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Mahmoud Dicko, président du Haut conseil Islamique du Mali : Fatwa contre les concepts : minorité, sud, nord…
Publié le jeudi 10 avril 2014  |  Le Matin


© aBamako.com par a
Audience accordée par le Chef de l`Etat par intérim au Président du haut Conseil Islamique du Mali El Hadj Mahmoud Dicko.
Bamako,le 13 janvier 2013 à la résidence du Chef de l`Etat. Le Pr Dioncounda Traoré a reçu El Hadj Mahmoud Dicko.


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Selon le président du Haut Conseil Islamique, Mahmoud Dicko, il est primordial d’éviter des concepts : minorité, Sud, Nord. « Il y a des concepts qui n’existaient pas au Mali et qu’on est en train de nous faire avaler petit à petit et qu’il va falloir qu’on fasse extrêmement attention.
Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique du Mali, assène ses vérités et s’insurge contre certaines terminologies très usitées au Mali. « Il a fallu que nous soyons très vigilants pour éviter au Mali ce qui arrive aujourd’hui en Centrafrique…», déclare t-il dans la foulée. Selon le président du Haut conseil Islamique du Mali, Mahmoud Dicko, des pièges ont été tendus aux différents courants religieux du Mali. Mais à l’en croire, il a fallu une très grande vigilance pour les éviter sinon le Mali aurait connu la même crise auquelle qui sévit aujourd’hui en république centrafricaine.

Invité pour le lancement des activités du groupe de réflexion pour la contribution de la presse dans la résolution de la crise centrafricaine, Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique du Mali, n’est pas allé par le dos de la cuillère. « On nous a tendu des pièges de part et d’autres. Mais n’eut été notre vigilance, nous allons tomber dans la situation qui prévaut actuellement en Centrafrique », a-t-il déclaré en substance. « N’eut été l’union, sacrée des confessions religieuses, la crise malienne allait prendre une nouvelle tournure extrêmement grave. Depuis 2002 jusqu’au nos jours, il ne se passe 10 jours si je ne rencontre l’archevêque de Bamako afin qu’on discute des problèmes cruciaux de la Nation, afin qu’on trouve ensemble des solutions idoines aux problèmes qui minent le développement de notre pays », a martelé l’imam Dicko.

« Quand il y a eu la destruction des mausolées au nord, aussitôt, un journaliste de Rfi m’a appelé pour me demander mon avis. Je lui ai demandé de me donner le temps de consulter les différents courants avant de me prononcer. Immédiatement, le journaliste a appelé un autre leader religieux afin qu’il se prononce. Comme j’ai refusé de parler, j’ai été traité de tous les noms. On a dit que je suis wahhabite et que ce courant de l’islam est contre l’érection de mausolée… Et il m’a fallu beaucoup de retenu pour ne pas tomber dans leur piège », a-t-il révélé. Depuis 1991, poursuit-il, beaucoup de politiques maliens sont tombés dans un piège et nous avons la preuve.

« Évitons les concepts minorité, sud, Nord… »
Selon le président du Haut Conseil Islamique, Mahmoud Dicko, il est primordial d’éviter des concepts : minorité, Sud, Nord. « Il y a des concepts qui n’existaient pas au Mali et qu’on est en train de nous faire avaler petit à petit et qu’il va falloir qu’on fasse extrêmement attention. Il s’agit des concepts minorité, Sud, Nord », a-t-il martelé. Pour lui, le concept minorité est très mauvais : « vous ne pouvez pas dire à un malien qu’il est minoritaire au Mali. Il n’y a aucune race ou ethnie minoritaire au Mali. Tout le monde est majoritaire à la fois et s’il y a une minorité chacun est minoritaire à la fois ». Pour Dicko, « ces concepts, si nous ne faisons pas attention peuvent nous amener à des situations de chaos », a-t-souligné avec véhémence.

« Les politiques cherchent un bouc émissaire dès qu’ils échouent. Tout le problème africain est dû à la mauvaise gouvernance. La crise centrafricaine n’est pas une crise religieuse. Il y a des mains invisibles derrière tout ça. Je suis vexé quand je vois l’archevêque et l’Imam de Bangui en train de sillonner New-York, France mais pas l’Afrique. Qu’ils viennent nous demander. Nous avons suffisamment d’expériences», a conclu l’Imam Dicko.
Aliou Touré

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