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Le Soir de Bamako N° 3993 du 25/2/2014

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Bourem : Des hommes armés à bord de plusieurs véhicules font une incursion à Bamba
Publié le vendredi 28 fevrier 2014  |  Le Soir de Bamako


© Autre presse par DR
le groupe islamistes au nord du mali


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Leur objectif apparent semblait être l’antenne de téléphonie mobile de Orange-Mali, qu’ils ont saccagé

Des tirs nourris ont été entendus à Bamba (245 km de Tombouctou), le dimanche 23 février 2014, aux environs de 20 heures. Selon des témoins, les crépitements des armes automatiques ont perturbé la quiétude de la localité pendant une heure de temps. Si à ce jour encore, cette incursion nocturne n’a pas encore été revendiquée par un quelconque groupuscule, les témoins s’accordent à dire que les coups de feu étaient tirés par des hommes armés circulant à bord de plusieurs véhicules.

Leur objectif apparent semblait être l’antenne de téléphonie mobile de Orange-Mali à laquelle ils se sont attaqués. Au total, 34 impacts de balles ont été comptés sur les panneaux solaires. Les assaillants ont même tenté de mettre le feu au groupe électrogène sans y parvenir.

Selon nos informations, il n’y aurait eu aucune perte en vie humaine, la population étant restée terrée dans les maisons toute la nuit, ce dès le premier coup de feu. Un détachement de l’armée a été déployé lundi matin à Bamba.

Il faut dire que les rumeurs sur cette incursion avaient fait croire à notre Rédaction, le dimanche soir, que le village a été occupé par les groupes armés.
DES FORAINS DÉPOUILLÉS NON LOIN DE TOMBOUCTOU
Avant cette incursion à coups de feu à Bamba le dimanche soir, dans l’après-midi du même jour, 23 février 2014, aux environs 15 heures, un véhicule transportant des forains et quittant la foire hebdomadaire de Téherdjé (40 km de Tombouctou et 20 km de Ber), est tombé dans une embuscade tendue par des hommes armés. Forcé à s’arrêter, le conducteur a obéi. Les coupeurs de route ont alors dépouillé les passagers de leurs téléphones et de leur argent. Ils ont ensuite criblé le moteur de balles et aspergé le véhicule et les bagages d’essence avant de mettre feu.

Le brasier a alerté le conducteur d’un autre véhicule qui arrivait sur la même route. Il a tenté de faire demi-tour. Malheureusement, les bandits ont réussi à rattraper le véhicule et ses passagers ont subi le même sort que ceux du premier véhicule. Le conducteur fut contraint d’approcher son véhicule à la première voiture déjà en feu. Les bandits l’aspergeront aussi d’essence et l’incendièrent.

Pendant que les coupeurs de route étaient occupés à brûler le véhicule, les passagers ont vite fait de prendre la fuite en se dispersant. Ce sont eux qui, sur la route vers Téherdjé, ont signalé au conducteur d’un véhicule 4x4, la présence des coupeurs de route. Mais les bandits, très prompts, ont mis la main sur le 3è véhicule et détroussé ses passagers. Ils n’ont pas oublié de brûler le véhicule et les bagages qu’il contenait. Même les animaux n’ont pas été épargnés par la folie incendiaire des bandits.

Quand l’information sur la présence des coupeurs de route parvint au village de Téherdjé, les autres véhicules de forains se sont gardés de quitter la petite bourgade. Les bandits ont donc pris la direction de Ber, emmenant l’un d’eux qui avait été touché par balle à l’abdomen. Selon les témoins, ils étaient au nombre de six à bord d’un véhicule 4x4 transportant deux futs de carburant. Ils se réclamaient du Mouvement Arabe de l’Azawad (Maa) et parlaient couramment sonrhaï.

C’est aux environs de 17 heures que les militaires, alertés à Tombouctou, se sont lancés aussitôt au secours des victimes. Avant l’arrivée des Foreces Armées Maliennes (Fama), les assaillants s’étaient volatilisés. Les soldats ont ramené 26 personnes. Cinq autres personnes ont pu rejoindre Tombouctou le lendemain.
La nouvelle de l’attaque a jeté un émoi dans la communauté arabe de Tombouctou. Commerçants pour la plupart, ils craignaient des actes de vengeance et ont donc limité leurs activités.
Quant aux propriétaires des véhicules calcinés, ils se retrouvent privés de leurs outils de travail et feront face à des jours difficiles. La psychose de l’insécurité commence à gagner la population. L’attaque de dimanche intervient après une autre perpétrée il y a peu sur l’axe Tombouctou-Aglal. Sans compter les tirs de 3 roquettes sur la ville et l’expulsion des miniers de Taoudéni. Beaucoup réclament aujourd’hui le renforcement de la sécurisation de la région par les forces de défense et de sécurité.
Rassemblés par la Rédaction
Source: Amap

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