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Le Républicain N° 4812 du 7/3/2014

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Recasement des commerçants déguerpis / Cheick Oumar Sacko pourra-t-il contenir la pression de ses militants ?
Publié le mardi 11 mars 2014  |  Le Républicain


© aBamako.com par A.S
Opération de libération des voies dans la capitale
Bamako, le 03 mars 2014. S` est s` effectuée dans la ville de Bamako, une opération consistant à libérer les voies occupées par les petits commerçants de la place.


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Annoncé et promis pour s’opérer au fur et à mesure que seront libérées les grandes artères, le recasement des commerçants se fait toujours attendre. Dix jours après le lancement des opérations, les commerçants déguerpis restent toujours dans la nature faute de places pour mener leurs activités.

Depuis le 3 mars dernier, les devantures des grandes artères de la ville de Bamako subit un coup de balai. Objectif annoncé par les autorités : rendre fluide la circulation dans la capitale devenue chaotique ces dernières années suite au foisonnement du petit commerce. Suite à cette mesure des autorités, 1600 commerçants détaillants ont été contraints de fermer boutique.

Pour mener à bien cette opération, le Syndicat des commerçants concernés a été démarché par le ministre du Commerce et mis à contribution en vue de rassurer ses militants sur leur recasement après le déguerpissement. Aujourd’hui comme un château de cartes, l’espoir de ces centaines de commerçants, pressés de reprendre leur commerce, s’amenuise voire même s’estompe. Car, la promesse solennelle des autorités, annoncée à renfort de publicité, pour les recaser peine à tenir la route. Et les marchands attendent toujours avec impuissance un heureux dénouement.

Selon le président du Syndicat national des commerçants détaillants, Cheick Oumar Sacko, à la date d’aujourd’hui aucun commerçant déguerpi n’a été encore recasé. A l’en croire, les études sont toujours en cours pour trouver des espaces pouvant accueillir ses militants frappés par l’opération.

Pire, selon nos informations, sur les 1600 commerçants déplacés seulement 1000 sont annoncés pour être recasés. C’est dire que les 600 autres commerçants déguerpis sont tout simplement condamnés à raser le mur pour trouver un endroit où s’installer sans le soutien des autorités. Face à la pression du syndicat pour amener les autorités à honorer leur promesse, le ministre du Commerce tente de calmer les esprits et rassure les commerçants. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt.

Le retard accusé dans le recasement des commerçants apporte la preuve irréfutable que ce déguerpissement tant annoncé par les autorités n’est, ni moins ni plus, que la recette d’une improvisation. Cela sent l’odeur d’une combine politicienne pour faire porter le chapeau au syndicat des commerçants. Dans quel dessein ? Affaire à suivre
Youssouf Z Kéïta

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