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1er congrès ordinaire des Fare Anka Wuli : Modibo Sidibé rejoint l’opposition
Publié le mardi 25 mars 2014  |  Le Pouce


© AFP

Photo : Modibo Sidibe


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L’ex-Premier ministre, Modibo Sidibé est désormais président des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE Anka Wuli). Le candidat malheureux à la présidentielle 2013, a été investi lors du 1er congrès, qui s’est tenu les 15 et 16 derniers au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba. C’était en présidence de Mme Traoré Oumou Traoré et, d’autres membres du parti, des délégués venus de différentes régions du Mali et du district de Bamako. Ont, également, pris part à cette cérémonie, des sympathisants et partis amis.

A l’ouverture des travaux, le désormais parrain du parti, Mr Modibo Sidibé, a fait savoir que la sortie de crise, définitivement, consacrée par la tenue des élections générales, présidentielles et législatives qui ont donné au pays de nouvelles institutions démocratiques, est d’abord la victoire du peuple malien lui-même qui a marqué ces instants décisifs de sa ferme volonté d’inscrire, définitivement, son destin dans une trajectoire démocratique. Avant d’ajouter que, c’est aussi, la victoire de la solidarité agissante de la communauté internationale et du système des Nations Unies à l’endroit de notre pays.


« Sans réserve, saluons encore et remercions le peuple de France de nous être venu en aide. Saluons également et remercions nos frères des pays de la CEDEAO et du Tchad qui se sont engagés aux côtés de nos Forces armées pour stopper l’aventure intégriste qui menaçait notre identité et notre existence en tant que Nation libre. Le Mali n’oubliera jamais» a reconnu Modibo Sidibé. Selon lui, aujourd’hui, le peuple attend que l’Etat affirme son autorité, qu’il prenne ses responsabilités, et, d’abord, ses responsabilités en matière de sécurité et de défense du territoire. « Il réclame le respect des lois, une justice égale pour tous, il souhaite que le pays connaisse la stabilité, que l’action des autorités publiques, soit transparente et contrôlable. Il veut un Mali et des Maliens dignes, respectueux du danbe, ce sens de l’honneur qui est un des fondements de notre culture ». « Aujourd’hui, demeurent des défis clairement identifiés, et qui doivent mobiliser les énergies » a insisté le président du parti.

Pour lui, il nous faut un Etat qui assurera la sécurité des Maliennes et des Maliens, fort d’une armée reconstruite, d’une économie rétablie et d’une souveraineté reconquise de l’espace national. Pour Modibo, il nous faut prendre également toute la mesure de la problématique de l’éducation et de la jeunesse. A l’en croire, c’est de la solidarité avec le développement local des services publics de santé, d’enseignement, de formation, de protection sociale et, c’est de la fraternité entre toutes les composantes de notre peuple, engagées à égalité pour le développement de la nation, reconnaissant concrètement le bénéfice qu’elles tirent de notre unité. Le processus de médiation en cours, ajoute- t-il, le Mali, pour préserver sa crédibilité internationale, doit s’inscrire dans l’application de l’Accord de Ouagadougou et ce faisant, éviter le risque de nous isoler dans notre communauté économique régionale d’ancrage.

« Il y a bien sûr des convergences possibles entre les différentes forces politiques, mais il y a aussi des oppositions. Nous ne nous réclamons pas par exemple de la doctrine politique qui considère qu’on doit laisser le maximum de place au marché et aux intérêts privés. Nous pensons que dans nos jeune République, l’intérêt général et la solidarité sociale, doit être fermement assuré par des institutions, certes profondément rénovées, mais puissantes. Voilà pourquoi nous nous réclamons de la sociale- démocratie. J’ai beaucoup de connivence avec les principes qui ont présidé à la fondation du Mouvement démocratique et des liens amicaux et fraternels m’unissent à nombre de ses membres. Mais ce mouvement historique n’a pas su résister aux divisions et parfois aux trahisons qui l’ont affaibli et qui ont brouillé son image. Je suis convaincu qu’une force nouvelle est nécessaire pour retrouver la pureté des origines et rendre aux militants de la démocratie malienne le goût de ce grand combat» a martelé Modibo Sidibé.

Les résolutions assorties de ce congrès, sont entre autres : « Le Congrès opte pour le positionnement du parti Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence / FARE An Ka Wuli dans l’opposition républicaine modérée et constructive. En conséquence, le congrès donne mandant au Président du parti de faire traduire cette décision au sein de l’Assemblée nationale. En outre, le congrès recommande que cette orientation politique soit largement diffusée. »
Dramane Coulibaly

