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Le Républicain N° 4839 du 16/4/2014

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Eventuelle mise en liberté provisoire d’Amadou Haya Sanogo : Les mises en garde du Collectif des femmes et parents de bérets rouges disparus
Publié le vendredi 25 avril 2014  |  Le Républicain


© aBamako.com par as
Conference de presse des berets rouges


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Suite à la disparition de vingt et un bérets rouge, un Collectif des femmes et parents de bérets rouge disparus est constitué pour que justice soit faite. L’un des objectifs dudit Collectif a été atteint avec la découverte de 21 corps de bérets rouges dans un charnier à Diago près de Kati. Le cri de cœur de la présidente du Collectif des femmes et parents de bérets rouge disparus, Madame Sagara Bintou Maïga est que justice soit faite. Elle s’oppose à une quelconque liberté provisoire pour le Général Amadou Aya Sanogo.

Le Républicain : Où en sommes-nous avec le dossier des bérets rouges ? Le dossier judiciaire avance –t-il ?

Madame Sagara Bintou Maiga : Nous sommes toujours derrière le gouvernement et la justice car ce sont eux qui disent qu’il n’y a rien au-dessus de la loi. Nous suivons de près ce dossier comme la femme enceinte suit sa grossesse. Ils ont assassiné nos enfants à Kati.

Les 21 corps ont-ils été identifiés comme étant ceux des bérets rouge ?
Les résultats du test ADN ne sont pas encore disponibles. Nous attendons toujours. Dès que ces résultats seront disponibles, nous allons organiser une cérémonie funéraire générale.

Pourquoi les résultats du test ADN tardent ?
C’est un travail des Américains. C’est un travail difficile car l’analyse des 21 corps prend du temps. Après les américains, les Français vont prendre le relais. Nous sommes en train de suivre également l’analyse de ce test ADN.

Il est question de liberté provisoire pour Amadou Aya Sanogo ? Qu’en pensez-vous ?
Ça serait un tremblement de terre si Amadou Haya Sanogo était mis en liberté provisoire. Tuer l’enfant d’une femme est le plus grand crime. Si on le met en liberté provisoire, il va y avoir quelques choses à Bamako et dans tout le Mali qui sera sans précédent. Nos enfants n’ont pas été tués au front, mais ils ont été menottés, fusillés puis enterrés à Diago. Aya Sanogo est le principal auteur de ce crime. Sa vie ne vaut pas mieux que celle de nos enfants.

Quelles sont les actions futures de votre Collectifs ?
Nous avons obtenu un récépissé pour notre Collectif. Je vous informe que c’est Me Amidou Diabaté qui est l’avocat des 21 victimes. Amnesty international nous a demandé de chercher un avocat pour défendre la cause des victimes. Et c’est Me Diabaté qui a été choisi. Moi en tant que présidente et une délégation d’Amnesty International, nous sommes allés demander à Me Amidou Diabaté pour qu’il nous dise le coût de sa plaidoirie. Me Diabaté nous répondu que son cabinet va défendre ce dossier à zéro franc, car il en est fier. Nous comptons beaucoup sur Me Amidou Diabaté et sur la justice malienne. Les gens doivent savoir faire la différence entre le vrai et le faux. Les gens doivent admirer Me Diabaté et le juge Karembé.

Votre mot de la fin ?
Nous resterons derrière Dieu et le pouvoir malien. Mais il ne faut pas qu’ils pensent à accorder une liberté provisoire pour Amadou Aya Sanogo. Nous sommes prêts à tout. Car il y a eu des gens qui ont été tués, leurs proches traumatisés à cause de cette affaire.


Propos recueillis par Aguibou Sogodogo
Boubacar S. Traoré

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