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L’Indépendant N° 3489 du 29/4/2014

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Collectif Mohamed Salia Touré 2014 : Le président du CNJ pour une jeunesse malienne citoyenne et engagée
Publié le mardi 29 avril 2014  |  L’Indépendant


© aBamako.com par mouhamar
Atelier de formation des enquêteurs et superviseurs sur le "Programme Conjoint: Jeunesse et Résilience"
Bamako, le 06 janvier 2014 au Carrefour des jeunes. Le Ministère de la Jeunesse et des Sports et le Conseil National de la Jeunesse ont ouvert pour 3 jours, un atelier de formation des enquêteurs et superviseurs sur le "Programme Conjoint: Jeunesse et Résilience".Photo: Mohamed Salia TOURE, President du CNJ


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Dans le cadre de l’exécution de son programme d’activités, le collectif Mohamed Salia Touré 2014 a organisé une conférence-débat, le jeudi 24 avril dernier à la Maison des jeunes de Bamako sur le thème » jeunesse et citoyenneté « . Elle était animée par le président du Conseil national de la jeunesse du Mali, Mohamed Salia Touré. Il avait à ses côtés le président du collectif, Alassane Koné.

D’entrée de jeu, Mohamed Salia Touré a dévoilé le plan de son exposé pour, dit-il, cerner tous les contours du thème. Selon lui, les jeunes constituent plus de 65% de la population et la jeunesse active ne dépasse pas 25% soit un taux de chômage d’environ 80%. Les jeunes sont les premières victimes de la circulation routière. Ils sont également victimes des maladies en général et des maladies sexuellement transmissibles en particulier. Il a déclaré que la jeunesse malienne n’est pas proactive par rapport aux problèmes que connaissent les jeunes afin de proposer des solutions.

A ses dires, pour un développement normal, un jeune doit être d’abord conscient, ensuite performant, productif, contributif et enfin politique. Il faut éviter de brûler les étapes pour ne pas être instrumentalisé, a-t-il rappelé. A titre d’exemple, il dira qu’un jeune de la première classe qui va se retrouver dans la politique peut être manipulé par ses ainés. Pour lui, être conscient découle de la connaissance de son pays. Un jeune conscient doit avoir conscience de sa propre situation. Cette étape permet également à un jeune de savoir ce qu’il veut.

La performance d’un jeune se caractérise par la recherche de l’excellence. Pour ce faire, il doit accepter d’apprendre et de se perfectionner de façon permanente. La troisième classe demande l’implication des jeunes dans l’éducation de leurs cadets. Ils doivent s’engager dans les activités socioéducatives de leur localité.

Faire la promotion de la valeur du travail est aussi une des caractéristiques d’un jeune productif. Être contributif c’est agir pour le changement dans toutes ses composantes de façon quotidienne, a-t-il poursuivi. Un jeune pour être politique, doit être conscient du sens de son vote. C’est aussi accepter de s’engager dans la politique. Il doit être capable de postuler pour les postes électifs. Faisant le diagnostic de la jeunesse malienne, il dira qu’au Mali, les jeunes ne sont pas imprégnés de la réalité du pays. Le manque de formation des jeunes bloque la prise de décision dans les organisations de jeunes. Le leadership personnalisé, le manque d’alternance et de démocratie dans les organisations de jeunes constituent un frein pour l’émergence de la couche juvénile.

Pour remédier à tous ces maux qui freinent l’épanouissement des jeunes, Mohamed Salia Touré a dégagé quelques pistes de solutions. Ainsi, il a invité les jeunes à plus de transparence dans la gestion des fonds. Selon le conférencier, les jeunes doivent privilégier l’information et la formation afin de leur permettre de comprendre le fonctionnement du pays. Soutenir les initiatives de la jeunesse et la création des maisons de la citoyenneté.

Boubacar PAITAO

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