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« Mbengue Tyson »: le bélier star du SIAGRI 2014
Publié le vendredi 25 avril 2014  |  journaldumali.com




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Son pelage est blanc teinté de noir. Il est de race ladoum. Cette race améliorée est issue de croisement entre races de mouton notamment du nord du Sénégal appelée Touabirs et maures.

Il s’appelle Mbengue Tyson et c’est un super géniteur. Dans l’enclos du Palais de la Culture, Koore et Tiguida, ses deux femelles trônent fièrement à ses côtés. Et couchés sur la paille, il y a ses trois petits béliers nés de ces unions vous me direz, « polygames ». Trêves de plaisanterie. Mbengue Tyson est ce qu’on peut appeler un bélier de race Ladoum, un croisement entre des moutons maures, tchadiens dit balami, balibaliou touabirs du nord du Sénégal. Cela donne une bête racée d’une physionomie élancée, un peu comme un « pur sang » pour emprunter le vocabulaire des chevaux. Pour Saliou NDIAYE, un ingénieur sénégalais, vivant au Mali, l’élevage de moutons est une passion. Tenez-vous bien, Mbengue Tyson, qui est présenté au Salon international de l’agriculture de Bamako, pour celui qui veut l’acquérir, vaut la coquette somme de 5 millions CFA. Mais Monsieur NDIAYE, qui participe au Siagri pour la première fois, ne cherche pas le profit. Les béliers racés, c’est d’abord une passion. Entretien.

Journaldumali.com : Saliou NDIAYE, vous participez au Siagri pour la première et vous nous présentez Mbengue tyson un bélier ladoum ? Qu’est-ce que c’est ?
SaliouNdiaye : Je participe en effet pour la première fois au Siagri au Mali où je travaille depuis deux ans dans le domaine du Contrôle Technique au Bureau ALPAGES Mali. Mais je suis par ailleurs passionné de moutons. La particularité du bélier Mbengue Tyson est que c’est un « Ladoum ». Il s’agit d’une race améliorée issue de croisement notamment entre des moutons de race touabirs du nord du Sénégal avec des moutons maures et parfois avec des moutons balibali ou tchadiens. Cela donne ces magnifiques bêtes que vous voyez. Ma présence au Salon est de faire connaître cette race, qui suscite beaucoup la curiosité des visiteurs et c’est un grand plaisir pour moi.

Comment s’effectue ce croisement entre races ?
Les ladoum sont des béliers d’un type très particulier. On prend un bon mâle qu’on appelle géniteur, et on le croise avec des femelles de bonne qualité pour avoir de bons produits, et cela donne un produit amélioré. C’est une pratique qui se fait depuis plus de vingt ans. Pour décrire le bélier ladoum, vous verrez que les oreilles sont moins longues que pour les balibali, la tête est incurvée avec un chanfrein. La hauteur au garrot pour les mâles est entre 1m et 1m10. Pour les femelles, elle va jusqu’ à 1m. Le fanon est aussi l’une des caractéristiques du ladoum tout comme la longueur de la queue qui tourne autour de 60cm. Vous remarquerez parfois aussi le pelage tâché de noir, une spécificité des moutons au Sénégal

Alors, ce bélier Mbengue Tyson coûte très cher. 5 millions ? Comment on évalue la valeur de ces bêtes ?
Je ne fais pas pour la viande, mais c’est la production qui m’intéresse. Compte tenu de sa réputation et de ses origines, un bélier ladoum peut coûter très cher. Chez nous au Sénégal, quelqu’un a proposé une fois plus de 10 millions sur un super géniteur, mais le propriétaire a refusé de vendre. Pour vous dire que cela peut aller très loin. Mais encore une fois, les ladoum c’est une passion, même si derrière chaque passion, il y a le business. Ces béliers me coûtent cher et j’y investis plusieurs millions. Je possède une vingtaine de bêtes entre Dakar et Bamako. Leur entretien me coûte très cher et je dépense en moyenne 200000 CFA par mois pour les entretenir. Il faut aussi avoir un gardien pour s’en occuper.

Pour le malien moyen, s’offrir un ladoum pour les fêtes, ça relève du rêve non ?
Oui, c’est bien trop cher pour le malien ou le sénégalais lambda. Mais ce sont en général les grandes familles maraboutiques, les ministres, personnalités et hommes d’affaires qui font l’acquisition des béliers ladoum pour les fêtes. Ils ont des contacts qui leurs cherchent des moutons croisés d’éleveurs. Cela commence parfois à 1 million CFA au bas mot. Cela coûte en effet très cher.

Il y a aussi l’identification de ces bêtes qui est extrêmement importante ?
Absolument. On cherche à maîtriser ce qu’on fait et les bêtes sont identifiées par des noms. Tout comme les dates de naissance sont notées ainsi que les origines côtés mère et père. La bête doit être connue parce que si je dois engager des millions, il faut que je sache d’où elle vient. Les gens connaissent MbengueTyson et savent qu’il est issu d’un célèbre géniteur. Il y a ici ses deux femelles, Tiguida qui lui a donné Lo, un mâle. Et Koora engendré Boly et Astan, un mâle et une femelle. Ce qu’il faut savoir c’est qu’un super géniteur peut prendre jusqu’à cinquante femelles.

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