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Suite à un article citant IBK comme « parrain de la Mafia Corse…» : La présidence malienne engage des poursuites contre le journal «le monde» IBK et la mafia corse : ces coïncidences qui dérangent
Publié le mardi 1 avril 2014  |  La Sentinelle


© aBamako.com par A.S
Second tour des législatives: Le President IBK vote
Bamako, le 15 décembre 2013 à Sébeninkoro. Le préésident IBK a accompli son devoir civique pour le compte de ce second tour des législatives


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Réagissant à un article du journal français « LE MONDE » en date du 28 mars 2014, sous le titre La justice sur la piste du « parrain des parrains » (lire le communiqué), la Présidence de la République malienne entend engager des poursuites contre les auteurs de certaines affirmations relatives à l’implication du président IBK dans la mafia corse. Certainement qu’un procès en bonne et due forme permettra de blanchir définitivement le président malien. Il en a besoin.
Selon les confrères, «Des juges français enquêtent sur les liens entre les Corses de Pasqua et IBK». Le communiqué émanant de la présidence de la République cite notamment ce passage du journal qui affirme que, « plusieurs chefs d’Etat seraient impliqués dans le « système Tomi », en citant le nom du Président de la République du Mali, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA». Et de conclure que l’article en question «vise à salir l’honneur d’un homme, Ibrahim Boubacar KEÏTA, dont les valeurs d’intégrité et de rigueur morale n’ont jamais été remises en cause, et ce par qui que ce soit. Mais au delà de la personne du Chef de l’Etat et de l’institution qu’il incarne, il veut jeter le discrédit sur les efforts inlassables de toute une nation pour sortir d’une crise sans précédent».

Raison pour laquelle, poursuit le communiqué, «le Chef de l’Etat a pris l’attache d’avocats malien et français, afin d’étudier toutes les suites judiciaires possibles, y compris en termes de mesures urgentes et à titre conservatoire».

Loin de nous, l’idée de nous aventurer dans ce conflit entre la presse française et la présidence malienne, Il s’avère cependant utile d’éclairer l’opinion sur les rapports entre les Keïta, les Pasqua et les Tomi; les deux derniers étant considérés comme le véritable cerveau de la mafia Corse et de ses tentacules en Afrique. En somme, ce ne sont pas les coïncidences qui manquent dans leurs différents parcours.

Signalons d’ores et déjà que notre confrère malien «Le Sphinx » a largement traité le sujet en juin 2013. Son directeur de Publication M. Adama Dramé a bien voulu nous édifier sur nombre de points aujourd’hui évoqués et forcement d’actualité.

D’abord, plus près, en juin 2010 (dimanche 16), le candidat Ibrahim Boubacar Keïta s’est rendu à Brazzaville chez le Président Denis Sassou N’Guesso. Le jet utilisé par le voyageur est fortement soupçonné d’appartenir à la flotte de la compagnie AFRIJET appartenant au corse Michel Tomi, celui-là même, à l’origine de la création de la plupart des casinos et sociétés de Pari Mutuel Urbain sur le continent, dont «La fortune» à Bamako et le PMU-Mali.

C’est justement dans une sombre affaire de casino et de blanchiment d’argent que Michel Tomi et l’ancien ministre de l’Intérieur français, Charles Pasqua,ont été condamnés en 1994.

L’associé de Tomi Michel s’appelait Robert Feliciaggi, également soupçonné d’appartenir à la mafia locale (Corse). Lui aussi, était impliqué dans l’affaire du casino. Il s’agit de celle d’Annemasse (Haute-Savoie). Ouvert en 1994, le casino en question a été liquidé quelques mois plus tard par Rober Feliciaggi avec une plus-value de 15 millions d’euros sans susciter la moindre réaction du ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, Le juge financier soupçonnait qu’une partie du bénéfice de la vente ait servi à financer la campagne des élections européennes du ministre Pasqua. D’où leur double condamnation pour «faux et usage de faux» et «corruption active».

C’est bien plus tard, que Tomi Michel et Robert Feliciaggi créent une autre société : la compagnie aérienne AFRIJET basée au Gabon et dont l’une flotte a transporté IBK au Gabon. On ne revit plus les deux hommes ensemble.

