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Fièvre Ebola: trois cas suspects décelés au Mali et placés en isolement (gouvernement)
Publié le vendredi 4 avril 2014  |  AFP


© AFP par MSF
Les Médecins Sans Frontières mettent en place l`équipement de protection contre le virus de la fièvre d`Ebola


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BAMAKO, Le gouvernement malien a annoncé jeudi soir que "trois cas suspects" de fièvre hémorragique virale ont été détectés au Mali et placés en isolement en attendant les résultats de tests au virus d’Ebola.


Dans le cadre de la surveillance de l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola déclarée en Guinée", pays voisin, "les équipes socio-sanitaires déployées sur le terrain ont permis de déceler trois cas suspects" au Mali, a affirmé le gouvernement dans un communiqué reçu par l’AFP.


"Sur les trois cas suspects, des prélèvements biologiques ont été effectués. Les échantillons prélevés ont été envoyés pour analyse au laboratoire de référence du CDC d’Atlanta, aux Etats-Unis.

En attendant les résultats de ces analyses, les sujets ont été placés dans une unité
d’isolement où ils reçoivent des soins appropriés. A l’heure actuelle, leur état de santé s’améliore", a-t-il ajouté.


Peu auparavant, le ministre malien de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, avait annoncé à l’AFP ces trois cas suspects de fièvre hémorragique, en exhortant au calme et à éviter de paniquer.


"Des échantillons ont été prélevés et envoyés à l’extérieur pour analyse. Nous attendons les résultats que nous publierons immédiatement" dès qu’ils seront connus, avait assuré le ministre Koné.

Mais aucune information n’a été fournie sur l’origine de ces cas suspects.

Le Mali est limitrophe de la Guinée, en proie à une épidémie de fièvre hémorragique virale qui y a tué 84 personnes sur 134 cas enregistrés depuis janvier, essentiellement dans des districts du Sud, selon le dernier bilan officiel du gouvernement guinéen.


35 de ces cas ont été confirmés comme étant dus à Ebola, virus contre lequel il n’existe ni vaccin, ni traitement, qui est hautement contagieux et souvent mortel. Plusieurs cas suspects, dont certains mortels, ont aussi été signalés au Liberia et en Sierra Leone, mais seuls deux cas ont été testés
positifs à l’Ebola au Liberia, tous les tests ont été négatifs en Sierra Leone.

"Le concept de cas suspect ne veut pas forcément dire maladie de fièvre hémorragique à virus d’Ebola", a précisé le gouvernement malien dans son communiqué.


"Un site d’isolement pour la prise en charge (des cas suspects et confirmés, s’il y a lieu) a été installé dans la périphérie de la ville de Bamako et d’autres sont en cours d’installation dans d’autres localités", et "les dispositifs de surveillance épidémiologiques restent renforcés sur le
terrain.

Les équipes socio-sanitaires déployées sont dotées d’équipements de protection individuelle et de médicaments pour la prise en charge de cas suspects", a-t-il ajouté.


Il exhorte par ailleurs à "éviter les déplacements non nécessaires vers les zones d’épidémie", et à un respect strict des mesures d’hygiènes et de protection individuelles "indispensables à la prévention de la maladie".


sd-cs/jeb

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