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Libération des lits et servitudes des cours d’eau : Une mesure salutaire !
Publié le vendredi 2 mai 2014  |  Le Tjikan




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Mercredi dans la matinée, le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Amadou Maiga, accompagné de son staff, dont le directeur régional de l’urbanisme et de l’habitat de Bamako, Mamadou Ouologuème s’est entretenu avec les hommes de media sur le bienfondé de la mesure de libération et d’aménagement des lits et servitudes des cours d’eau non flottables de Bamako. C’était dans la salle de conférence du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat.

Inutile de le rappeler, les occupations illicites des lits et servitudes des cours d’eau est la traduction de l’incivisme régnant qui prévaut dans notre pays. Quoiqu’elles soient à l’origine des inondations hivernales et ses conséquences dramatiques. Telles, celles d’Août 2013. A la suite des quelles, l’impérieuse nécessité de procéder à la libération totale des lits et servitudes des cours d’eau non flottables s’est imposée avec acuité.

C’est ainsi que les plus hautes autorités ont ordonné aux départements techniques concernés de situer les responsabilités, d’en rechercher les causes et les circonscrire pour que cela ne se produise plus.

Le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Amadou Maïga, dont les services techniques ont fait l’état des lieux, grâce aux missions d’inspection déployées sur le terrain, a levé un coin de voile sur le rapport de 800 pages produit à cet effet. A ses dires cette opération a concerné six (6) cours d’eau dont les servitudes et les lits sont occupés par 776 occupants de différents statuts.

En réalité, il s’agit pour la plupart des cas de réinstallation après les dégâts des inondations d’Août 2013. « Les types de ces occupations illicites sont de plusieurs ordres : habitations, établissements scolaires, lieux de cultes, maraichages… », affirme le directeur de l’Urbanisme et de l’Habitat. Avant de préciser que certaines de ces occupations ont été faites sur la base de moyens légaux (permis d’occuper, titre foncier…). C’est pourquoi, dira-t-il, en vue de procéder à leur déguerpissement et leur recasement pour aménager ces lits et servitudes, il faut une grande action de communication et de sensibilisation. Et ce, afin que les uns et les autres comprennent que cette mesure ne vise pas à faire des victimes mais à sauver des vies. Notamment, celles des 379 occupants des lits et servitudes des cours d’eau de ‘’Woyowayanko’’ en commune IV, de ‘’Tingolé’’ et ‘’Molobalini’’ en Commune I, pour un total de 379 occupants.

Le choix est fait sur la base des plus forts risques que présentent ces trois cours d’eau. Ainsi, ajoutera M. Maiga, les actions envisagées par les Ministères concernés pour éviter les inondations, consistent à procéder dans les meilleurs délais à une vaste campagne d’information, de communication et de sensibilisation sur les occupations illicites sur toutes l’étendu du territoire national. Qui sera suivie d’une prise de sanctions contre les autorités et les agents fautifs impliqués. Pour maintenant procéder à la libération totale des servitudes des cours d’eau identifiés comme à risque immédiat pour la ville de Bamako. Dans la même dynamique le gouvernement entend mettre en œuvre de mesures d’accompagnement et d’assistance aux déguerpis. Ce n’est pas tout, il est prévu aussi le surcreusement du chenal des cours d’eau et l’aménagement des servitudes libérées.

Pour ce faire, le directeur de l’urbanisme a étalé à la presse les missions confiées à la commission technique, érigée pour l’occasion. Qui doit produire dans une semaine, les actions envisagées selon un chronogramme bien élaboré, couvrant deux mois

Faut-il le signaler cette commission travaille de fil en aiguille avec quatre sous commissions. Qui ont pour missions de veiller entre autres, sur l’enquête exécutée, la situation des familles recasées, la dimension sociale de l’opération et l’évaluation de son incidence financière.

L’opération proprement dite débutera en mi mai.

A noter que lors de cet atelier d’échanges avec les communicateurs, le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Amadou Maïga était entouré de la directrice adjointe de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mme Sangaré Assian Sima, du chef de division des domaines publics de la DNUH, Tamba Diakité, du directeur régional de l’Urbanisme et de l’Habitat de Bamako, Mamadou Ouologuème et de Mme Maïga Adiaratou Thiam de la DRUHB.

En effet, le moins que l’on puisse dire est que cette mesure de libération et d’aménagement des lits et servitudes des cours d’eau est salutaire à plus d’un titre. Pour la simple raison qu’elle permettra une réduction des risques d’inondations répétitives, mais surtout l’amélioration du cadre de vie de nombreux habitants des quartiers de Bamako.
Moustapha Diawara

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