainissement, la réforme des forces de défens! e et de sécurité.

15 décembre : 2ème tour des élections législatives
Le taux de participation à ce deuxième tour est juge faible. Pour le processus électoral 2013 qui vient d’arriver à terme, la MINUSMA, en vertu de son mandat, a apporté à la fois aide logistique et technique aux structures maliennes en charge des élections que sont la CENI, la Cour Constitutionnelle, le Ministère de l’Administration territoriale et la Délégation générale aux Élections. Cet appui s’est notamment traduit la constitution du fichier électoral biométrique et le transport du matériel électoral lourd et sensible vers les centres de vote éloignés de la capitale. 127 députés ont été élus.

Quoi qu’il en soit, l’on peut affirmer que le Mali a réussi son entrée dans l’ère de la biométrie dans les élections. En effet, la mise en place d’un fichier électoral fiable, soumis à l’actualisation et accepté par toute la classe politique, bien avant les élections, constitue un grand pas vers des élections transparentes, libres, apaisées et démocratiques.

18 décembre : Pose de la première pierre du barrage de Gouina
Ce barrage dont les travaux prendront fin en fournira entre autre 140 MW d’électricité au Sénégal, au Mali, a la Mauritanie et à la Guinée réunis au sein de l’OMVS. Le Président IBK dira en cette occasion et en présence des Présidents Sénégalais, Mauritanien et du Premier ministre Guinéen ceci : « je ne négocierais plus avec un groupe armé. Ceux qui veulent la paix négocieront sans armes avec le Gouvernement du Mali. Aucun rebelle ne sa! urait se hisser en ma hauteur pour discuter d’égal à égal. Cela n’est admis nulle part et cela ne sera pas admis par le Gouvernement de la République du Mali, par le Chef d’Etat du Mali que je suis. Je le dis et je répète. » Un message de fermeté accueilli favorablement par la population.


23 décembre : Réintégration du Mali dans l’AGOA

Le président américain Barack Obama a décidé de réintégrer le Mali au sein de Africa Growth and Opportunity Act (AGOA). La mesure a été prise selon les officiels américains pour saluer "le retour à l'ordre constitutionnel ainsi que les progrès immenses réalisés par le pays en matière de démocratie". L’AGOA vise à soutenir le développement économique en Afrique en facilitant les exportations africaines vers les Etats-Unis. Il est également un soutien aux réformes démocratiques en Afrique subsaharienne. Les sociétés maliennes souhaitant explorer les opportunités liées à l’AGOA pourront désormais contacter la Section Économique et Commerciale de l’Ambassade des Etats unis d’Amérique sur place.


27 décembre : Demande de poursuites contre l’ex-président ATT
Un communiqué publié tard dans la soirée par le gouvernement du Mali fait état d’un certain nombre d’accusations retenues contre l’ex-président Amadou Toumani Touré, dont la haute trahison contre l’Etat malien. La citation fait suite à une lettre dont l’Assemblée nationale aurait été saisie à la date du 18 décembre 2! 013 par la Haute Cour de justice (juridiction d’exception jugeant les personnes astreintes a une discipline spéciale) siégeant en son sein. ATT vit actuellement au Sénégal qui possède, en vertu des règles de la CEDEAO, des accords d’extradition avec le Mali.

29 décembre : Marche pour la libération de Kidal
La Coordination malienne des organisations démocratiques (COMODE) a organisé ce dimanche une marche de plusieurs milliers de personnes pour réclamer la libération de Kidal et son retour dans le giron de l’Etat malien. ! Les participants à la marche ont par ailleurs réclamé la présence de l’armée malienne à Kidal


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Partenaires du Mali en fin de mission


· Ambassadeur du Burkina Faso

Accrédité au Mali depuis avril 2003, Sanné Mohamed Topan s’est distingué au cours de son mandat par un esprit de solidarité et un caractère rassembleur. Sa bonne connaissance des dossiers maliens a fait de lui essentiel un acteur clé dans la médiation et les activités du Groupe de suivi et d’évaluation de l’Accord de Ouagadougou.

· Représentante UNICEF

La Représentante de l’UNICEF Françoise Ackermans avait a pris fonction à un moment où le Mali! avait le plus grand besoin de tous ses partenaires et où l’intervention de l’Unicef était plus que nécessaire pour secourir les femmes et les enfants victimes innocentes de la crise.
· Ambassadeur de Palestine
Après avoir occupé ce poste pendant 33 ans, l’Ambassadeur de Palestine et doyen du corps diplomatique accrédité au Mali prend sa retraite. Il veut rester au Mali et consacrer le reste de sa vie a la recherche.

· Chef de! s opérations de la Banque mondiale
Le Représentant résidant de la Banque mondiale au Mali, Ousmane Diagana, est en fin de mission après 50 mois passés au Mali. Ousmane Diagana prend poste en Côte d’Ivoire où il aura également en charge la Guinée et le Burkina Faso. !


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Nécrologie

· Décès à 84 ans de Mme Sira Diop, première bachelière du Mali, elle a travaillé toute sa vie pour la promotion des droits des femmes africaines. Mme Diop avait effectué en mai son dernier voyage à Addis Ababa pour la commémoration du cinquantenaire de l’Union Africaine.

· Décès à 79 ans de l’ancien Président de la Cour constitutionnelle, Salif Kanouté . Grand juriste, connu pour son franc-parler, l’homme n’avait pas hésité à dire que tous les acteurs du processus électoral 2007 avai! ent fait usage de la fraude.

· Décès à 62 ans de l’écrivain Moussa Konaté. Co-dirigeant ave! c Michel Le Bris du festival ‘’Étonnants voyageurs’’ et spécialiste malien du polar, Moussa Konate a consacré une partie de son œuvre aux thèmes sociaux et politiques.

· Décès à 78 ans du Pr Yousouf Tata Cissé Anthropologue, enseignant-chercheur et éminent traditionnaliste, il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la littérature orale. A travers ses écrits et conférences, il contribua à l’enrichissement du débat contemporain sur le Mali et au rayonnement de la culture malienne dans le monde.

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