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Rébellion touareg : IBK ne doit pas lâcher prise
Publié le mercredi 26 fevrier 2014  |  Le Pouce




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Se trompent ceux- là qui pensent que le passage de Kidal sous la souveraineté de la République du Mali, signifiera la fin de la crise. La fin de cette crise pour une paix durable, ne peut survenir aussi vite, et ne sera ni aujourd’hui ni pour demain. Si l’on s’en tient aux positions des parties protagonistes, il y a lieu de comprendre que la gestion de ce conflit, nécessite une véritable prudence de nos autorités nationales.

Tant bien que le contexte actuel nous impose, si nous voulons éviter les anciennes erreurs, de nous donner le temps maximum qu’il faille pour examiner le dossier. L’essentiel étant déjà acquis, il est impérieux pour nous, de faire le contour des causes réelles de ces rébellions récurrentes afin d’instaurer des mécanismes solides pour les « éradiquer ».
Il faut reconnaître que c’est la complexité et la sensibilité du dossier qui font que le gouvernement a opté pour la prudence et la vigilance. Conscient de cette situation et de la nécessité du dialogue inclusif comme socle pour la sortie de crise, les autorités politiques ne cessent de montrer leur détermination et leur engagement à ouvrir toutes les voies possibles de la négociation. Cela, dans le respect strict de deux principes de base comme condition sine qua non des pourparlers concrets.

A ce niveau et, jusqu’à preuve de contraire, IBK a été clair et intransigeant : « Sauf l’autonomisation ou l’indépendance des régions du nord, tout le reste est négociable ». Ensuite, Koulouba exige avant tout, le désarmement sans condition, des groupes rebelles. Le constat qui se découle de cette prise de position, est que tous sont unanimes que cela n’est pas du tout l’avis de l’autre côté (MNLA etc.). Ceux-ci continuent à faire la sourde oreille en s’appuyant sur la communauté internationale qui n’a trouvé autre moyen que de faire pression sur le Mali. Tout le problème se situe à ce niveau.

La force du Mali dans cette affaire, doit résider dans cette option. C’est pourquoi, le président Ibrahim Boubacar Keita, connaisseur de ce dossier, ne doit pas lâcher prise et céder à la pression extérieure. IBK, le peuple malien a confiance en vous et c’est pourquoi, il vous soutient. « Le chien aboie, la caravane passe ». Pardon ! En décidant que le problème du nord sera a priori géré par les Maliens et sur le territoire national, le premier magistrat du pays a compris le souhait des électeurs qui l’ont porté à leur tête.

La communauté internationale à qui le Mali restera reconnaissant, doit, pour sa part, jouer le rôle de médiateur constructeur et non de parti pris. Fini l’épisode de Ouaga, de Nouakchott ou d’Alger. Bamako ou rien. L’échec des multiples accords signés par le passé, s’explique par le fait qu’ils ont été décidés à notre place par d’autres et devant nous. Aujourd’hui, il est indiscutable de dire que d’autres puissent maîtriser le fond du problème plus que nous-mêmes. En ce sens, rien ne devrait nous divertir à emprunter le chemin d’une destination qui décidera de notre sort.
Jean GOÏTA

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