Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article



 Titrologie



Le Républicain N° 4793 du 10/2/2014

Voir la Titrologie

  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Société

Il écrit à Att à propos de son bétail volé ! Le Républicain du 4 novembre 2010.
Publié le mardi 11 fevrier 2014  |  Le Républicain




 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

C’est un homme choqué au plus haut point que nous avons reçu. Quarantaine solide, grande taille, gestes racés et débit plutôt lent, Abdoulaye Aladji Saliou Dicko de la commune de Gabero, à Gao, se plaint du vol de ses vingt-sept têtes de vaches dont il a déclaré la perte – avec certificat délivré par les autorités compétentes – le 1er août 2003. Depuis il court derrière sa propriété mais ce n’est pas faute de l’avoir retrouvée. « D’éminentes personnalités », c’est le terme qu’il emploie à la lettre envoyée au Président de la République le 7 août 2010, soit sept ans après, lui révéleront un jour de 2003 que ses vaches dont ils reconnaissaient les marques étaient dans la cour du Tribunal d’Ansongo. Pour être vendues, semble t-il. L’éleveur déclare qu’il est allé voir le juge mais que rien n’y fit.

Ses animaux seront vendus à des gens qu’il connaissait et qui lui dirent qu’ils les avaient achetés avec le juge. Celui-ci, dénonce M Dicko, le menacera d’ailleurs et lui demandera de quitter Ansongo. Prenant son mal en patience, l’infortuné exproprié saisit le procureur de la République à Gao, puis le Gouverneur de Région, le Ministre de la Justice et le Médiateur de la République. Toujours sans effet. Alors, il écrivit au député Assarid Ag Ambarcawane, lequel écrivit à son tour au Ministre de la Justice. Sept ans après, pas la moindre réponse et ses vingt sept vaches, M Dicko ne les a toujours pas.


C’est pourquoi il décida de venir à Bamako porter une lettre au Président de la République en personne qu’il supplie de l’aider. Vous êtes « le dernier recours sur lequel je fonde mes espoirs de citoyen convaincu que nul n’est au dessus de la loi, fût-il magistrat ». Il en appelle au sens élevé d’humanisme du président et reste convaincu que sa démarche ne laissera pas indifférent le premier magistrat de la République. Pour tout dire nous aussi nous avons le même espoir car le Mali doit pouvoir être celui de tout le monde, les riches et les pauvres, les fonctionnaires et ceux qui ne le sont pas.


Adam Thiam

 Commentaires