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Afri’Actu* Force d’intervention africaine au Mali : Nos autorités doivent donner le feu vert
Publié le mardi 24 juillet 2012   |  Le challenger




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Les autorités maliennes doivent cesser de tourner en rond afin de permettre aux forces africaines de se déployer au plus vite. Car, si à l’issue, la semaine écoulée, des travaux d’échanges multilatéraux, nos autorités militaires et les experts de la Mission de la Cedeao au Mali (Micema) de l’Union africaine (U.A) et de l’Onu sont au même diapason en ce qui concerne l’intégration d’officiers d’état-major et de personnel civil de la Cedeao au sein du Centre de Coordination des Opérations(futures) et l’assistance d’équipes spécialisées de la Micema, des divergences subsistent toujours, par rapport au déploiement d’une unité militaire de la Cedeao à Bamako (que nos autorités ne voient pas d’un bon œil) et à l’installation d’une base logistique dans notre capitale (réfutée par les mêmes autorités).

A cet égard, les choses ne risquent-elles pas d’être corsées quant aux modalités du déploiement s’il y a lieu un jour ? Mais, puisque de l’aveu même du Premier ministre : « les militaires maliens ont contribué dans la gestion de la crise dans certains pays africains, il n’y a pas de mal à ce que d’autres viennent à aider notre pays », qu’est-ce que son équipe attend donc pour demander solennellement l’intervention de cette force africaine ? Pourquoi faire toujours le faux-fuyant, à travers notamment la proposition d’une unité spéciale composée entre autres d’élèves-gendarmes, de gardes et de policiers fraîchement sortis et sans aucune expérience pour sécuriser ni la Présidence et encore moins les autres Institutions de la République, une manière de refuser les forces aguerries de la Cedeao et de l’ensemble de la communauté internationale (CI) en la matière pour suppléer nos propres forces ?

Voilà autant d’interrogations, dont on aurait pu faire l’économie, que nos autorités sont appelées à dissiper au plus vite, tant il urge de reconquérir les territoires occupés afin d’organiser des élections générales libres et transparentes dans les délais impartis par la transition. D’autant plus que la condition sine qua non demeure pour la CI la sécurisation et la fortification d’abord des institutions en place au Sud pour pouvoir libérer ensuite les régions Nord.

De toutes les façons, le Président de la République (certainement rétabli) est désormais interpelé pour fortement s’investir, en pesant de tout le poids que la constitution lui confère, pour qu’on puisse enfin sortir de la crise politico-sécuritaire dont nous vivons depuis déjà quatre mois et qui risque, si rien n’est vite fait, d’être endémique pour notre pays. Il nous faut vraiment sortir de ce labyrinthe où nous nous sommes mis. Et, pour ce faire, nous n’avons pas à brandir une quelconque motivation de souveraineté, sachant bien que notre pays est occupé aux 2/3 par des bandits lourdement armés. Les tergiversations doivent cesser pour que les populations du septentrion puissent vivre dans la liberté et la dignité. Aucun sacrifice ne sera de trop pour nos autorités.

Par Gaoussou M. Traoré

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