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Yamoussa : (1) Comment il a évité d’aller au nord
Publié le lundi 17 fevrier 2014  |  L’aube




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Le 22 mars 2012, le conseil des ministres qui devrait se tenir a été interrompu par le soulèvement militaire de Kati. Or ce jour, le président ATT s’apprêtait à prendre d’importantes décisions concernant la hiérarchie militaire, notamment dans la conduite des opérations au nord.

C’est ainsi que le chef d’état-major de la garde à l’époque, le colonel Yamoussa Camara, devrait être promu général et désigné chef des opérations militaires au nord. Il devrait remplacer le colonel Kalifa Keïta, chef d’état-major de l’armée de terre de l’époque. Mais dans un revirement spectaculaire de veste…Yamoussa s’est retrouvé du côté des putschistes de Kati aux premières heures du soulèvement. Ainsi, il aurait mis à la disposition des mutins, une quantité importante de moyens (véhicules, carburant et argents) afin qu’ils réussissent leur coup. C’est pourquoi, il a été bombardé ministre de la défense et des anciens combattants par la junte.

Un poste qu’il occupait pendant toute la durée de la transition. Certains milieux militaires de la capitale indiquent qu’il se serait immensément enrichi avec l’attribution de marchés réels ou douteux durant cette période. A préciser que sous ATT, Yamoussa Camara participait à toutes les réunions de la cellule de la sécurité de la présidence.

Yamoussa (2)
Pourquoi n’a-t-il pas été démis ?

Le jeudi dernier, le juge Karembé, chargé de l’instruction du dossier portant l’exécution de bérets rouges, a placé sous mandat de dépôt le général Yamoussa Camara, chef d’état-major particulier du président de la République. Mais cette décision du juge est intervenue après une série de démarches, dont une demande de mise à disposition qu’il a adressée au ministre de la défense et des anciens combattants. Malgré tout, Yamoussa Camara a continué à occuper ses fonctions à la présidence comme si de rien était. Or la règle commandait qu’il démissionne ou qu’il soit démis avant sa présentation devant le juge. Mais ce ne fut pas le cas. Et son décret de nomination à la présidence de la République demeure toujours.

La Rédaction

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