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Le paludisme infantile à l’Hôpital Gabriel Touré : Un réel problème de santé publique
Publié le lundi 6 aout 2012   |  Le 22 Septembre




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L’hôpital Gabriel Touré a enregistré 2 138 hospitalisations et 11% de décès pour paludisme grave chez des enfants de moins de 5 ans en 2011. Heureusement pour les parents, explique le Dr Broulaye Traoré, du service de Pédiatrie, le gouvernement a fait de gros efforts en ce qui concerne la gratuité des soins pour cette classe d’âge.


Les 60 000 consultations effectuées par le service de Pédiatrie de l’Hôpital Gabriel Touré en 2011 ont occasionné 2 138 hospitalisations d’enfants de moins de 5 ans pour paludisme grave. Selon le Dr Belco Maïga, le service de Pédiatrie de Gabriel Touré est confronté à deux forme de paludisme: la forme simple, traitée par voie orale et la forme grave, qui présente des signes de complications: convulsions, anémie grave, altération de la conscience, ictère, hypoglycémie, pour ne citer que celles-ci.

En ce qui concerne la gratuité de soins chez les enfants de moins de 5 ans, a-t-il expliqué, l’hôpital Gabriel Touré dispose de CTA (Combinaisons Thérapeutique à base d’Artésimine) qu’il donne gratuitement pour les formes simples de paludisme. En outre, l’hôpital dispose de quinine en perfusion et de dérivés d’Artésimine qu’il fournit aussi gratuitement pour les cas graves.

A l’arrivée d’un enfant à l’hôpital Gabriel Touré, il est reçu aux Urgences pédiatriques. Après examen, un petit bilan est effectuer pour confirmer que c’est bien un paludisme. Les cas simples sont traités en ambulatoire. Le médecin remet une ordonnance au parent, qui va récupérer les médicaments, donnés gratuitement, à la pharmacie. Tous les cas de paludisme grave, par contre, sont hospitalisés. Le médecin établit une ordonnance spéciale que les parents amènent aussi à la pharmacie pour y recevoir les médicaments. Dès que l’enfant présente une certaine amélioration, on lui prescrit un traitement oral pour trois jours et il peut rentrer chez lui.

Le Dr Broulaye Traoré précise que seuls les médicaments sont gratuits. Les parents, a-t-il insisté, doivent donc faire très attention et ne pas attendre que l’état de l’enfant s’aggrave pour l’amener à l’hôpital. Car, non seulement la consultation est payante mais, en outre, les examens de laboratoire coûtent très cher. Sans oublier que ce sont les complications qui peuvent tuent l’enfant. La meilleure solution pour lui étant, bien sûr, la prévention.

Le paludisme, souligne Dr Broulaye Traoré, intervient surtout pendant les périodes de grande transmission, de fin juillet à novembre. Malheureusement, a-t-il déploré, le service de Pédiatrie souffre d’un manque criard d’effectifs et ne dispose que de 150 lits. «Pour le seul mois d’octobre 2011, notre service a enregistré 687 cas graves de paludisme. L’affluence était telle que nous avons été obligés de débaucher les infirmières des communes. Seule satisfaction, il y avait des médicaments pour tous les enfants et, en plus, nous avons pu donner une moustiquaire imprégnée à chaque enfant malade qui sortait» a-t-il indiqué.

Pour conclure, il dira : «certes, la gratuité pour les soins du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans est appliquée. Cependant, le service de Pédiatrie de l’hôpital Gabriel Touré est confronté à d’énormes problèmes, à commencer par sa faible capacité d’accueil et l’insuffisance de son personnel». Vivement donc un autre service de Pédiatrie sur l’autre rive du Niger.

Pierre Fo’o Medjo

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