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    Politique

    Kidal sous domination des groupes armés : Les alliés du Mali à la merci du Mnla et autres
    Publié le mardi 22 avril 2014  |  Le Reporter Heddomadaire


    © Autre presse par DR
    Des rebelles Touareg du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) en 2012


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    Aujourd’hui, il n’est un secret pour personne que les jihadistes ne sont pas partis du Mali. Plusieurs actes posés par eux en attestent. Les prises d’otages et libérations, les actes de groupes armés infiltrés par des éléments jihadistes sont suffisamment illustratifs. Nous avons eu la chance d’échanger avec un citoyen malien qui est revenu de Kidal, qui est très déçu du comportement des alliés du Mali, à commencer par la France. Selon lui, la France a été le premier allié du Mali dans cette crise, mais au sujet de la situation de Kidal, «elle n’est pas claire avec le Mali».

    La France, selon lui, a tout planifié. «Elle n’agit pas seule ; elle agit en fonction du calendrier de la communauté internationale et elles disent la même chose. Ce sont nous, les Maliens, qui ne comprenons pas cela. La France, les USA, la Russie savent ce qui se trouve dans le sous-sol de Kidal». Et notre source d’ajouter que pendant toute la période de leur arrivée à Kidal jusqu’au mois d’avril de cette année, les éléments de Serval ne travaillaient pas avec l’armée malienne. C’est récemment qu’ils ont commencé à travailler ensemble. Mais, avant cela, les militaires français faisaient des patrouilles, «des fouilles partout à Kidal et maintenant qu’ils savent que la ville de Kidal est remplie de jihadistes, ils disent à l’armée malienne de venir avec eux, alors que la France est à la base du départ du commandant de la région militaire de Kidal, le colonel Mamady Camara, qui est actuellement à Gao dans le PC comme adjoint. Ce colonel ne faisait aucun cadeau à Serval, c’est pourquoi ils ont trouvé le moyen de le faire partir de Kidal et son remplaçant, le colonel Daouda Sagara est au service de Serval».

    D’après notre source, aujourd’hui à Kidal, le Mnla et le Hcua ont chacun son propre camp avec des hommes armés. L’armée malienne, Serval et Minusma se trouvent aussi dans l’un ou l’autre camp. «Mais les vrais maîtres de la ville, ce sont les groupes armés. Dernier fait majeur à Kidal, un policier et un militaire ont failli être sanctionnés parce qu’ils ont interdit à des jeunes de peindre les murs aux couleurs du Mnla. Le commandant des soldats maliens a voulu chasser le jeune militaire, tandis que le commissaire de Kidal a cuisiné le policier. Et pourtant, ils ont empêché les jeunes qui étaient venus pour peindre les murs de la préfecture. C’était dans le cadre de l’anniversaire de la déclaration du Mnla. Mieux, ce jour-là, la France a aidé le Mnla à bien célébrer cette activité, en facilitant l’entrée de la presse internationale et les télévisions pour prendre les images. Du jamais-vu ! C’est Serval qui a sécurisé la manifestation avec la Minusma», s’exclame notre source.

    La Minusma force d’interposition

    La Minusma assiste impuissamment aux agitations des groupes armés, mais quand l’armée malienne ou la police doit faire des patrouilles, elle l’encadre. Elle joue un véritable rôle de force d’interposition. Et aujourd’hui, tout le monde sait qu’à Kidal la France soutient le Mnla, pour ne pas dire qu’elle aurait formé récemment des éléments du Mnla. D’après notre source, la ville de Kidal déborde de monde. Le Mnla, le Hcua et les jihadistes sont tous de retour. C’est pourquoi il y a beaucoup de monde.

    Les hommes du Mnla patrouillent autour de la ville, ils ont des caches partout et attaquent les gens à longueur de journée à l’entrée de la ville. Il y a des caches d’armes tout autour de la ville. Paradoxalement, la Minusma ne dit rien. «Je me demande si les groupes armés ne sont pas plus armés que les militaires maliens, parce que depuis le départ du colonel Camara, aucune arme de l’armée malienne ne rentre à Kidal, parce que Camara avait une politique pour faire rentrer les armes du Mali dans le camp. Toute chose qui était empêchée par Serval. Mamadi Camara a eu plusieurs prises de bec avec les militaires français, mais comme ils ne pouvaient rien lui imposer, et voyant que c’est quelqu’un qui connaît bien les règles militaires, ils ont trouvé d’autres moyens pour le faire partir. Mais, avant son départ, il a fait tout pour que la garde nationale, la gendarmerie et la police malienne soient à Kidal. Je peux même dire que c’est la police qui est le seul corps qui défend le Mali à Kidal. Ce sont des jeunes qui ne font aucun cadeau aux Français et aux éléments de la Minusma», soutient-il. Il ajoutera que mêmes les Tchadiens de la Minusma ne vont pas sur le terrain, tout comme les Guinéens parce que ces deux troupes ne tiennent pas trop à la souveraineté du Mali.

    Or, les autres troupes agissent en fonction de la hiérarchie, mais les Tchadiens et les Guinéens ne veulent pas la situation actuelle à Kidal. Beaucoup de personnes à Kidal souhaitent avoir la carte d’identité, le retour des services de l’Etat, une vie normale, mais en réalité ceux qui se disent alliés du Mali, ne veulent pas cela. Car le jour de l’anniversaire du Mnla, la manière dont ils ont appuyé cette cérémonie, d’après notre source, doit pousser les autorités maliennes à réfléchir. Sans compter que la ville et ses entrées sont toujours sous contrôle du Mnla. «Notre gouverneur est à leur merci. C’est lui qui donne des marchés à ces gens pour s’enrichir encore. C’est pourquoi il l’appelle ambassadeur du Mali. Il se dit à leur disposition et très souvent, il règle des différends entre eux. Mais, tout cela, sans vraiment faire son travail de gouverneur, parce qu’il dit chaque fois que ça va à Kidal. Il doit plutôt dire que ça va chez lui, sinon nous autres, on a peur que Kidal ne nous échappe parce que la France ne travaille qu’à cela», précise notre source.

    Dans une émission sur Radio Klédu, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali, Albert Koenders, a dit : «Nous sommes venus trouver cette situation à Kidal, et c’est le Mali qui doit tout faire pour s’en sortir. Nous aidons le Mali à retrouver sa souveraineté». En tout cas, si rien n’est fait Kidal risque d’échapper au Mali.
    Kassim TRAORE

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