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Gouvernance d’IBK : L’Honorable Fatoumata Niambaly appelle les Maliens à patienter
Publié le vendredi 28 mars 2014  |  Les Echos du Parlement




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La République du Mali a traversé une crise sans précédent, marquée par le coup d’Etat du 22 mars 2012 et l’occupation des 2/3 de son territoire. Mais force est de reconnaitre qu’elle n’est pas entièrement sortie de cette crise. Pour ce faire, nous avons approché l’Honorable Fatoumata Niambaly pour qu’elle puisse nous faire part de ses préoccupations. Elle se prononce, entre autres, sur la gouvernance d’IBK, le début de la législature et le réseau pour la lutte contre les violences faites aux femmes qu’elle vient de créer.

Les Echos du Parlement : Pouvez-vous, vous présenter à nos lecteurs?
Honorable Fatoumata Niambaly: Je me nomme Fatoumata Niambali, je suis née le 21 mai 1968 à Bougouni, je suis élue comme Député à l’Assemblée nationale dans la circonscription électorale de San, sous les couleurs du parti RPM. Je suis mariée, mère de six enfants dont deux garçons et quatre filles. Je suis membre de la Commission santé de l’Assemblée nationale et je suis à mon second mandat, le premier était de 2002 à 2007 et le second est celui qui est en cours. Avant d’être Député, j’étais assistante technique et financière au Programme d’Appui à la Formation professionnelle(PAFIP) à Lux Développement-Mali. Comme cursus scolaire, j’ai un diplôme de BT2 en comptabilité, un DUT en finances et Comptabilité et une maitrise en Management financier. Au plan de l’expérience professionnelle, j’ai été comptable au Cabinet Comptable Issaka Diallo de 1988 à 1994, comptable gestionnaire du Centre de santé de San, de 1994 à 1998, gérante et promotrice de la Papeterie Djiguiya San, de 1999 à 2002, Secrétaire comptable à Lux Développement, de 2008 à 2012 et assistante technique de gestion entre 2012 et 2014. Au plan politique, j’ai été conseillère municipale à la mairie de San, de 1997 à 2004, première vice- présidente au Conseil de cercle de San entre 1998 et 2004 et Député à l’Assemblée nationale du Mali, de 2002 à 2007.

Quelles sont vos impressions sur le début de cette législature?
La législature commence bien. Le début de la législature a coïncidé avec une période morte. Et il y avait beaucoup de choses en instance. Donc, il fallait convoquer une session extraordinaire pour vider les urgences. Nous avons commencé par mettre en place le bureau de l’Assemblée, en élisant le Président et ensuite, les vice-présidents et les secrétaires parlementaires. Auparavant, nous avions examiné et adopté le règlement intérieur. Récemment, nous avons procédé aux nominations personnelles dans les parlements de la CEDEAO, de l’Union africaine et du Comité interparlementaire de l’UEMOA. Je suis désormais membre du parlement de la CEDEAO. Donc, tout se passe normalement. Pour l’instant, il n’y a pas de problèmes. Nous avons déjà voté des projets de loi et procédé à des ratifications de certaines ordonnances. L’opposition joue son rôle, elle a eu à poser des actes. Je pense que c’est vraiment salutaire pour la démocratie malienne. Nous travaillons ensemble, s’il y a des défaillances, elle nous rappelle à l’ordre. Souvent, elle est pertinente et il faut en tenir compte.

Que pensez-vous du début du mandat d’IBK ?
Je pense qu’il est en train de travailler. Je demanderai aux Maliens de patienter. Il n’est pas facile de tout résoudre en un laps de temps. Depuis qu’il est aux affaires, il a posé des actes. Il avait promis de tenir des assises qu’il a honorées. Je pense que le gros problème au Mali, c’est celui du nord, notamment la situation de Kidal. Il travaille d’arrache pieds sur ce dossier qui nous tient tous à cœur. Il ne s’agit pas d’aller vite mais de bien faire pour que plus jamais notre pays ne revive une telle situation. L’optimisme est permis. Les négociations continuent, dans les jours à venir, il y aura une issue favorable.

Vous venez de créer le Réseau des femmes parlementaires pour la lutte contre la violence faite aux femmes. Quels sont vos objectifs?
L’objectif de mon Réseau, c’est de préserver les droits de la femme. Parce que le Mali a ratifié beaucoup d’accords qui protègent la femme. Malgré tout, nous voyons que les femmes sont violentées tous les jours, elles sont battues, brutalisées, abandonnées, sans aucun soutien. Donc, ce Réseau c’est pour amener le pays à respecter ses engagements. Car, si on ratifie un accord, c’est pour l’appliquer et le respecter. Pendant le conflit du nord, les femmes ont été victimes de viols, de séquestrations, de tortures physiques et morales. Le Réseau a donc été mis en place pour être vigilante et agir en cas de violations des droits de la femme.

Quelles sont vos ambitions pendant cette législature?
Mes ambitions sont celles de mon parti, le RPM. Pour ce faire, je serai à l’écoute du peuple, en jouant pleinement mon rôle de législateur, qui consiste à voter les lois et à contrôler les actions du gouvernement. Au-delà de tout cela, je tenterai de pousser tous les projets de développement qui seront sur la table de l’Assemblée nationale et particulièrement, ceux du cercle de San, même si tout mandat impératif est nul. Je me ferai aussi le devoir de restituer à la population de San, tous les travaux effectués pendant les sessions parlementaires.

Quel appel avez-vous à lancer aux autres Députés ?
Je dirai aux Honorables députés, de rester à l’écoute du peuple pour pleinement participer à l’étude et à l’adoption des projets de loi qui leur seront soumis et de rendre régulièrement compte au peuple des activités du gouvernement.
Qu’ils œuvrent tous pour la cohésion sociale et la réconciliation nationale et qu’ils placent le Mali, au dessus des intérêts personnels, au dessus des intérêts des différents partis politiques. Le Mali avant tout.

Propos recueillis par Adama Bamba

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