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Lutte contre la corruption et la délinquance financière : Un challenge bien surmontable
Publié le vendredi 2 mai 2014  |  Le Tjikan




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Chat échaudé, craint l’eau froide, a-t-on coutume de dire. Après la douche froide essuyée dans l’affaire Tomy, la lutte contre la corruption et la délinquance financière et un impératif de survie pour le régime d’IBK. Et, le Premier ministre Moussa Mara, qui est attendu ce matin devant les élus de la Nation à Bagadadji, a très peu de marge de manœuvre, s’il veut redorer le blason du prince du jour.

En tout cas, il promet une lutte sans merci contre le phénomène. En se prononçant sur le nécessaire renforcement des moyens humains et opérationnels de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) afin de mieux utiliser les réseaux financiers pour mieux traquer et débusquer les attitudes financières malveillantes. Force est de reconnaître que l’expert comptable qu’il est, pêche dans un marigot qu’il connaît bien. Avant lui, aucun Premier ministre n’a parlé de cette cellule. Or, plus que le Bureau du Vérificateur général, la CENTIF est le meilleur outil de lutte contre la délinquance financière et tous les vices liés.

C’est dire que celui qui veut aller plus loin prépare bien sa monture. La lutte contre la corruption, dira t-il n’est pas une action cosmétique mais bien des actes forts et profonds qui seront entrepris dans les jours à venir. Un grand challenge pour le Premier ministre. Le vrai défi n’est pas de promettre d’habiller l’éléphant, mais le réaliser. La promesse est une chose, mais la mesure du parcours à l’heure du bilan, constitue le vrai challenge. Les Maliens veillent et le tient à l’œil. Pourvu qu’il y parvienne.

Car, depuis l’indépendance de notre pays en 1960, la corruption et la délinquance financière ont été toujours pour les différents régimes qui se sont succédé comme un vrai fléau. IBK réussira t-il à relever le défi ? Laissons le temps au temps. En tout cas, la première République du président Modibo Kéïta s’est engouffrée suite à une série d’opérations de lutte lancées contre le mal. Malgré toute la bonne volonté qu’il avait, Modibo Kéïta n’a jamais réussi à endiguer le phénomène. Poussé par la jeunesse de son parti (US-RDA), il lança en 1966 la plus grosse opération de lutte contre la corruption et la délinquance financière, intitulée « opération Taxi ».

Celle-ci secoua toute la République et fait couler beaucoup de salive et de larmes. Elle visait les fonctionnaires véreux. Mais, la vague soulevée par cette opération très profonde, impliquant de puissants réseaux politico-financiers, a fini par emporter Modibo Kéïta et son régime socialiste. Le militaire Moussa Traoré et sa bande se sont installés au pouvoir le 19 novembre 1968, s’est lui aussi essayé avec la commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite, dont le premier responsable n’était autre que le père de l’actuel : Joseph Mara. Qui finira par tomber dans les mailles de son propre filet.

Sous la troisième République, certes la nature et le visage de la lutte ont évolué selon le type de gouvernance, mais la lutte est restée constante à la seule différence que sauf quelques infortunés, retenus pour des motifs plus politiques qu’économiques, ont vu leur procès tenir jusqu’à la condamnation. Sinon, la plupart des cas ont été sanctionnée de non lieu. Parmi lesquels, certains en plus de la relaxation, ont reçu des dizaines de millions de nos francs pour dommage et réparation du tort subit pour erreur de justice. Espérons que le combat qui s’annonce n’en soit pas le cas. L’expert comptable, qu’il est, s’il le veut il pourra. Puisqu’il est bien outillé pour mener le combat.

Mohamed A. Diakité

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