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Religion : Quel avenir pour la civilisation musulmane ?
Publié le mercredi 15 janvier 2014  |  Le Matinal




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Le mot civilisation est dérivé du verbe civiliser qui vient du latin « civis » désignant un habitant dans une cité, d’où l’idée de vie urbaine par opposition à la vie rurale se rattachant à un être primitif, barbare, distinguant les peuples attardés. Toute civilisation est une forme de société axée sur un type d’économie et avec comme fondement un système de valeurs. Mais contrairement aux autres civilisations axées sur les us et coutumes (Grande Bretagne), ou sur des règles édictées par le législateur (France, Etats Unis…), la civilisation musulmane comporte une législation qui tire ses fondements du Coran (Paroles de Dieu), de la Sunna, du consentement universel réglementé par les Docteurs de foi.

Si dans la théorie de cette religion, tous les musulmans sont égaux, dans la pratique, il y a une contradiction à propos de la place et des droits de la femme dans le cadre de la tradition. Mieux, l’organisation politique est de type khalifien avec un Khalife c’est-à-dire un Monarque souverain politique et représentant du prophète dont il est le Lieutenant pour mieux passer les messages divins. Mais aujourd’hui, les hommes ne sont pas justes dans leur comportement et un musulman en chasse généralement un autre. Si rien n’est fait, la religion musulmane risque d’être le règne de la loi de la jungle ou un homme est un loup pour un homme.

Pour le cas du Mali, on a vu le débarquement d’une nouvelle race de musulmans venus apprendre l’islam aux imams de Tombouctou, des Pieux, profondément imbibés dans l’islam… ou encore la chasse aux sorcières menées contre des dignitaires alors que Dieu prône la solidarité, la tolérance et le pardon face aux problèmes urgents de développement et de sécurité.

Les conséquences de la division du monde musulman

Le monde musulman, dis-je, s’est rétréci en Europe à telle enseigne qu’on assimile l’islam au terrorisme. Aujourd’hui, le Maroc et l’Algérie ne s’entendent toujours pas à cause du Sahara occidental, le Qatar finance les luttes contre les pays musulmans, l’Irak et l’Iran s’entredéchirent, des musulmans ont chassé des musulmans en Tunisie, en Egypte, en Irak, au Mali, la série se poursuit en Syrie. Le monde musulman est déchiré. La question même de son avenir se pose et surtout que la plupart des pays musulmans sont sous développés.

Au plan international, la « UMMA islamique » tarde à se départir de certains dogmes : la prédestination de l’individu ou le déterminisme religieux. Faut-il dès lors conclure que le conservatisme religieux est-il à la base de la division du monde musulman ? Aussi, le couplage religion – politique est-il à l’origine des injustices ? L’Egypte, la Libye, la Tunisie et récemment le Mali, font-ils exception à ces règles ?

Les Sunnites, les Chiites et les Kharidjites se livrent souvent des combats de mort comme si on ne militait pas pour les mêmes causes divines. L’avenir du monde religieux est-il désormais sombre et mis en cause ?

Des lueurs d’espoirs existent

Même si les énormes richesses ne profitent qu’à quelques privilégiés, des tentatives çà et là pour la résurgence du panislamisme sont de mise en vue de la redynamisation de l’islam et du rassemblement des peuples musulmans en vertu de leur appartenance commune à une même foi. Même là, des observateurs pensent qu’il faut craindre le développement du nationalisme arabe. L’Occident étant septique sur leur capacité à s’organiser.


Pourtant, le monde musulman est un monde de tolérance, de pitié et du partage, mais le cachet belliqueux que tend à lui coller l’Europe et les Etats Unis annihilent ses efforts d’épanouissement. La ligue arabe, qui apparaît comme une organisation politique et économique, est une tentative de recoller les morceaux. Plus politique que religieuse, cette ligue arabe est belle et bien confrontée à des problèmes interarabes. Seuls atouts, l’exploitation pétrolière et la poussée démographique. Cela passera t-il par une réforme de la tradition islamique ? Cela est-il suffisant ? Le Qatar, l’Arabie Saoudite, l’Iran et autres Emirats ne doivent-ils pas aider les pays musulmans à émerger et à faire face à leur destin de développement ? Leur salut est à ce prix.

Issiaka Sidibé

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