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L’Indicateur Renouveau N° 1707 du 24/4/2014

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Gestion du pouvoir : IBK acculé par l’opposition
Publié le mardi 29 avril 2014  |  L’Indicateur Renouveau




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Ces dernières semaines ont été chaudes, très chaudes pour le président de la République IBK. Et tout laisse à penser que le pire est à venir pour lui, car l’opposition bien que mal organisée, n’entend pas lui faire de cadeau. Du moins, s’il ne change pas de mode de gestion des affaires de l’Etat.

Au départ, IBK était l’espoir de tous les Maliens ou presque. La preuve en est qu’il a été plébiscité avec près de 78 % des électeurs. Parce que les Maliens avaient foi en lui. IBK était considéré comme l’homme de la situation, le seul capable de résoudre le problème du Nord et de Kidal, de combattre la corruption et le népotisme et d’assurer un mieux-être aux Maliens.

Mais, la confiance des Maliens en leur président a fait long feu. La formation du premier gouvernement a étalé au grand jour son bluff, surtout quand IBK s’est fait entourer au palais, au gouvernement et au Parlement par sa famille et des amis de sa famille. Pis, au détriment de son propre parti politique qui a traversé le désert avec lui ces dernières années. Au moment où ils attendent leur président sur le dossier de Kidal qui n’est pas encore retourné dans le giron de l’Etat, IBK déclare l’année 2014, année de lutte contre la corruption et la délinquance. A coup de tambours et de balafon. Puis plus rien.

A-t-il finalement compris qu’il ne peut pas combattre la corruption dans un pays où on l’accuse de népotisme ? Difficile. Outre, l’affaire de « Ma famille d’Abord », les Maliens, en l’occurrence l’opposition, en veulent à IBK qui n’a pas fait bouger d’un iota le dossier du Nord. IBK a peut-être oublié, mais les Maliens n’ont pas oublié.

Ils se rappellent encore de sa fameuse phrase lors des campagnes de l’élection présidentielle : « Si je suis élu président de la République, aucun rebelle, aucun bandit ne marchera sur le Mali ». Une fois élu, c’est le même IBK qui a tendu, le premier, la main aux rebelles. Débutés avec ferveurs, les pourparlers avec les rebelles sont aujourd’hui au point mort.

Gaston La Gaffe
Autres reproches faits au président de la République par l’opposition : sa probable connexion avec le controversé homme d’affaires corse Tomi et l’achat d’un avion présidentiel à 19 milliards F CFA. Sans compter la passation de marchés (d’armes) en catimini, à un conseiller de la présidence à coup de milliards F CFA, en violation des règles de l’orthodoxie du marché.

La liste des gaffes du nouveau roi de Koulouba est longue. Toutes choses qui défrayent la chronique ces dernières semaines et expliquent le déchaînement de l’opposition contre lui. Le Parena, parti politique de l’opposition, a exigé, la semaine dernière, du président de la République des explications claires et concises sur ces questions.

Acculé par l’opposition, IBK cherche désespérément des occasions pour se justifier. Plus grave, il n’hésite pas à faire du chantage. Au cours de la cérémonie d’ouverture du 2e congrès ordinaire du Haut conseil islamique, qui n’a entendu le président République dire que « la calomnie, l’égoïsme et l’hypocrisie » sont devenus le sport favori d’une catégorie de Maliens qui rendront compte, sans nul doute, à Dieu ? Comme si cela ne suffisait pas, IBK a laissé entendre qu’il détient des dossiers accablants sur des personnalités qui ne cessent de crier, aujourd’hui, sur tous les toits.

Cette déclaration d’IBK est considérée par de nombreux observateurs comme un chantage pur et dur.


A. D.

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