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Salahedine Mezouar, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Maroc «L’intégrité territoriale du Mali et la réconciliation nationale sont fondamentales pour que ce grand pays puisse jouer son rôle de stabilisation régional»
Publié le jeudi 27 fevrier 2014  |  Le 22 Septembre


© aBamako.com par mouhamar
Coopération: Rencontre d’affaires Mali-Maroc
Bamako, le 19 février 2014 à l`hôtel Radisson Blu. S`est tenue cet après-midi la rencontre d`Affaires Mali-Maroc.


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Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité de l’important discours prononcé par le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Maroc, Salahedine Mezouar, à l’occasion de la rencontre d’affaires Mali – Maroc qui s’est déroulée le 19 février dernier à l’hôtel Radisson Blu, en marge de la visite d’Etat que vient d’effectuer au Mali Sa Majesté Mohamed VI, Roi du Maroc.
«L’accueil qui a été réservé à notre souverain et à la délégation qui l’accompagnait est un nouveau témoignage de la sincérité des relations qui unissent nos deux peuples, qui unissent notre souverain à Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta et de l’excellence des relations unissant nos deux gouvernements et surtout de la convergence et de la communauté de nos intérêts et de nos défis.

La région est confrontée à de nombreux défis. Le Maroc, pays ami et frère, s’est engagé aux côtés du peuple malien, aux côtés du Mali, pour assurer la stabilité, la paix et faire en sorte que ce grand pays, ce grand peuple, puisse retrouver la quiétude, la stabilité qui va l’aider dans son effort de reconstruction, de réconciliation et de développement.

Le Maroc est présent aujourd’hui pour témoigner, une fois de plus, à travers la visite de Sa Majesté, à travers cette importante délégation qui l’accompagne, à travers les différents accords que nous allons signer, affirmer et confirmer notre amitié, notre engagement auprès du peuple malien, auprès des efforts de réconciliation que le président Ibrahim Boubacar Kéïta est en train de mener au niveau de ce grand pays.

L’intégrité territoriale du Mali est fondamentale. La réconciliation est fondamentale pour que ce grand peuple, ce grand pays, puisse se tourner, dans la quiétude et dans la sérénité, vers l’avenir et le dépassement des difficultés, la réponse aux attentes des populations et les exigences d’une jeunesse aujourd’hui en attente d’une dynamique nouvelle, pour faire en sorte que ce grand pays puisse jouer son rôle et être un facteur de stabilité et un élément de rayonnement régional.

Le Maroc ne se présente pas en donneur de leçons. Le Maroc a eu son expérience. Il a construit son chemin. Nous sommes partis de l’idée que personne ne fera le développement de notre pays à notre place. Il faut qu’on travaille pour que, toujours dans la tolérance, dans la compréhension, nous puissions construire un pays qui est toujours tourné vers les autres, un pays capable d’assurer à ses populations la stabilité et la sérénité nécessaires. C’est cela que nous voulons partager, en vérité, avec les pays qui nous sont chers.

Nos relations historiques ne sont plus à démontrer; la profondeur des relations entre nos deux peuples ne sont plus à démontrer. J’ai entendu parler de partenariat gagnant – gagnant. Je préfère parler partenariat solidaire et agissant (applaudissements). Un partenariat où il y a un partage des deux côtés. Ce ne sont pas uniquement les Marocains qui doivent donner. Nous voulons aussi prendre, devant la richesse de votre peuple, de ce que vous êtes en train d’entreprendre, de ce que vous êtes de train de faire. Et c’est ce partage-là qui va nous aider ensemble à relever les défis. Nous sommes dans un monde qui change, nous sommes dans une région qui change. Il y a de nouveaux défis, de nouveaux paradigmes et notre responsabilité est collective.

Il est arrivé le temps de dépasser les archaïsmes, l’enfermement dans lequel certains veulent nous maintenir. Il faut qu’on se libère. Il faut que nous fassions confiance en nous-mêmes. Il faut que nous transformions nos ressources en véritables richesses, génératrices de revenus et de valeurs pour nos peuples. C’est ce que nous voulons partager avec vous. C’est le message que porte Sa Majesté. Sa Majesté a construit les fondamentaux sur lesquels nous agissons dans le cadre de nos relations extérieures. Il s’agit, d’abord, d’assurer la paix et la sécurité au sens fondamental. On ne peut pas parler d’investissements sans prendre des mesures à même d’assurer la paix et la stabilité.

Il faut un développement durable, il faut s’engager dans le développement humain. Il faut aussi assurer les conditions pour que, toujours dans le cadre des difficultés qui nous entourent, on puisse avoir les fondamentaux pour pouvoir nous surpasser. Dans ce challenge, le secteur privé a un grand rôle à jouer. Ce qui explique sa présence ici. Aujourd’hui, le rôle du secteur privé est fondamental pour s’engager, transformer et faire en sorte que ce fameux partenariat solidaire et agissant se traduise aussi concrètement par des investissements, la création des valeurs, la création d’emplois, la formation, la compétence et le développement de la compétence.

C’est dans cette direction que nous travaillons. Et, à mon sens, il est important de retenir aujourd’hui une chose essentielle. Il faut que ce que nous entreprenons s’inscrive dans une vision d’avenir. Sa Majesté a toujours agi sur la base de trois principes. Toute relation doit être une relation avec une vision stratégique; il faut qu’il y ait des outils d’accompagnement et de vérification de ce que nous sommes en train de faire; il faut aussi un engagement des acteurs. Donc, sur la base de tout cela, je suis convaincu que nous avons ensemble les éléments et les moyens pour transformer ces rôles principaux en réalité.

Le Maroc a été présent au moment des guerres de libération, aux côtés des pays frères et amis. Nous avons vécu ensemble ces moments difficiles, mais combien libérateurs pour nos peuples. Le Maroc est présent aujourd’hui dans les défis qui nous concernent ensemble, qui sont les défis de la paix et de la sécurité, du développement, de l’éducation, de la formation, de la création de richesses et de la capacité à apporter des réponses concrètes aux attentes de nos populations.

C’est pourquoi nous avons fait de notre relation avec l’Afrique une priorité de notre diplomatie, de nos relations extérieures. C’est ce qui explique aussi que, en l’espace de quelques années, Sa Majesté a effectué 25 déplacements en Afrique et a visité plus de 15 pays. Nous avons signé plus de 500 conventions. L’investissement privé marocain en Afrique est le premier en Afrique de l’Ouest; il est le deuxième sur le continent africain. Ce sont plus de 2 milliards de dollars d’investissements.

Ces investissements ont une orientation qui a toujours été claire. On investit pour aider à créer de la richesse, à créer de la valeur, à développer les ressources et les compétences, à intégrer les compétences et les élites locales, à former cette génération de la jeunesse, à créer de l’emploi et à faire partager cette création de richesses avec les pays et les peuples dans lesquels le secteur privé s’implique et s’inscrit.

C’est sur ce message que notre secteur privé travaille et c’est la base de sa philosophie, de sa culture et la base sur laquelle il agit. C’est pour cela que je suis certain et convaincu que cette rencontre d’aujourd’hui va être un tournant dans cette relation historique d’amitié. Cette rencontre, cette relation tournée vers l’avenir, est préoccupée par les intérêts des populations, la sécurité et la stabilité dans notre région et notre continent. Merci pour votre écoute et votre présence».

Yaya Sidibé

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