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Ousmane Ben Fana au forum libéral : «Nous ne pouvons pas modifier la Constitution pour nous accrocher au pouvoir»
Publié le samedi 22 mars 2014  |  Le Débat


© aBamako.com par S A.
Grand forum libéral de Bamako du Pcr présidé par Ousmane Ben Fana Traoré
Samedi 01 au dimanche 02 juin 2013. Cicb politique.


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En marge des travaux du 15ème Congrès de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (Adf/Rda), le Réseau libéral africain a tenu, le 14 mars 2014 au Burkina Faso, son forum libéral dont le thème était : «Les enjeux de la gouvernance démocratique en Afrique : Réflexions sur les transitions démocratiques et les alternances au pouvoir».

Ont pris part à ce forum, les partis politiques libéraux et membres de la famille Rda, venus du Mali avec le Pcr d’Ousmane Ben Fana Traoré ; de la Côte d’Ivoire avec le Rdr d’Alassane Ouattara et le Pdci-Rda d’Henri Konan Bédié ; de la Guinée, du Niger, de la RD Congo et du Sénégal. Le thème débattu au cours de ce forum rentre dans le cadre de la Charte fondamentale du Réseau libéral qui est de défendre et de promouvoir les libertés, la démocratie, la paix et l’Etat de droit partout sur le continent africain.


Dans les discours prononcés à l’ouverture par des représentants des partis politiques des six pays d’Afrique, le constat est le même. En Afrique, l’engouement à l’égard de la gouvernance démocratique ne procède pas d’une compréhension partagée des différents acteurs sur son contenu. Il tient plutôt à l’ampleur des enjeux politique, institutionnel et
économique, voire éthique et social. Pour autant, la gouvernance démocratique peut constituer un socle approprié pour construire l’accord sur les règles du jeu politique en Afrique, où il peut y avoir un certain nombre de bases culturelles divergentes de la légitimité autre que la base légale. C’est dû au fait que l’accord de principe de la gouvernance démocratique est en pleine évolution.
Faisant le parallèle avec la situation au pays, le président du Réseau libéral africain, Olivier Kamitou, dira que le Burkina est aujourd’hui à la croisée des chemins, à savoir, modifier ou ne pas modifier l’article 37 de la Constitution pour sauter le verrou de la limitation des mandats.


Partageant l’avis de Kamitou, le président du Pcr, Ousmane Ben Fana Traoré du Mali, dira que ce choix des Burkinabé doit se faire avec «sagacité». «Peuple du Burkina, tout le monde vous observe (…). Le chemin que vous allez emprunter va influencer positivement ou négativement tout le continent», a précisé le président du Pcr. Avant de rappeler la position des libéraux d’Afrique : «Nous ne pouvons pas modifier la Constitution pour nous accrocher au pouvoir».

À l’issue des travaux, les participants ont pris des résolutions. Dans le domaine de l’alternance démocratique paisible en Afrique, le forum propose, entre autres, l’imposition du respect des dispositions du protocole de la Cédéao de 2001 sur la bonne gouvernance et la démocratie ; la limitation du nombre et de la durée des mandats ; l’interdiction de toute modification des lois électorales de nature à remettre en cause les acquis démocratiques un an avant la tenue des élections. En ce qui concerne la promotion de la démocratie libérale en Afrique, les participants souhaitent la formation des militants et sympathisants sur les valeurs et principes du projet libéral au sein des partis membres du Rla ; la création et la consolidation des passerelles entre les partis politiques et la société civile, etc. Sur la question cruciale de la promotion de l’alternance démocratique au Burkina Faso, le forum propose de tirer les enseignements des tensions et crises historiques ainsi que des révisions constitutionnelles dans le passé, en vue de prévenir les situations conduisant au chaos ou coups de force ; de promouvoir le dialogue entre les partis politiques, la société civile et tous les autres acteurs du processus démocratique, en vue de créer les conditions
d’une alternance apaisée ; de maintenir la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux, etc. À noter que les participants ont bouclé cette rencontre avec le sentiment du devoir accompli, surtout qu’Inge Herbert, Directrice régionale Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, a promis que sa structure œuvrera pour la mise en œuvre des résolutions du forum.

Drissa Tiéné

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