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L’Essor N° 17661 du 18/4/2014

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Développement durable du pastoralisme : Un soutien entier au plan d’urgence du gouvernement
Publié le mardi 22 avril 2014  |  L’Essor




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Il s’emploie à atténuer les effets de la récurrence des évènements climatiques extrêmes sur la situation alimentaire dans toutes les zones vulnérables et à risques.

Le colloque national sur la « création d’un environnement propice au développement durable du pastoralisme au Mali » a pris fin jeudi à l’hôtel Mandé par une conférence de presse animée par Mme Fatouma Seid, la représentante de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans notre pays et Mody Kanouté, le représentant du ministre du Développement rural. Dans un exposé liminaire, la conférencière est revenue sur le contexte de l’organisation du colloque. Elle a noté que les participants ont insisté sur l’importance du pastoralisme et ses potentialités dans notre pays à travers son cheptel, ses ressources naturelles, son savoir-faire ancestral.

Elle a déploré les effets sur les populations pastorales de la récente crise qui a frappé notre pays et de la récurrence des évènements climatiques extrêmes qui érodent leurs moyens d’existence et fragilisent leurs capacités d’adaptation face aux chocs. Mme Fatouma Seid a annoncé que la FAO et ses partenaires déploient actuellement des efforts pour soutenir le plan d’urgence alimentaire lancé par le gouvernement par des achats d’intrants agricoles et de médicaments pour les agriculteurs et les éleveurs du Nord de notre pays.

Mody Kanouté a, lui, expliqué que le plan d’urgence mis en place par le gouvernement consistera à atténuer les effets de cette crise et de la récurrence des évènements climatiques extrêmes sur la situation alimentaire dans toutes les zones vulnérables et à risques.

« La mauvaise répartition des pluies et l’insécurité provoquent le vol de bétail. Nous sommes conscients du danger de la situation. Le gouvernement et ses partenaires sont à pied d’œuvre pour la mobilisation de l’aliment bétail dans toutes les zones vulnérables », a indiqué Mody Kanouté. Il a assuré que le département veillera à la mise en œuvre des recommandations de la rencontre.

A l’ouverture de l’atelier, Mody Kanouté avait rappelé combien le sous-secteur de l’élevage était porteur de croissance pour notre pays. Crédité d’une contribution de 10% au produit intérieur brut (PIB), il mobilise quelques 80% de la population et constitue un puissant instrument de lutte contre la pauvreté et un facteur de sécurité alimentaire. Le sous-secteur de l’élevage est la seule activité économique permettant de valoriser les espaces arides et semi-arides, avait-il estimé. Il repose sur un cheptel important et très varié estimé à 15 millions d’unité de bétail tropical (UBT), des systèmes d’élevage à la mobilité variable et résilients. Pour Marc Chapon, représentant les organisations de la société civile pastorale, le « pastoralisme » peut contribuer significativement à la relance économique de notre pays.

Le chef de file du sous groupe technique de travail des PTF pour l’élevage et de la pêche, Luc Risch, a confirmé le fort impact de la crise socio-politique, sécuritaire, économique et alimentaire que notre pays a traversée sur le cheptel transhumant. Ce cheptel constitue un élément de survie, un mode de vie de beaucoup de familles et un des outils principaux pour la valorisation des grandes plaines herbeuses à l’interface du Sahara et du Sahel, a-t-il souligné.

« Après les séminaires de N’Djamena et de Nouakchott, le colloque de Bamako nous apportera tous les éléments nécessaires pour évaluer les forces et faiblesses, les opportunités et les menaces de nos activités », a estimé Luc Risch. Les journalistes ont interrogé les experts sur le vol de bétail, le suivi des recommandations du colloque, la gestion de la crise alimentaire et de la période de soudure.

Ont contribué à l’organisation du colloque national sur la « création d’un environnement propice au développement durable du pastoralisme au Mali» de Bamako, la coopération technique belge (CTB-Mali), la FAO, l’Initiative conseil et développement (ICD), l’ONG Vétérinaires sans frontières Belgique (VSF-B), l’Organisation néerlandaise de développement (SNV).

S. Y. WAGUE

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