Le congrès de la clarification ?
C’est le samedi 15 Mars dernier que se sont ouverts les travaux du premier congrès ordinaire du parti FARE an Ka wuli. Cette rencontre était beaucoup attendue par les cadres et militants de ce parti, créé à la veille des élections présidentielles en vue de soutenir la candidature de l’ancien Premier ministre, Modibo Sidibé à ces élections. Le candidat du parti, n’a pu émerger à l’issue du scrutin. Du coup, la cohésion au sein du parti, était menacée, ce d’autant plus que l’option « opposition républicaine », prise par la direction du parti, n’a pas fait unanimité. Plusieurs cadres s’en iront.*
Y a –t-il encore un idéal politique ? Au Mali, les hommes préfèrent se battre pour leur intérêt personnel, laissant de côté, l’idéal politique qui voudrait qu’on se batte pour l’intérêt de la nation. Au lendemain des résultats de l’élection présidentielle, les militants du parti FARE sont restés divisés sur l’option politique à prendre : soutenir le président de la République nouvellement élu ou… aller à l’opposition ?
Sur la question, beaucoup n’ont pas hésité, préférant suivre la direction du vent. Pour eux, l’opposition est une galère dans laquelle ils ne sont pas prêts à vivre. Pour le candidat malheureux du parti, Modibo Sidibé, l’honneur est de rejoindre l’opposition formée par Soumaïla Cissé, autre candidat malheureux, et à qui, il avait déjà donné parole. C’était pendant l’entre-deux tours de l’élection présidentielle.
L’option a divisé le parti FARE au point de le détruire. Il est, alors, apparu nécessaire, voire urgent, d’organiser le premier congrès ordinaire du parti. L’objectif est pour Modibo Sidibé d’éclaircir sa position et celle du parti, de façon officielle. Comme il fallait s’y attendre, à ce congrès, ceux qui se son prononcés en faveur de la mouvance présidentielle, n’ont pas participé. Qu’à cela ne tienne, le parti est parvenu à faire une mobilisation respectable. Ce congrès, il faut le souligner, s’est déroulé à un moment où il est question de moralité dans l’arène politique. En termes de capacité de mobilisation, certains observateurs avertis de la scène politique nationale émettent des réserves, estimant que les animateurs du parti FARE étaient seuls sur le terrain, sans concurrents. Dans tous les cas, ce congrès a été celui de la clarification pour les cadres et militants du parti FARE.
L’ascension de ce jeune parti dépendra beaucoup de la façon dont il sera géré, de même que des moyens dont disposeront ces animateurs tant en vue de son implantation sur l’étendue du territoire national que pour l’organisation de multiples activités qui permettent à tout parti de se frayer une place respectable dans l’arène politique. Modibo Sidibé qui est le mentor du parti FARE a suffisamment de grains à moudre afin de pouvoir s’imposer. Le temps nous en dira plus.
Dramane Coulibaly*

CRISE AU SEIN DES FARE
La rançon de l’impréparation
La rançon de l’impréparation. Les FARE et, bien avant les mouvements de soutien à la candidature de Modibo Sidibé, n’avaient qu’un seul et unique but : porter leur mentor à Koulouba. Quoi de plus normal me diriez- vous, car, c’est l’essence de l’existence de toute formation politique.

Mais, sauf qu’une formation politique ne se crée pas que pour des victoires, le RPM et autres en savent quelque chose. Un parti politique doit s’attendre à des échecs, et, les échecs, ça aide à se fortifier. C’est, justement- là que le parti Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence FARE AN ka wuli, a péché.

Les transhumants, les opportunistes et surtout ceux qui se disent …amis d’enfances et collaborateurs de Modibo Sidibé en l’invitant, à travers leurs associations et mouvements, à se présenter à la présidentielle, croyaient en sa bonne étoile. Chose, d’ailleurs confortée par les observateurs de la scène politique qui donnaient l’homme largement favori à la présidentielle avortée du 29 Avril. Car, il faut le dire, il était présenté comme le dauphin du président ATT et avait, de ce fait, toutes les chances de son côté.

Ce qu’il faut retenir, c’est que plus de la moitié de ceux qui s’agitaient autour de l’homme, étaient là parce qu’ils pensaient que la victoire étaient « promise ». Et quand cela a été mis à mal par le coup d’Etat, et les nombreux séjours de Modibo à Kati, on songea à la création d’un parti pour polir l’image d’un homme. Le parti devait permettre à Modibo de se présenter sous une bannière et ne pas aller aux élections en tant qu’un candidat indépendant. Toute chose qui pourrait lui être préjudiciable, car, en plus d’être un proche d’ATT fraîchement déchu, il partageait avec lui, le fait d’être un candidat indépendant, un statut qui désormais révulsait les électeurs. La stratégie était bonne. Mais, on voit que les raisons qui ont motivé la création des FARE, sont aux antipodes des objectifs que doivent se fixer un parti digne de ce nom.
Naturellement, quand on se fixe comme objectif la victoire rien que la victoire, comme ce fut le cas Gbagbo avec son slogan de campagne « on gagne ou on gagne », quand on ne gagne pas, on connaît la suite.

L’impréparation des FARE à la défaite, ils le paient aujourd’hui cash. La défection de ses cadres, la transhumance, les divergences internes sur la position du parti (majorité ou opposition) le maigre score aux récentes législatives sont là pour l’attester.

Les responsables du parti à commencer par Modibo Sidibé semble avoir pris la mesure et l’ampleur de la tâche qui les attend, pour faire des FARE un VRAI parti et continuer à exister. Il ne peut d’ailleurs en être autrement lorsqu’on a terminé dans le peloton de tête lors de la dernière présidentielle et qu’on a des députés au sein de l’hémicycle.

C’est pourquoi, au sortir de son premier congrès (15 et 16 Mars) les FARE se sont rallumés en happant le jeune Abba Maïga et son PANAFRIK et en mettant à sa tête Modibo Sidibé.
Mohamed Dagnoko

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