Pendant que Robert Feliciaggi se faisait abattre de deux balles dans la tête en mars 2006 à l’aéroport d’Ajaccio, alors qu’il revenait de Paris, Tomi Michel fit son retour en Afrique où il a été visiblement introduit par Robert Feliciaggi affectueusement appelé
«Bob l’Africain ». Ce dernier doit tout au président Congolais Sassou Guesso lequel, grâce à son influence et de ses affinités avec d’autres chefs d’Etat, lui a ouvert des salles de jeu au Cameroun, au Gabon et au Congo.

Et IBK dans tout cela, est-on tenté de demander ?
Souvenez-vous-en : ce sont Tomi Michel et Robert Feliciaggi qui ont créé une compagnie aérienne dénommée AFRIJET et dont l’un des avions sera emprunté par IBK pour se rendre au Gabon, où justement se trouve le siège social de ladite compagnie et où encore, la famille Keïta a des liens intimes. Simple coïncidence ? Certainement !

Michel Tomi est le roi des casinos. C’est bien lui qui est à l’origine profonde de la création du PMU-Mali et du Casino «La Fortune».

La création du PMU, faut-il le rappeler, a suscité beaucoup de remous au Mali au regard de son caractère jugé antireligieux et du précédent relatif à l’affaire des tontines communément appelées «Badjallo», du nom de la première promotrice de ce pari d’un autre type. Pour ces motifs, le projet (PMU) avait été préalablement rejeté par les anciens premiers ministres, Younouss Touré et feu Abdoulaye Sékou Sow. Mais seulement sept mois après sa prise de fonction en qualité de premier ministre en Février 1994, IBK ordonna sa mise en œuvre. C’est ainsi que le PMU-Mali vit jour le 1erseptembre 1994. Coïncidence ?

Et l’un des gestes forts de l’ancien premier ministre devenu président de la République fut de limoger et de faire arrêter l’ex-DG de la société PMU-Mali où il détiendrait d’importantes actions. Un geste fort qui coïncide avec le retour de Tomi Michel au Mali. Coïncidence ? L’on dira que l’ex-PDG du PMU-Mali a été limogé et inculpé pour mauvaise gestion sur la base du rapport du VEGAL. Bien entendu ; mais aucun autre PDG ou DG pourtant cité dans le même rapport n’a été interpellé.

Il revient, en tout état de cause, à la présidence malienne d’éclairer et de rassurer ses compatriotes. Certainement que la poursuite judiciaire engagée contre «Le Monde» permettra d’édifier le monde entier. L’on ne pouvait mieux attendre de la part du président malien lequel, dans le souci de la manifestation de la vérité, a décidé de poursuivre son prédécesseur Amadou Toumani Touré. En clair, la démarche reste cohérente même si sa portée prête à discussion.
B. Diarrassouba


La mafia corse au Gabon
LE GABON CORSÉ : LA MAFIOCRATIE ÉMERGENTE
Sous la protection du régime Bongo et avec sa complicité, les empereurs corses se font énormément d’argent au Gabon. Les parrains corses du Gabon sont Michel Tomi et son fils Jean-Baptiste. Ils dirigent le groupe Kabi dont les activités s’étalent sur divers secteurs tels :

Les jeux,
Le Casino Croisette, Pari mutuel urbain (PMUG), les jeux de hasard, les Fortune’s Club qui sont en fait des salles à machine à sous. En 2007, une Cour parisienne avait trouvé que Marthe Mondoloni, la fille de Michelle Tomi et patronne du PMU du Gabon, avait versé dans les caisses de campagne de Charles Pasqua, plus d’un million d’euros. Cette mention est de taille car c’est Charles Pasqua qui a introduit les Corses en Afrique centrale auprès des pouvoirs et au Gabon en particulier. Ces Corses sont la pierre angulaire du blanchiment d’argent de la françafrique vers la métropole.

Les boites de nuit
La plupart des grands night-clubs de Libreville comme le Warhol ou le Kubrick, appartiennent à la mafia corse gabonaise. Ces établissements qui contribuent au banditisme et aux mauvaises mœurs de la jeunesse gabonaises, sont aussi les endroits par excellence où les drogues s’écoulent, et la prostitution se monnaie.

