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Lancement du Rapport «Mali, la justice en marche» : La FIDH satisfaite de l’ouverture de l’information sur les crimes du 30 mars 2014
Publié le lundi 24 mars 2014  |  Le 22 Septembre




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L’AMDH et la FIDH ont procédé, le jeudi 20 mars dernier, au lancement du Rapport «Mali, la justice en marche». Il s’agit d’une analyse des procédures judiciaires portant sur les graves violations des droits humains commises depuis 2012. Le rapport a été présenté par le Président de l’AMDH, Me Moctar Mariko et le représentant de la FIDH, Anthony Rabais.

Me Mocktar Mariko a ouvert le survol du rapport AMDH – FIDH par les affaires relatives aux crimes commis au Nord du Mali. En commençant par les procédures contre les groupes islamistes et le MNLA. Aussi indiquera-t-il que, dans le cadre d’une mission conjointe, menée en juillet 2013, la FIDH et l’AMDH ont recueilli près de 150 témoignages de victimes de crimes, notamment à Gao, Kidal, Mopti, Sévaré, Kona et Ségou, ainsi que des mandats pour se constituer parties civiles dans les procédures judicaires ouvertes devant le Tribunal de première instance de la Commune III. Au finish, 201 personnes étaient inculpées en novembre 2013, dira-t-il.

Concernant les procédures contre les éléments des FAMA, il a indiqué que le dernier volet des affaires judicaires dites du Nord concernait les justice militaire et civile conjointement. A savoir les procédures qui concernent les exactions des agents de l’Etat (gendarmes et militaires) dans les premiers jours de la contre-offensive de janvier 2013.

Les enquêtes menés à l’époque par la FIDH, l’AMDH et d’autres ONGs avaient permis de démontrer que des exécutions sommaires avaient eu lieu, en particulier à Sévaré, dans la région de Mopti, et dans les environs de Niono, notamment contre des civils ou de présumés jihadistes.

Par rapport à l’affaire des Bérets rouges disparus, il dira que c’est une autre séquence, particulièrement emblématique, des graves violations des droits humains perpétrées au Mali depuis 2012, qui s’est caractérisée par des crimes commis après le coup d’Etat.

Selon lui, la détermination des autorités judiciaires a été confirmée par les nombreux actes d’instruction effectués depuis lors, et notamment l’inculpation du Général Sanogo. En conclusion, Me Mariko, dira que la justice malienne avait accompli, au cours des six derniers mois, des actes réellement positifs et hautement symboliques en faveur de la lutte contre l’impunité. Pour le défenseur des Droits de l’Homme, ce constat est assez encourageant, mais la route est encore longue.


Pierre Fo’o Medjo

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