Le transport aérien
Les deux compagnies aériennes Afrijet qui loue les jets privés aux « émergents », et Gabon Airlines qui fait la ligne Libreville-Paris-Libreville, appartiennent à l’hybride Bongo-Corse. Gabon Airlines a même été dirigé au départ par Christian Bongo, un des fils du père, avant de céder ce poste de PDG à un Corse. La famille Bongo a coulé Air Gabon pour mieux reprendre le marché des transports aériens et le confier à leurs amis Corses. Pendant l’élection d’aout 2009, C’est dans les hangars d’Afrijet, à l’aéroport de Libreville, que la campagne d’Ali Bongo avait entreposé ses tee- shirts et gadgets en tout genre comme les flyés, sacs, porte-clefs, posters, etc. Entre amis, on se rend service.

4. Le bâtiment

Plusieurs immeubles situés sur le bord de mer de Libreville, appartiennent au groupe Kabi et aux Bongo.

5. Un milieu sale, cette pègre Corse que les Bongo nous emmène au Gabon
En 2006, sur le parking de l’aéroport d’Ajaccio, en Corse, l’associé de Michel Tomi le patron du groupe Kabi, Robert Feliciaggi alias « Bob » l’Africain, fut assassiné de balles dans la tête. Au moment de l’assassinat, il était mis en examen dans une affaire de financements illégaux de la campagne de Charles Pasqua. Avec sa mort, l’action publique à son encontre s’était donc éteinte et avec elle les preuves de culpabilité de Pasqua. Il est à parier qu’en raison de leur alliance avec le pouvoir, ces mafieux Corses n’ont pas à s’embarrasser d’impôts, ou de fiscalité au Gabon. Avec leurs sociétés aériennes, ces gens peuvent faire entrer et sortir tout ce qu’ils veulent du Gabon, sans que personne ne dise un mot. C’est à cause de ces partenariats entre la famille Bongo et diverses mafias Corses ou Libanaises, que le Gabon souffre de la domination économique et du pillage systématique par tous ces associés de la famille Bongo.

Charlie M. (Gabon)
Communiqué de la Présidence de la République : « IBK prend l’attache d’avocats malien et français et étudie toutes les suites judiciaires possibles »
Dans un article du journal français « LE MONDE », daté du 28 mars 2014, sous le titre La justice sur la piste du « parrain des parrains » diffusé sur le site Internet dudit quotidien, les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme affirment que « plusieurs chefs d’Etat seraient impliqués dans le « système Tomi », en citant le nom du Président de la République du Mali, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA.
Cet article vise à salir l’honneur d’un homme, Ibrahim Boubacar KEÏTA, dont les valeurs d’intégrité et de rigueur morale n’ont jamais été remises en cause, et ce par qui que ce soit. Mais au delà de la personne du Chef de l’Etat et de l’institution qu’il incarne, il veut jeter le discrédit sur les efforts inlassables de toute une nation pour sortir d’une crise sans précédent.
C’est pourquoi, ayant pris toute la mesure de cet article, le Chef de l’Etat a pris l’attache d’avocats malien et français, afin d’étudier toutes les suites judiciaires possibles, y compris en termes de mesures urgentes et à titre conservatoire.
Bamako, le 28 mars 2014

Encadré : La France voudrait-elle déjà la tête d’IBK ?
Selon la Présidence de la République malienne, «Cet article [du journal « le Monde »] vise à salir l’honneur d’un homme, Ibrahim Boubacar KEÏTA, dont les valeurs d’intégrité et de rigueur morale n’ont jamais été remises en cause, et ce par qui que ce soit. Mais au delà de la personne du Chef de l’Etat et de l’institution qu’il incarne, il veut jeter le discrédit sur les efforts inlassables de toute une nation pour sortir d’une crise sans précédent».

A en croire donc la présidence de la République, la publication de l’article en question n’a de but que de nuire à la réputation du Président IBK et de compromettre la sortie de crise.
L’on sait, en tout état de cause, que les relations franco-maliennes ne sont plus ce qu’elles furent au lendemain de la libération de Konna. Kidal continue à pourrir l’atmosphère entre les deux pays.
Vu sous ce prisme, la publication d’un tel article peut être perçue comme un moyen de pression, un subterfuge en vue de fragiliser Bamako. L’on est enclin en effet à se demander, pourquoi seulement maintenant la justice française décide d’ouvrir une enquête sur la mafia corse en Afrique alors que la présence des acteurs Tomi Michel et Robert Feliciaggi alias « Bob » l’Africain, y est signalée depuis les années 90 ?

B.S. Diarra

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